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Les choses bien faites de Marcelo

Discret, ce Marcelo. Souriant, appliqué, doué, même. Celui-là est dépourvu de bouclettes, mais Aulas peut se rassurer : Lyon a peut-être enfin recruté le défenseur central qui lui manquait depuis trois ans. Un colosse qui œuvre en silence et aime les choses bien faites, à commencer par sa carrière.

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Kenny Tete, la nouvelle droite lyonnaise

Savoir faire marrer n’est pas bien compliqué. C’est une leçon que l’on apprend au collège en étudiant Les Fourberies de Scapin : le comique est divisible en quatre catégories. Il y a d'abord le comique de geste, façon Louis de Funès, le comique de mots, comme Desproges, et le comique de situation, à la manière d’une bonne vieille série américaine. Enfin, reste cette dernière classe, la plus subtile : le comique de caractère. Difficile d’être drôle par essence. Les humoristes de ce genre sont d’ailleurs les plus rares, les héros de roman les plus sincères, les acteurs de cinéma les plus attachants. Étrange coïncidence, le système de leadership repose peu ou prou sur les même bases. Qu’est-ce qu’un leader sinon quelqu’un né avec le « truc » ? Depuis son premier jour à l’Olympique lyonnais le 14 juillet dernier, Marcelo Antônio Guedes Filho dit « Marcelo » s’est justement doucement posé dans la catégorie du leader d’âme.

Chauve et économe : François Lenglet


Il est la figure quasi paternelle de trente ans, celui qui tapote sur les omoplates et convoque le silence lorsqu'il laisse échapper une note. Difficile de comprendre le pouvoir de cette voix banale, ni très grave ni très aigu, pas autoritaire pour un sou. On aurait même tendance à décrire l’homme comme réellement souriant, ne serait-ce qu’au regard d'une décontraction remarquable et remarquée lors de sa conférence de presse de présentation. Débarqué un jour de fête nationale, pas besoin pour autant de jouer les artificiers. Le chauve économise ses mots, ses gestes. Le 17 septembre dernier, Anthony Lopes théorisait d’ailleurs discrètement au micro d’OL TV : « Marcelo, c’est un monstre physiquement. Il a toujours la bonne parole. C’est un énorme leader parmi nous, on peut s’appuyer sur lui. » Recrue la plus âgée du mercato lyonnais, quasi inconnu avant un quart de finale de Ligue Europa au Groupama Stadium le 13 avril dernier, cet « énorme leader » s’affirme pourtant comme l’une des recrues les plus satisfaisantes du mercato rhodanien, fourni par ailleurs en pépites latérales.

Attention, soyons clairs : Lyon s’est trouvé un leader de vestiaire et de terrain, pas un faiseur de miracles. Si l’OL présente la douzième défense du championnat avec dix buts encaissés en seulement sept matchs, elle le doit tout autant à Marcelo qu’à Anthony Lopes. Le portier portugais sauve beaucoup. Beaucoup plus qu'il ne devrait avoir besoin de le faire. Face à Paris, face à Limassol, face à Guingamp, surtout. Au cœur d’une ligne défensive presque totalement renouvelée, Marcelo est une assurance, une tour de contrôle chargée de remporter ces combats aériens qui faisaient tant de mal l’an passé à Nicolas Nkoulou et Mouctar Diakhaby. Il est d’ailleurs le défenseur qui a remporté le plus de duels aériens en Süper Lig en 2016-2017, et présente actuellement un taux de réussite de 69% en Ligue 1, soit 27 duels remportés sur 39. Solide. Une qualité qui a un temps fait de lui le troisième meilleur buteur de son premier club européen, le Wisła Cracovie en 2010, et permis de filer au PSV Eindhoven dans la foulée. Mais comme tout bon humoriste aime d’abord se moquer de lui-même, Marcelo s’est surtout fait remarquer ces derniers temps pour sa propension à marquer... contre son camp. Deux bourdes lourdes de conséquences face à Limassol puis au Parc des Princes, qu’il balaie dans un éclat de rire, encore : « C’est la première fois de ma vie que ça m’arrive. (Rires.) Mais en réalité, je ne sais pas si ce sont vraiment des buts contre mon camp. Les gens le disent, les statistiques aussi, mais quand tu connais bien le football, tu sais que les deux fois, c’était un vrai manque de chance. »

La plénitude du garçon de café


Marcelo le concède lorsqu'on lui pose directement la question : il est lent. Il rétorque le plus souvent en rappelant à raison ses deux qualités principales : propre à la relance, bon dans l'anticipation. Un physique finalement à l’image du caractère de ce leader tranquille, pas vraiment du genre à enguirlander tout le monde lorsque Lyon encaisse deux buts sur autant d’erreurs individuelles à domicile contre Dijon. Recruté sept millions et des patates sur les conseils de Florian Maurice, papy Marcelo a d’ailleurs été sobrement présenté le jour de son arrivée : pas de « Mapou Yanga-Mbiwa me fait penser à Marius Trésor » ou de « Cleber Anderson me rappelle Lúcio » façon Bernard Lacombe. Peut-être parce que l’intéressé lui-même à autre chose à faire que de courir après une future carrière : sur les neuf dernières années, Marcelo a été remplaçant trois fois. C'est tout. Lyon est un aboutissement, un club qui, il l'avoue volontiers, pourrait enfin lui offrir la visibilité nécessaire à sa première sélection en Seleção. Marcelo est Marcelo. Un garçon de café d'1,91m et 85kg qui sert toujours le petit noir avec le sourire, même s'il en renverse parfois sur la nappe. Un type qui, à défaut de faire de beaux gestes, parle en silence. Un leader de caractère, quoi.





Par Théo Denmat
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