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Les Bleus dans le dur et le vrai

La France a battu l’Australie en offrant un spectacle globalement moche. Mais l’essentiel est ailleurs : Deschamps a donné de l’expérience à une équipe qui ne demandait rien d’autre.

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Il serait raisonnable que tout cela cesse. Ces analyses de comptoir définitives, ces retournages de veste permanents, ces gens affalés dans leur canapé ou en tribune de presse qui se pensent plus légitimes qu’un entraîneur diplômé pour savoir qui de lui ou de lui aurait dû être aligné à tel poste. D’autant que le débat est une notion qui ne veut plus dire grand-chose en 2018, époque où les gens aiment partager leur avis arrêté et ne surtout pas être contredit. Une époque où finir une conversation en estimant que les arguments de notre interlocuteur ont été suffisamment bons pour nous faire revoir notre jugement est le genre de scène qui n’existe pas.


L’équipe de France, comme n’importe quel sujet sur lequel des dizaines de millions de personnes aiment se ruer en même temps, n’échappe évidemment pas à cette règle. Le tableau aujourd’hui est simple : Umtiti est un âne, Tolisso n’est pas un titulaire légitime et la décison de Deschamps de faire confiance à la jeunesse en alignant un trio Mbappé-Griezmann-Dembélé était une belle bêtise. Car c’est évident : les attaquants du PSG, de l’Atlético de Madrid et du Barça n’avaient pas les qualités requises pour malmener les défenseurs des Western Sydney Wanderers, de Bursaspor, du Grasshopper Zurich et d’Al Ahli.

65 millions de sous-sélectionneurs


C’était pourtant facile à comprendre : Giroud était forcément l’homme de la situation parce que face à des grands colosses, c’est plus logique d’aligner notre seul attaquant qui mesure plus d’1,90m. Voilà pour les clichés de bistrot et de plateaux TV, qui ne disent que ce qu’ils veulent bien dire et oublient que les quatre défenseurs australiens culminaient en moyenne à 1,74m (contre 1,75m pour le trio français). Et puis gnagnagna, comment oublier le gros milieu défensif Mile Jedinak, ses 189 centimètres et 87 kilos ? Dans la vraie vie, ce type joue en Championship, à Aston Villa, pendant que Paul Pogba étale son 1,91m pour 84 kilos de muscles dans une autre sphère.


Deschamps avait certainement d’autres billes qui échappent à ces 65 millions de sous-sélectionneurs qui se croient tout permis parce qu’après tout, cela fait partie de « l’esprit Coupe du monde » . Il est devenu normal de voir des personnes pointer leur nez en même temps que le pollen – au détail près que le pollen a la décence d’être là aussi les années impaires – et de démonter les choix de gens dont c’est le métier. Deschamps s’est trompé ? Peut-être. La France a gagné ? Oui. Et la France n’est pas une assez grande nation de foot (1 seul Mondial gagné, à domicile) pour se permettre de cracher sur une entrée en matière qui a apporté trois points. Surtout dans un contexte où aucun des prétendants à la victoire finale (Brésil, Allemagne, Argentine, Espagne, Portugal) n’a été foutu de gagner son premier match.

Le syndrome du videur


Que les choses soient claires : non, le trio de devant n’a pas été flamboyant, et voir Dembélé se faire envoyer au tapis au moindre coup d’épaule doit faire naître frustration et questions. Mais n’a-t-on pas plutôt envie de se féliciter du culot de Deschamps ? Face à l’Australie, les Bleus ont aligné leur onze le plus jeune en phase finale de Mondial depuis l’édition 1930. La fraîcheur et la folie qui devaient accompagner cette décision ont fait faux bond ? Tant pis. Deschamps aurait pu faire ses essais plus tôt ? Non : Dembélé a été blessé toute la saison, Pavard a percé assez tard, Hernandez n’aurait peut-être jamais eu sa chance sans les pépins de Benjamin Mendy, Tolisso a changé de dimension relativement récemment, et puis avant, il y avait d’autres essais à faire. Surtout, tout ça ne regarde que Deschamps. N’oublions jamais qu’aucune machine à café n’a plus de légitimité que DD pour composer une équipe.


Considérer l’inexpérience du onze de départ de Deschamps comme un fardeau, c’est valider ce réflexe des videurs qui sévissent dans les établissements nocturnes aux quatre coins de la France et qui consiste à recaler les gens qui viennent pour la première fois sous prétexte qu’ils ne sont « pas des habitués » . Face à l’Australie, les Bleus n’ont pas gagné qu’un match, mais de l’expérience. Désormais, on sait qui ils sont et ils auront plus de facilité à entrer (dans le match) la prochaine fois et les suivantes. Un truc se construit et doit obligatoirement passer par des étapes un peu moches. Quelque chose qui doit faire naître de vrais débats enthousiasmants. Pas des petits procès. On aura bien le temps de se détester plus tard.

Par Matthieu Pécot, à Moscou
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