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Les Google Glass dans le foot, à quoi bon ?

Ça y est. Le dernier gadget de Google a fait son apparition sur les terrains de foot. Plus précisément en Liga, à l'Atlético Madrid. Portées par Germán Burgos lors de la victoire de l'Atlético face à Getafe (2-0) le 13 avril dernier, ces lunettes du futur ont soulevé pas mal de questions. Dont une principale : à quoi ça sert, bordel ?

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Il y a quelque chose de cruel dans l’analyse statistique des performances. Quoi de plus gênant, en effet, que de surprendre involontairement quatre jeunes filles en fleur faire le bilan de leurs nuits respectives à la terrasse d’un café, détaillant point par point les performances de leurs amants d’un soir, dans un ricanement général masquant à peine leurs regrets naissants. Et si la taille du membre n’est pas - jusqu'à preuve du contraire - un critère déterminant pour déterminer le talent d’un footballeur, l'endurance, par exemple, peut tout a fait séparer un Matuidi d'un Abou Diaby sur un rectangle vert. En vrai, pas besoin d’être un aficionado de la célèbre « palette à Doudouce » pour comprendre que les statistiques et l’analyse comparative des performances ont pris une place prépondérante dans le football moderne. Et si un manager comme Wenger a longtemps été précurseur dans le domaine, la tendance s’est largement généralisée aujourd’hui, et pourrait avoir connu un nouveau tournant ses dernières semaines en Liga. Ainsi, le 13 avril dernier, on a vu Germán Burgos, l’adjoint de Diego Simeone, observer le match entre ses ouailles et Getafe muni d’une paire de Google Glass, le dernier joujou à la mode dans la Silicon Valley, le faisant plus ressembler à Vegeta qu’à la rockstar argentine qu’il incarne habituellement. Mais alors, ces Glass sont-elles une vraie révolution ou un énième gadget inutile ?

Le temps réel, la vraie nouveauté

« Le produit permet l’analyse des matchs en temps réel et l’extraction de données de chaque match ; les clubs pourront avoir accès à toutes les informations sur leurs matchs et sur les autres équipes qu’ils affronteront durant la saison. » Le communiqué publié par la Ligue espagnole est à l’image des statistiques qu’il promeut, clair, net et précis. Des statistiques et des données donc, normalement utilisées a posteriori du match pour analyser la rencontre, comme l’explique Daniel Sanchez, l’ancien coach de Valenciennes : « On utilise les stats pour débriefer le match, voir précisément dans quel domaine on a été performant ou non. On s’en rend compte à l’œil nu, mais là on a des éléments précis. Ce qui nous intéresse, c’est les stats techniques, mais aussi tactiques, comme les passes réussies et manquées, les circuits préférentiels que vont emprunter certains joueurs, voir qui joue avec qui, etc. » La nouveauté offerte par les lunettes de Google réside en fait dans la possibilité d’avoir ces infos-là en temps réel, offrant ainsi aux coachs la possibilité de changer le cours de la rencontre grâce aux multiples informations disponibles à partir d’un coup d’œil furtif au-dessus de l’œil droit, comme le raconte Javier Zafra, le développeur de l’application utilisée par Burgos, dans un entretien donné à l’agence de presse Europapress : « Pour la première fois, un coach avait la possibilité de voir "in situ" les statistiques générales, mais aussi des statistiques plus élaborées comme, par exemple, la possession du ballon par équipes durant les cinq dernières minutes, le nombre de passes, longues ou courtes, la précision des passes, etc. »

Demain, c'est proche

Si football et nouvelles technologies font rarement bon ménage, scientifiques et coachs s’accordent pourtant ici à dire que les Glass ne seront en aucun cas une révolution. Pour Ian Pearson, l’ingénieur futurologue auteur du rapport The future of football, la possibilité d' « avoir les informations en temps réel n’augmentera en aucun cas la qualité d’un entraîneur. Cela ne va pas plus les avancer qu’un simple ordinateur. » Partisan d’un football plus humain que calculette, Daniel Sanchez ne croit pas non plus à un scénario à la I, Robot, où la machine pourrait seconder l’entraîneur, avant de lui succéder : « Peut-être que cela va être démocratisé et normalisé. Mais cela reste une source d’informations complémentaires. Même si vous avez des stats’ sur des passes manquées ou des pertes de balle, vous n’allez pas pouvoir changer grand-chose sur le moment. Ça se travaille à l’entraînement. Il n’y a rien qui remplacera le jugement humain, sur le terrain. »


Bientôt les lentilles de contact actives ?

Mais à l’heure où le président des États-Unis se tape un petit foot avec un robot japonais, on peut légitimement se demander à quoi ressemblera le sport le plus populaire du monde dans le futur. Pour Pearson, inventeur par ailleurs du SMS (!), cela ne fait aucun doute, les choses vont changer, et vite : « Je ne pense pas que Google Glass est un bon objet, en soi. C’est une version très primitive d’un produit qui va faire son apparition sur le marché. Mais je pense qu’on va aller beaucoup plus loin que les Google Glass. » Et lorsqu’on lui demande de préciser sa pensée, l’inventeur laisse libre court à son imagination : « Google Glass ne fait apparaître des informations qu’au-dessus de votre œil droit. Ce serait bien mieux de pouvoir changer complètement votre champ de vision et avoir les informations devant vos yeux, avec des lentilles de contact actives. Cela pourrait permettre la reconnaissance faciale, mais aussi des immersions artificielles. Ce serait une véritable avancée dans le football, puisqu’on pourrait analyser les performances des joueurs en les regardant. » Un football de demain dont ne veut pas entendre parler Daniel Sanchez, désabusé : « On ne va pas se mettre à tout calculer non plus, il ne faut pas mettre à mal la créativité. Ou alors on se met sur Playstation et on se fait une partie ! »

Par Paul Piquard
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