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Les Bleus et la loi du milieu

Au moment d’affronter la Bulgarie, l’équipe de France ne se présente pas à Sofia avec un milieu de terrain serein. Paul Pogba blessé, Didier Deschamps doit trancher dans le vif entre Blaise Matuidi et Adrien Rabiot. Mais le sélectionneur doit aussi se décider quant à son schéma tactique. L’occasion de recueillir l’avis de spécialistes du poste.

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Quinze ans après sa sortie, et à quelques heures de Bulgarie-France, Le Bon Choix de la chanteuse Leslie n’a jamais été autant d’actualité. Depuis quelques jours, ce bon vieux tube de R’n’B à la française résonne dans la tête de Didier Deschamps. Des choix, la Dèche en a un paquet à faire avant de s’asseoir sur le banc du stade Vassili Levski, notamment au milieu de terrain. Un coup avec un milieu à quatre, un autre avec un milieu à trois, puis à deux, l’équipe de France change de schéma tactique aussi souvent qu’une it-girl change de tenues pendant la fashion week. Souvent au centre des débats, commentés, analysés, décortiqués, les systèmes de jeu ne seraient pas si importants que cela à en croire certains.

« Les systèmes de jeu peuvent vouloir tout et rien dire. Le plus important c’est ceux qui les animent sur le terrain. Au cours du match, un 4-2-3-1 peut très bien se transformer en 4-4-2 comme en 4-3-3. Ce ne sont pas les systèmes de jeu qui font la différence, c’est surtout l’aisance et ce que peuvent en faire les joueurs » , explique Vincent Guérin. Force est de constater que le dernier match face au Luxembourg donne raison à l’ancien Parisien. Le 4-4-2 de départ s’étant rapidement mué en 4-2-3-1 avec Antoine Griezmann tournant autour d’Olivier Giroud. La pensée de l’ex-milieu de terrain des Bleus est également partagée par Youri Djorkaeff. « Le schéma tactique est important, mais à très haut niveau, il est juste là pour rassurer dans les moments difficiles » , reconnaît le Snake aux 82 sélections. Pour ces deux-là, peu importe le schéma, c'est au milieu de terrain que la différence se fera.

Prime à l’expérience


Paul Pogba out, Didier Deschamps doit trouver un nouveau camarade à N’Golo Kanté. Si l’absence de la Pioche met l’entrejeu des Bleus en lumière, pour Youri Djorkaeff, c’est le secteur du jeu de l’équipe de France qui donne le moins de garanties depuis quelques matchs : « C’est notre colonne vertébrale et, depuis le championnat d’Europe, on n’a pas vraiment trouvé d’équilibre, de cohésion. Autant on sent qu’il y a un impact offensif impressionnant, autant au milieu de terrain on a l’impression qu’il y a un tâtonnement. C’est ce qui fait qu’on ne sent pas le potentiel et la valeur de chacun dans ce secteur-là. Pour l’instant, il n’y a pas eu de véritable patron qui s’est dégagé. » Avec leurs superbes débuts de saison, Blaise Matuidi et Adrien Rabiot peuvent espérer gratter quelques points au Mancunien qui, bien que titulaire indiscutable, offre souvent des prestations discutées en sélection. Le premier s’est parfaitement intégré à la Juventus et est encensé par les médias transalpins, pendant que le second a pris un malin plaisir à prendre sa place avec l’art et la manière dans l’entrejeu du PSG.

Si les deux anciens coéquipiers sont en jambes en ce mois d’octobre, une prime à l’expérience pourrait-être accordée par le sélectionneur pour ce match décisif. Expérience qui prévaut en tout cas du côté de Vincent Guérin : « Je suis encore un fan de Blaise Matuidi. Je pense qu’il ferait une bonne paire au milieu avec Ngolo Kanté. Je lui accorde encore un avantage dans l’expérience du haut niveau et dans le fait d’avoir un peu plus de maturité et de constance dans ses performances sur ce genre de rencontres. Ce qu’a moins Rabiot pour moi, parce que plus jeune, moins de matchs justement de cette envergure. » Un autre ancien de la maison rejoint le champion de France 1994 : Christian Karembeu, pour qui « il faut quand même une assise défensive, pour ensuite bien attaquer. Didier et les joueurs ont tiré beaucoup de leçons du match contre le Luxembourg. Didier va trouver l’équilibre. Et je pense que cet équilibre peut passer par une association Kanté-Matuidi. » Les statistiques parlent pour eux. Associés à six reprises, le Blues et le Bianconero n’ont connu que les plaisirs de la victoire.

Gagner au milieu et dans les têtes


Quelle que soit la décision de la Dèche entre Matuidi et Rabiot, les Bleus ont besoin d’un milieu de terrain dynamique, capable de faire péter les lignes d’une équipe bulgare à qui tout sourit à domicile. « Les deux sont des joueurs qui vont jouer plus rapidement, et vont moins utiliser les longs ballons que si Pogba était présent. La remontée de balle se fera plus rapidement avec l’un des deux, ça sera plus direct. Aujourd’hui, on a la chance d’avoir des attaquants qui prennent la profondeur. Plus vite le ballon remontera au niveau du milieu de terrain, plus vite les attaquants seront servis » , analyse Youri Djorkaeff. La France n’a pas le choix, si elle veut maîtriser son destin et être de la prochaine sauterie organisée en Russie l’été prochain, la victoire s’impose.

Et parce que les trois points se gagneront aussi dans les têtes, Christian Karembeu prévient : « Didier va prendre des risques calculés, il fera une équipe avec le plus d’assurance possible. » Une assurance qui a parfois fait défaut aux Bleus, notamment contre la Suède et le Luxembourg. « C’est ce qui manque aujourd’hui à l’équipe de France, de la confiance et du caractère. Il faut qu’elle ait du caractère sur le terrain, il faut se surpasser, explique le Snake avant de développer sur le fait que chacun va devoir se retrousser les manches. Je ne dis pas que ça n’a pas été fait avant, mais il faut un peu plus de la part de tout le monde. Il faut hausser un peu le niveau de jeu, dans un peu toutes les lignes. Samedi, contre la Bulgarie, c’est une belle occasion de le faire. » Les Bleus n’ont pas le choix, puisque comme le souligne Vincent Guérin : « Le match nul ne servira à rien.  »



Par Maeva Alliche Tous propos recueillis par MA
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