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Les caisses sont Covid

Officialisée le jeudi 30 avril, la résiliation du contrat de Canal avec la Ligue, du fait de l’arrêt définitif de la Ligue 1, coûtera 243 millions d'euros aux formations de l'élite. Une déflagration qui touche tout le monde, même si certains clubs, et notamment les plus grosses écuries du championnat, accusent plus largement le coup.

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Le calcul est vite fait. Une division élémentaire a suffi pour que la Ligue 1 se retrouve soudainement avec l'estomac dans les chaussettes : sur les 762 millions d'euros de droits TV que les clubs hexagonaux devaient théoriquement percevoir lors de l'exercice en cours, 243 millions d'euros ne seront pas versés, à la suite de la résiliation du contrat de Canal avec la Ligue. Soit une perte de recettes télévisuelles qui gravite autour de 32%. La suite ? Chaque club va devoir naviguer à vue pour s'extirper de la mer filandreuse dans laquelle ils se retrouvent économiquement embourbés. Même si certains vont devoir davantage sortir les rames que d'autres.

Covid moi les poches


Avant de s'inquiéter, il faut déjà tenter de modéliser les dégâts. Les deux dernières tranches de versement que les diffuseurs devaient verser à la Ligue affectent variablement les clubs qui devaient en bénéficier. La tranche d'avril, de 110 millions d'euros, était répartie en fonction de la notoriété des équipes : le PSG était censé récolter 16,12 millions d'euros hors taxes, l'OM 13,90 millions, Lyon 12 millions, Saint-Étienne 9,45 millions et Monaco 8,16 millions, là où des clubs comme Brest ou Metz devaient toucher 1,5 et 2,1 millions d'euros. L'intégralité de ces 110 millions ne disparaissent pas dans la nature, puisque Canal s'est engagé à verser 37 millions, pour régler une partie des matchs joués, avant que le Covid-19 ne vienne foutre en l'air la saison. Raisonnement identique pour beIN, qui devrait théoriquement régler une ardoise légèrement au-dessus de 10 millions d'euros, sur les 42 millions que la chaîne devait au départ verser, lors du paiement de cette tranche des droits TV.


La casse financière reste considérable, d'autant plus qu'elle se double d'une perte de 140 millions d'euros, à la suite de la résiliation du contrat de Canal avec la Ligue. Cette fois-ci, c'est l'intégralité de la somme qui s'évapore et, là encore, ce sont les grandes formations du championnat qui sont les plus affectées, puisque la répartition de cette ultime tranche des revenus des droits TV était effectuée en fonction du classement final. Sur la base du tableau établi par la Ligue, le PSG, leader, devait ainsi encaisser 19,44 millions d'euros, l'OM, son dauphin, autour de 17 millions, et Rennes (3e), près de 15 millions. À titre de comparaison, les trois derniers de la L1 (Nîmes, Amiens et Toulouse) devaient récolter près de deux millions d'euros chacun. Plus globalement, le système de répartition des droits TV permet aux structures les plus modestes du championnat de limiter les dégâts : au total, Brest a encaissé près de 90 % des montants qui lui sont théoriquement dus, hors classement sportif, tout comme Nîmes et Amiens (90 %), Metz (88 %) et Dijon (87 %).


Un OM dans le besoin


Comprendre : les grand squales de la Ligue 1 restent proportionnellement plus affectés que les poissons d'eau douce du championnat, au regard de la perte occasionnée par les droits TV. Certains, comme le PSG, n'ont néanmoins pas trop de souci à se faire, pour des raisons évidentes. D'autres peuvent légitimement commencer à se bouffer les ongles, du moins si leurs propriétaires et actionnaires ne décident pas de boucher les trous des manques à gagner. À commencer par l'OM, qui doit composer avec des résultats nets négatifs de 91 et 78 millions d'euros, en 2018-2019 et 2017-2018. Pour stopper le mouvement, le club a réduit ses folies sur le mercato lors de l'exercice 2019-2020. Il a même plus vendu qu'il n'a acheté cette saison, puisque sa balance des transferts est légèrement positive. Insuffisant, néanmoins, pour compenser la perte sur les droits TV.

Bordeaux, Lille, les fonds du problème


Bordeaux se retrouve dans une situation peut-être encore plus compliquée. Pour rappel, les Girondins sont détenus par le fonds d'investissement King Street, qui a acheté la totalité des parts du club en décembre 2019. Problème : le club reste sur deux résultats nets négatifs de 25 et 21 millions d'euros lors des saisons précédentes. Lors de l'exercice en cours, Bordeaux pourrait aussi accuser une perte sèche de 30 millions d'euros à en croire L'Équipe, du moins si le foot reste à l'arrêt jusqu'en septembre. Pour reprendre le contrôle de ses finances, la formation au scapulaire a largement privilégié une politique de vente lors des deux derniers exercices, en validant une balance de transferts positive de 35 et 30 millions d'euros.


Une stratégie forcément fragilisée par le contexte actuel : du fait des dégâts économiques du Covid-19, les clubs vont être beaucoup plus économes lors des prochains mercatos. « Il faut aussi savoir que les indemnités de transfert sont toujours étalées dans le temps, précise Jérémie Bastien, économiste du sport et maître de conférences à l’université de Reims. Les clubs ont des dettes de transferts, et c'est une donnée importante pour les clubs très vendeurs, comme Bordeaux. Est-ce que les clubs acheteurs, qui doivent verser aux Girondins le restant des indemnités de transfert qui leur sont dues l'année prochaine, vont pouvoir le faire, compte tenu du contexte économique ? » Le LOSC semble confronté à des problèmes similaires : le club, surveillé de près par la DNCG, reste sur deux résultats nets négatifs de 66 et 141 millions d'euros, en 2018-2019 et 2017-2018. Pour permettre aux Nordistes de respirer financièrement, Gérard Lopez avait convaincu l'année dernière le fonds d'investissement Elliott, qui avait financé partiellement le rachat du LOSC en 2017, d'abandonner au club l'équivalent de 117 millions d'euros de créances.



En attendant Mediapro


Un coup de main conséquent, qui ne sera pas sans prix : pour rembourser ses créanciers, Lille semble s’être mis dans l'obligation de dégager des marges bénéficiaires importantes. Lors de la saison en cours, le LOSC revendique une balance des transferts largement positive de 53 millions d'euros, un montant qui grimpait à près de 60 millions d'euros lors de l'exercice précédent. S'ils ne peuvent plus dégager des ressources suffisantes sur le mercato, la situation des Dogues risque dès lors de se complexifier. Un nouvel acteur, néanmoins, va pointer le bout de son museau dès la saison prochaine, et par la même occasion irriguer en cash un football hexagonal en cruel besoin de financement : Mediapro.


L'entreprise sino-espagnole a mis près de 780 millions d'euros pour s'octroyer la majeure partie des droits TV de la Ligue 1, de 2020 à 2024, des droits qui s’élèveront en totalité à près de 1,153 milliard d'euros annuel. Soit une copieuse augmentation de 60% des recettes télévisuelles. Voilà qui ressemble à un financement salvateur, en ces temps de crise. « Maintenant, il y a quand même une incertitude, nuance Jérémie Bastien. Est-ce que le contrat signé par Mediapro sera honoré en totalité ? Va-t-on retrouver une Ligue 1 qui reprend a minima normalement ? Dans le cas contraire, est-ce que Mediapro ne va pas essayer de remettre en cause le contrat et diminuer la valeur des droits ? Mediapro prétend que non, évidemment, mais on a vu avec Canal que les déclarations peuvent changer d'une semaine à l'autre... » En attendant, la Ligue 1, elle, peut seulement espérer que son nouveau diffuseur et bienfaiteur soit du genre conciliant.

Par Adrien Candau Propos de Jérémie Bastien recueillis par AC.
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