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En terrain hospitalier

Ils sont infirmiers, aide-soignants, brancardiers ou encore kinés. A Valenciennes, les « Hospitaliers » sont la valeur sûre du football entreprise dans le secteur. Mais entre la gestion au plus près de la pandémie de Covid-19 et le foot, 2020 est un vrai calvaire. Inscrite pour la deuxième édition du Vrai Foot Day, découvrez cette bande de potes qui n'hésite pas à chambrer même lorsqu'il s’agit de défier les gendarmes ou les fonctionnaires de la préfecture de Lille.

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En 2020, être dans le milieu médical et avoir le football chevillé au corps, c’est comme entrer dans un tunnel sans jamais en voir le bout. Pandémie de Covid-19, arrêt des championnats, potentielle deuxième vague, stades vides, ça vous éreinterait le plus robuste des toubibs. « La dernière fois que j’ai mis mes crampons en match officiel, tente de fouiller Valentin Debrebant, c’était fin 2019, pour un 32e de finale de Coupe de France de l'Union Nationale du Foot Entreprise (UNFE). Ça me paraît une éternité. » Le milieu défensif, 27 ans, la blouse blanche sur le dos dans son quotidien d’aide-soignant aux urgences, est allé « taquiner la balle deux trois fois » cet été, avec des potes. Mais c’est trop peu. En sept saisons chez les « Hospi » de Valenciennes, il n’avait jamais connu pareil épilogue.


Un cran plus bas sur le gazon, Rémy Baudemont, kiné libéral la semaine et défenseur central le samedi, est dans la même veine. « C’est évidemment la pire année que l’on puisse imaginer. » Il y a le foot certes, mais dans sa version d’entreprise, il y a surtout le job. « Pendant deux mois, reprend de volée le capitaine, j’ai dû stopper mon activité. Le 13 mars, les prises en charge se sont arrêtées, notamment faute d’équipement. A partir de ce jour-là, je n’avais plus de travail et plus le football. » Pour Valentin, la « bulle d’air » des pelouses s’est évaporée, troquée pour une présence accrue aux urgences « priorisées sur les personnes infectées et celles ayant de grosses suspicions » .

« On n’a pas les embrouilles que l’on peut rencontrer dans le civil »

En gériatrie, Philibert Mosteene, le Belge de la bande, a totalement rayé le foot de ses pensées. « C’était vraiment la dernière de mes priorités. Durant trois mois je n’ai pas vu mes proches. J’allais à l’hôpital, je rentrais, je faisais un footing autour de mon pâté de maisons et c’était tout. Quand tu vois des patients dont l’état se dégrade à une vitesse folle en trois-quatre jours, c’est choquant et pas acceptable. Le football est très loin dans ces cas-là. » Mais tel un coup d’amour, un coup d’je t’aime, la passion revient façon boomerang. D’ici fin septembre, l’étendard sportif du centre hospitalier de Valenciennes – 2000 lits et 5200 agents – retrouvera l’adrénaline du District de l’Escaut. Et avec elle l’atmosphère du foot entreprise. Grosso modo : potes, convivialité, compet’ et chambrage.


« On n’a pas les embrouilles qu’on peut rencontrer dans le civil, pointe Rémy. C’est aussi pour ça que j’ai choisi le foot entreprise. » Une manière de voir les choses prône le président, Philippe Baudemont, paternel de Rémy, aux manettes depuis 2003. « Quand on va se balader par exemple à Nanterre pour un match de Coupe, et qu’il y a une bagarre générale, ça va rapidement sortir dans les médias. Et le lendemain, c’est rendez-vous dans le bureau de la direction. A chaque fois qu’on se déplace, c’est l’image de l’entreprise qui vient avec nous. » Le mercure ne grimpe jamais ? Vraiment ? « Les gendarmes, ce sont les plus secs, les plus durs sur un terrain (Rires), avoue Philibert, pas désarçonné par l’uniforme. Tu sais que face à eux, tu auras des duels. Pendant le match, tu ne réfléchis pas non plus si ce mec-là ou un autre va te mettre un PV. »

Hôpital versus Etat

Les affiches de Coupe du Nord face aux fonctionnaires de la Préfecture de Lille détonnent aussi. Valentin se souvient de raclées mémorables contre les représentants de l’Etat avant que les « Hospi » parviennent à jouer dans la même cour. « Au fil du temps, nous sommes devenus rivaux. » Le doublé Coupe du Nord – championnat sifflé à la barbe de la préfecture « n’est pas parti en bagarre mais c’était chaud » . « C’était le catenaccio contre la préfecture, resitue l’ergothérapeute Philibert, présent en France depuis 5 ans. En face, ils ont eu du mal à l’accepter. On avait été la chercher avec des mecs de 35 ans dans l’équipe et une vrai hargne. » D’après Valentin, « il y avait au moins de l’adrénaline, de la dureté. Parfois, quand tu gagnes facilement 5-0, c’est un peu frustrant. Mais faut pas croire qu’en entreprise, ça ne joue pas au ballon. »



Le Belge Philibert, passé par la Provinciale 2 et 3 (des divisions amateurs d’outre-Quiévrain), considère même avoir « appris à relancer proprement, plus comme un bourrin en pensant qu’un attaquant ira courir après le ballon » , généralement « sur des champs de patate » du plat pays. « Je ne sais même pas si ça existe chez nous le football en entreprise. Mais il y a de bons mecs qui n’auraient rien à envier à des équipes de National 2 ou National 3 en France. » Comme en ce jour de 2018 où Grégory Pujol et David Ducourtioux, des ex du VAFC, ramènent leur fraise pour un tournoi national chez les Hospi, sous l’étiquette d’Ocana, un regroupement d’entreprises d’un village corse. « C’était dingue de les voir là » , reprend Philibert, lui aussi convaincu que le foot entreprise est à part. « On ne te reprochera jamais quoi que ce soit par rapport au boulot. »


Toujours soignant en cas de blessure

Avantage indéniable. Sur ces terres du Hainaut, les Hospi comptent 25 joueurs, « c’est tout juste ce qu’il faut pour avoir suffisamment de gars sur chaque match » , insiste le président. Gardes, déplacements, travail de nuit, pas question d’aller sanctionner un infirmier qui rate l’entraînement. Rémy sait « qu’on ne peut pas avoir tout le monde » , quand bien même l’hôpital, soutien numéro 1 via une subvention de fonctionnement (le budget annuel du club est à 5000 euros), « s’arrange pour libérer des gars » , comme Valentin, au planning lui aussi chargé. « J’en ai raté des entraînements, mais personne ne me dit rien. J’essaye de me libérer pour les grosses affiches. Dans mon ancien club, qui n’était pas une entreprise, mes entraîneurs ne comprenaient pas trop. Ils pensaient que je pouvais bouger mes horaires de travail à l’envie. Là, on est quasi tous du même secteur (la moitié du groupe a une profession médicale, ndlr). Les contraintes sont acceptées. C’est un plus. »


Tout comme lorsque des blessures surviennent sur le terrain. Quand il s’est agi de remettre en place un doigt retourné, il y a quelques années, Rémy a déboulé. « C’est normal. Comme avant les matchs où en tant que kiné, je vais faire trois quatre straps. Mais si le gars se fait les croisés, il faut quand même aller à l’hôpital. » « C’est un moyen de limiter la casse, complète Valentin. Avoir des professionnels de santé sur le terrain quand un mec fait une commotion ou a des convulsions à la suite d’un choc, ce qui est déjà arrivé à mon cousin, ce n’est pas de trop. » Et vu l’année franchement pourrie qui s’écoule, chez les Hospitaliers, on est prêt à refaire des straps dès que possible. Huit équipes sont alignées pour le début du championnat. Le foot entreprise « est un peu en crise avec des baisses de budget et on se retrouve avec du foot sauvage, mais on souhaite redynamiser tout ça » achève le cadre de santé Philippe Baudemont, obligé, faute de terrain, de délocaliser les matchs à domicile à Saultain, à 5 bornes du centre-ville de Valenciennes. Valentin signerait de suite pour éviter une deuxième saison blanche et ne pas se farcir uniquement des five. « Si on prend toutes les précautions, ça devrait le faire. Nous avons des nouveaux cas de Covid-19 à l’hôpital, mais ça reste maîtrisé. Et repartir pour des mois et de mois sans foot, je ne l’imagine pas. »

Par Florent Caffery
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