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Les leçons tactiques d’Ajax-Juventus

Au bout d'une bataille tactique rude et intense, la Juventus est rentrée mercredi soir d'Amsterdam avec un nul flatteur (1-1) et est, avant le quart de finale retour, en position favorable pour sauter dans le dernier carré. Attention : la mauvaise lecture du match pourrait coûter cher à Allegri, qui a longtemps laissé l'Ajax se balader dans les espaces et notamment livrer une première partie de seconde période modèle.

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Un avant-match comme un cri du cœur. Amsterdam, la cité libertaire, rebelle et hautaine. Puis, son reflet : l’Ajax. L’Ajax, ce club qui a toujours fait à sa manière, qui a toujours joué de l’illusion du déclin pour mieux rebondir dans les cœurs, qui cavale comme il l’entend, qui respire dans le mouvement et dans l’espace, tout ça avec un soupçon d’arrogance et d’insolence. Interrogé par le monde entier depuis quelques semaines, l’ancien team manager du géant, David Endt, le criait haut et fort avant la rencontre : « Amsterdam est une ville de culture, d’art et de mode. On attend donc du football qui y est pratiqué qu’il ressemble à une forme d’expression artistique, qu’il soit distrayant, spectaculaire et attractif. Parce qu’on est l’Ajax, point. Ici, les trophées ont moins d’importance que la manière. » Jouer pour vivre, presser pour sourire et utiliser l’espace pour jouir : le chant amstellodamois est remonté aux oreilles de l’Europe du foot. Après le Real, triple tenant du titre terrassé en huitièmes de finale, voilà la Juventus, la même qui avait battu l’Ajax en finale au printemps 1996, à Rome, et qui l’avait également séché un an plus tard en demi-finale. Celle contre qui Frenkie de Jong, l’impétueux, rêvait de se frotter, lui qui n’avait qu’un souhait avant de grimper le col de Turin : « Voir. »

Pressing mécanique et 43 secondes de délice


Mercredi soir, cela aura duré cinq minutes : cinq minutes au cours desquelles l’Ajax d’Erik ten Hag, qui s’est pointé sur les planches de la Johan Cruyff ArenA avec la veste tactique classique du coin, a laissé la Juventus d’Allegri dialoguer en solitaire (61% de possession de balle pour la Vieille Dame, l’Ajax réduit à un petit 62% de passes réussies) avant de lui répondre, en grand, la bande locale entrant pour de bon dans son match après une alerte enclenchée – en fracassant deux lignes – et conclue par Federico Bernardeschi. Après avoir vu, l’Ajax s’est donc mis à cogner et a enclenché progressivement son pressing mécanique, conceptualisé autour de sa sacro-sainte règle des cinq secondes : la durée fixée pour récupérer le ballon à la perte. Cela a donné une première charge verticale consécutive à un échange Pjanić-Alex Sandro coupé par Veltman et enchaîné d’un double une-deux délicieux entre Tadić et Ziyech. Puis, une seconde. On joue alors la dix-septième minute de jeu, Lasse Schöne est venu refaire les lacets de Matthijs de Ligt à la suite d'un tacle, et la machine s’allume sur quarante-trois secondes et moins d’une vingtaine de passes. Sur la séquence, dix joueurs de l’Ajax (tous sauf Tagliafico) touchent le ballon, le bloc turinois vole en éclats sous des mouvements vénérés à la Michels où les permutations s’enchaînent. On retrouve les fameuses « phases de construction qui surprennent l’adversaire » , c’est pur, mais Szczęsny s’en va décrocher l’enroulé d’Hakim Ziyech. Premier vrai souffle du soir.



En face, la Juventus est étouffée à la relance, Bonucci ne peut bander ses ouvertures et seul Blaise Matuidi réussit à gêner l’Ajax en s’interposant systématiquement devant Ziyech, ce qui laisse naître un drôle de constat : sur chaque séquence, le onze batave revient côté fort et refuse de s’aventurer dans l’espace libéré à l’opposé (ici, souvent le côté gauche, où Tagliafico est pourtant une arme redoutable). Avec cet Ajax, c’est une constante, Hakim Ziyech étant le seul joueur qui cherche à jouer avec la rupture de densification là où Frenkie de Jong joue majoritairement orienté vers un seul côté. Pourtant, le gang de Ten Hag multiplie les occasions et réussit à mettre le bordel à plusieurs reprises dans la jupe d’une Vieille Dame incapable de résoudre le casse-tête posé par le placement de Donny van de Beek.

Le casse-tête Van de Beek


Placé en soutien de Tadić dans le 4-2-3-1 installé en phase défensive, l’international hollandais vient en effet se glisser en permanence à la pointe d’un schéma transformé en 4-3-3 en phase offensive. Cette position permet à Dušan Tadić d’aller danser entre les lignes, à Hakim Ziyech de descendre d’un cran pour lancer les circuits et à Van de Beek, collé entre Pjanić et la paire Rugani-Bonucci, de devenir le point central des offensives amstellodamoises. Ainsi, l’Ajax fabrique un « chaos organisé » dans la défense adverse et peut le pousser dans les cordes grâce à un faible déchet technique, à une relance parfaitement assurée, notamment par le vieux Daley Blind, brillant mercredi soir, et à un De Jong qui offre du temps et des espaces à ses coéquipiers tout en confirmant une chose : ce type connaît le foot et en maîtrise parfaitement sa construction. Problème, comme lors de l’aller contre le Real, le club d’Amsterdam casse de nombreuses flèches de 1-0 (Van de Beek, Ziyech, Tagliafico), alors que Cristiano Ronaldo explose dans son coin. À la demi-heure de jeu, le Portugais hurle sur son bloc et lui ordonne de grimper d’un cran. Sans réponse, il faut le voir, après une volée claquée à côté sur corner, prendre l’affaire à son compte, venir déclencher une ouverture de Bonucci, puis jouer le relais et le serviteur pour un Bernardeschi maladroit au moment de couper la pomme. Simple échauffement : moins de dix minutes plus tard, CR7 hurle une seconde fois, laisse Bentancur jouer avec De Jong, décale Cancelo et s’en va plomber, à l’arrivée, l’affaire de la tête. Sur une séquence, l’Ajax a laissé l’espace : la Juve reste la Juve.


Gâchette et espaces mortels


Alors que la Vieille Dame mène et semble partie pour croquer pour de bon dans ce quart de finale aller, Allegri tourne autour du même pot : comment faire sauter un minimum le pressing agressif de l’Ajax ? « Avec plus de technique » que celle offerte par Mario Mandžukić, qui n’est pas un footballeur fabriqué pour affronter un adversaire qui le laisse aussi loin du but, ce qui force l’entrée de Douglas Costa à l’heure de jeu. Trop tard, car l’Ajax a réussi à égaliser après vingt-neuf secondes de la deuxième période grâce à une inspiration géniale de Neres, car l’Ajax a déjà poussé de nouveau la Juventus sur le reculoir et car l’Ajax est déjà parti pour servir vingt-cinq minutes brillantes. Comme à Madrid, on sent que Ten Hag a réussi à mettre la main sur la manière dont le match se déroule, et un chiffre le confirme : lors de la deuxième mi-temps, la Juventus n’a réussi aucune passe dans la surface amstellodamoise (contre quatre en première) et est tombée à 55% de passes réussies dans le dernier tiers adverse (71% en première). Au milieu, De Jong poursuit un récital où Van de Beek n’est jamais loin alors que Neres ne cesse de jouer avec Cancelo pendant que Matuidi quitte ses potes. Dybala entre, on attend un tournant : en vain.


Face à l’audace de l’Ajax, qui a bouclé la rencontre avec plus de 60% de possession de balle, la Juve affiche une forme de raideur que seul Douglas Costa vient briser en solitaire à cinq minutes de la fin en embrassant le poteau gauche d’Onana. Cela s’explique par un double exploit local. Le premier : l’extinction de Pjanić, présent défensivement, mais brisé à la construction. Le second : les problèmes permanents posés par De Jong, qu’Allegri a notamment essayé de contenir sans succès avec Bernardeschi. Malgré ça, lorsque la Vieille Dame a réussi à sortir les ballons – une rareté mercredi soir –, elle a aperçu les failles d’un Ajax qui attaque souvent à huit joueurs dans le camp adverse et offre ainsi des espaces qui peuvent être mortels en contre. Pour résoudre l’équation à l’Allianz Stadium, Allegri devra forcer cette dynamique et réussir à empêcher les déclenchements de Blind qui s’est régalé (93,4% de passes réussies) aux côtés de De Ligt, toujours aussi colossal. Mercredi soir, sa Juve a essayé de s’adapter, mais n’a cadré qu’une frappe et ne s’est fabriqué que peu de séquences offensives : c’est avant tout l’Ajax qui lui en a donné comme lorsque De Jong a été forcé de revenir sur Bernardeschi après une mauvaise transmission de Veltman vers le même De Jong en première période. À Turin, c’est l’ambition plutôt que la réaction qui sera attendue, au risque de retrouver l’Ajax du Bernabéu : celui qui savait « appuyer sur la gâchette » . Pour le moment, Massimiliano Allegri l’assure : personne n’est « inquiet » . Mais demain ?



Par Maxime Brigand
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