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Les doigts dans le Ney

À 21h, Neymar n’était personne en Ligue 1. Après un mois d’attente et une première à Roudourou, c’est confirmé : le Brésilien est un joyau. Pour sa première avec le PSG, Neymar aura donc mis un but et une passe décisive, cassé trois reins, mis deux petits ponts, et montré qu’il voyait le football différemment des autres. Watch Me Ney-Ney.

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Il y avait ceux qui étaient conquis d’avance, ceux qui regardaient ça d’un œil détaché parce que finalement, Neymar, ils en ont vraiment jusque-là, et ceux qui doutaient encore. Et puis, à 21h et une quarantaine de secondes, l’évènement a eu lieu. N’en déplaise à tout non-supporter parisien, que celui-ci soit français ou habitant de l’un des 182 autres pays diffuseurs de la rencontre, ce PSG-Guingamp ne pouvait réellement commencer qu’après la première prise de balle de Neymar Jr. La première fois veut tout dire, en bien comme en mal : le bonhomme est-il stressé ? Le gus prend-il ses marques ? Le pied semble-t-il libéré ? La France du football était suspendue à cette première touche comme un trapéziste l’est à sa barre, le regard fixé sur un maillot, des mèches et des chaussures jaunes comme le pays d’origine de la bête de foire. Tout cela pour répondre à une seule interrogation, une curiosité morbide à se poser d’un regard moqueur : des 222 millions de son prix d’achat, combien en vaut réellement l’homme le plus cher du monde ? Alors, gamin, montre-nous ce que tu sais faire ! À 21h et une quarantaine de secondes, donc, Neymar a tenté sur son premier ballon une passe en profondeur de trente mètres pour Edinson Cavani. Légèrement trop longue. À chacun de se faire son idée, mais une certitude : le Junior n’est pas venu pour être timoré. Et oui, Neymar est fort.

Le jeu en 3D


En réalité, à la vue de la première période du Brésilien, le bonhomme s’est autant mis en valeur qu’il a pénalisé par instant le jeu de son équipe. Pénalisé est un bien grand mot, disons plutôt « accaparé » . Initialement placé sur le côté gauche du trio offensif parisien avec Di María et Cavani, on l’a vu se placer en numéro 10 à de nombreuses reprises, incitant parfois Verratti, Motta et Rabiot à s’enfermer dans un schéma de jeu trop central alors que la défense de Guingamp ne demandait qu’à craquer sur ses extrémités. Le fait d’être entouré de défenseurs aura au moins permis de mettre en lumière le fait que, oui, le Brésil sait enfanter des techniciens. Déviations du talon, remises en une touche, petits ponts – Lucas Deaux ne s’en souvient plus, mais les images oui –, râteaux... En comparant sa feuille de match avec celle de Di María, son pendant à droite doué pour coulisser d’une aile à l’autre, c’est comme si l’on passait de la 2D à la 3D. Du Carambar au caramel au Carambar Atomic, celui qui fait plisser les yeux de plaisir quand on arrive au milieu. Il était même surprenant de voir à quel point, au moment de prendre le ballon, Neymar filait toujours tout droit. Priorité première : se mettre dans le sens du jeu, peu importe comment. Et lorsqu'il lui est arrivé de se retrouver à l’entrée de la surface, on l’a parfois senti un peu trop personnel pour penser à filer ce petit ballon à Cavani, alors que le jeu le dictait. On imputera cette gourmandise au fait qu’il fêtait là sa première titularisation. Le bilan de la première période est d'ailleurs à l'image de ce à quoi on pourrait s'attendre dans l'avenir : beaucoup de ballons touchés, beaucoup de ballons perdus.

Du beau travail de prêtre


Sans tomber dans un écueil qui consisterait à adouber toutes ses prises de décisions, le temps d’adaptation de l’ancien Barcelonais est tout de même impressionant. L’affinité avec Cavani est évidente, et celle avec Verratti ne demande à s’affiner. C’est d’ailleurs sur une passe en profondeur de Neymar que l’Uruguayen s’en est allé tromper Johnsson pour le but du 2-0, et c’est sur une passe de Cavani que le Brésilien est venu marquer son premier but en Ligue 1. Un but, une passe décisive, donc. Pour un baptême, on peut considérer que le travail du prêtre est réussi. Il aurait même pu repartir – en plus du titre d’homme du match – avec une passe décisive supplémentaire, si Marquinhos avait propulsé sa tête dans les filets guingampais et non pas sur la barre. Un caviar de plus, à la sauce barcelonaise, ce genre de ballon délivré de l’entrée de la surface, légèrement excentré, dans le dos de la défense. Un poison. Neymar est un poison à lui seul. Une flèche, dans la tête comme dans les jambes, qui voit parfois le jeu en avance, là où il n’est pas encore, comme des restes fantômes d’une tactique si bien rodée à laquelle il n’appartient désormais plus. Il faudra huiler ces rouages avec les latéraux, et trouver le joueur pour compléter le trident offensif – pas sûr que Di María garde ce rôle très longtemps face à Pastore ou Draxler –, mais les promesses sont déjà belles. On ne parlera probablement que de lui lors de la semaine à venir, mais il faut se rendre à l’évidence : Neymar est tout simplement trop fort pour être négligé. Laissons le temps à la Ligue 1 de s’y habituer, ou l’inverse, ce que l’on ne souhaite pas. À l’entame de ce PSG-Guingamp, il y avait donc les conquis d’avance, ceux qui regardaient ça d’un œil détaché, et ceux qui doutaient encore. À 21h et une quarantaine de secondes, plus personne ne regardait d’un œil détaché. Et deux heures plus tard, les conquis avaient remporté la partie.




Par Théo Denmat
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