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Les clés tactiques de France-USA

France-USA en Coupe du monde, épisode 2. Huit ans après l’échec de Mönchengladbach, les Bleues retrouveront vendredi soir les Américaines pour un match que le staff tricolore qualifie avec justesse de « référence » . Référence parce qu’historiquement chez les filles, on a toujours aimé comparer la discipline française à la fougue américaine, la maîtrise à l’audace. Référence parce que ce quart de finale va surtout permettre de mesurer les marges de l’équipe de France d’une Corinne Diacre jusqu’ici prise au piège de la victoire. Mais ces Bleues sont-elles capables d’imposer leurs idées ?

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De l’importance d’animer le système


Avant le Brésil, l’objectif de Diacre était clair : « Animer le système. » D’enfin l’animer, fallait-il alors comprendre, alors que les Bleues sortaient d’un premier tour passé à s’adapter aux autres et à s’en sortir – à l’exception des quarante-cinq premières minutes contre la Corée du Sud (4-0) – par des exploits individualisés. Partant de ça, l’équipe de France déboulait au deuxième tour de ce Mondial avec des questions plein les poches : allait-elle vraiment être capable de vivre à onze plutôt que de s’extirper à trois-quatre ? Serait-elle en mesure de retrouver ce contre-pressing du premier jour, ce football courageux et inventif du match d’ouverture et cette capacité à étouffer l’adversaire dans son premier tiers grâce à une crise de gestion imposée et à une défense en zone maîtrisée ? Réponse : le huitième de finale n’aura répondu à rien et aura semé plus d’incertitudes que de certitudes sur la route des Bleues.


Pourquoi ? Parce que si Corinne Diacre avait décidé de changer de système pour l’occasion – passage du 4-2-3-1 au 4-4-2 (un système jamais testé sous ses ordres) –, celui-ci n’a jamais répondu au défi initial, notamment en première période, où l’on aura vu l’équipe de France cafouiller et se montrer incapable de trouver la fluidité offensive fantasmée malgré la sortie du onze de Gaëtane Thiney, dont les performances du premier tour avaient poussé Diacre à repenser son animation. Cette fois, comment l’expliquer ? Par le côté d’abord toujours prévisible des circuits tricolores – chercher Diani en profondeur pour trouver Gauvin à la finition, forcer les offensives par débordement (82,31% des attaques françaises sont arrivées des ailes contre le Brésil) – et par la bonne approche brésilienne ensuite, qui a réussi à isoler dimanche soir une Eugénie Le Sommer affichant pourtant le plus grand nombre de ballons touchés par une joueuse française (90, pour 50% de passes seulement tentées dans les trente derniers mètres adverses).



Autre point majeur de la contre-performance des Bleues : l’échec dans le pressing. Un 4-4-2 nécessitant un bloc compact, serré, équilibré, le rôle des latéraux à l’intérieur de ce bloc est primordial et c’est sur ce point que l’avant-match tactique contre les États-Unis va être central. Car contre le Brésil, si Debinha (49 ballons) et Marta (78 ballons) ont été si souvent touchées, c’est avant tout à cause du positionnement de Marion Torrent, trop souvent collée à Mbock et donc éloignée des déclencheuses offensives de la Seleção. Ainsi, la paire de récupératrices (Henry-Bussaglia) a été rapidement obligée de combler les trous (une vingtaine de ballons récupérés à elles deux) et n’a pas vraiment pu peser offensivement. Si on y ajoute le manque de mouvements entre les lignes et le faible impact dans le dernier tiers de Torrent (29% de passes tentées dans le dernier tiers adverse, un seul centre et non réussi, aucune passe avant un tir tricolore...), on y est : la France est encore en travaux.

Le besoin de crise


Assez pour faire paniquer Diacre ? Non, car son équipe gagne et c’est tout ce qu’elle recherche. La preuve après le huitième : « C’est moi qui fais les choix, donc je les ai trouvés bons. De toute façon, à partir du moment où on gagne, j’ai toujours raison. » Voilà la sélectionneuse prise au piège de la victoire, même si elle n’a malgré tout pas caché sa déception face à la faible première période de ses filles. Sur le sujet, on a surtout vu cette semaine Philippe Joly, l’adjoint de Corinne Diacre, sortir sa tête face à la presse : « Le système, c’est juste une répartition. Ce qui est important, c’est l’animation qu’on en fait. En première mi-temps dimanche, on n’a pas eu la maîtrise du ballon et pour que notre animation soit efficace, il aurait fallu pouvoir enchaîner trois, quatre, cinq, six passes sans avoir l’appréhension de perdre le ballon. Mais là, on a perdu beaucoup de ballons et il fallait en permanence courir pour le récupérer. » Là, on a repensé à cette micro-phrase de Diacre, avouant post-Brésil ne pas avoir « vraiment reconnu » son équipe. La pression de l’évènement en serait-elle la seule responsable ? Forcément, ça joue dans les têtes, mais Joly affirme aussi qu’il y avait autre chose : l’excitation de retrouver les États-Unis, ces mêmes États-Unis qui avaient éliminé les Bleues en demi-finales du Mondial 2011.



Ces Américaines qui sont aussi dessinées comme des gloutonnes. Cette équipe est indéniablement celle du talent : créatrice, séductrice, déséquilibrante, elle semble capable de faire débloquer n’importe qui, n’importe quand. C’est ce qu’on a vu contre l’Espagne lors d’un huitième qui s’est décidé sur un arbitrage discutable, mais lors duquel la Team USA a réussi à transformer un adversaire qui affiche le quatrième taux de possession de balle du Mondial et qui est descendu sous la barre des 50% pour la première fois de la compétition (46%). Reste que cet Espagne-États-Unis a surtout fait naître des failles à exploiter pour les Bleues : jamais la bande de Jill Ellis n’avait autant été inquiétée et réduite techniquement (78% de passes réussies, 410 passes tentées alors que les championnes du monde tournaient à un peu plus de 600 de moyenne depuis le début du Mondial).


Cela a été rendu possible par un seul moyen : la mise sous pression, par la triplette espagnole, de la paire centrale américaine (Dahlkemper-Sauerbrunn), ce qui a d’ailleurs amené l’égalisation de la Roja. Problème, le pressing offensif n’a été que trop rarement suivi par le milieu à trois espagnol, ce qui a ouvert des espaces entre les lignes où se sont infiltrées tranquillement les filles d’Ellis. Ce qu’il faut retenir malgré tout, c’est que l’Espagne a réussi à empêcher le déclenchement de la majorité des mouvements américains, souvent actionnés par une Abby Dahlkemper (un a été réussi et a amené le penalty de l’ouverture du score) version quaterback. Pour vraiment gêner les États-Unis, il faut réussir à organiser et tenir un pressing intense et compact (via une ligne défensive haute, favorisant aussi une récupération haute) tout en contrôlant les espaces. Car une fois la première ligne passée, c’est là que tout se joue : dans la gestion d’Alex Morgan (bien bloquée par la défense espagnole et qui n’a touché qu’un ballon dans la surface de l’Espagne) et la mise au silence des diagonales favorites de la Team USA dont l’objectif est de changer de zones en permanence. Un schéma classique qui condamne la France à une grande discipline défensive, notamment du côté de Majri, où Tobin Heath sera la principale flèche à casser.

L’heure des choix


Cette semaine aura surtout été celle d’un cri du cœur : puisqu'elles attendent ce rendez-vous depuis des mois entiers, les Bleues ne flippent pas à l’idée de se retrouver avec les États-Unis sous le nez et le disent. Mieux, elles ont battu les Américaines en janvier, au Havre (3-1), mais ce match de préparation ne peut être utilisé comme point d’appui, Jill Ellis étant à cette époque en pleine période d’essai. Alors, c’est une autre voie qu’il faut aujourd’hui prendre : celle du jeu, celui qu’on impose plutôt que celui qu’on adapte, celui qui réussit à briser l’unité collective de l’équipe américaine en comptant sur un bloc défensif pro-actif et un carré offensif capable de prendre l’ascendant sur les projections de la défense US. Il faut penser verticalité et conjuguer le temps de l’adversaire à l’urgence. Dans cette optique, Diacre pourrait utiliser Le Sommer dans un rôle plus central, où elle a porté les Bleues durant le premier tour, et l’accompagner de Gauvin, Diani et Cascarino, des femmes capables de créer du mouvement et de jouer vite et juste. Derrière, l’idée sera de limiter l’impact de Morgan et d’empêcher les lancements de Dahlkemper, tout en se projetant si possible dans le dos de deux latérales (O’Hara, Dunn) qui ne sont pas des défenseuses de métier et en brisant les mouvances de joueuses qui ne donnent que peu de repères. Le défi est grand, le défi est beau. Carli Lloyd l’a répété durant tout le premier tour : les États-Unis courent avec une « cible dans le dos » . Et alors ? Diacre a déjà répondu : pourquoi ne pas changer le cours de l’histoire, à commencer par celui de cette aventure difficile à lire ?




Article réalisé en partenariat avec Opta.

Par Maxime Brigand
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