Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 0 Résultats Classements Options

Comment Leicester a sabordé sa fin de saison

Le verdict est difficile à encaisser pour Leicester : défaits dimanche par un Manchester United qui lui a d'ailleurs volé son siège dans le Big Four (0-2), les Foxes, cinquièmes, ne disputeront pas la Ligue des champions l'année prochaine. Pourtant, les hommes de Brendan Rodgers avaient passé la quasi-totalité de la saison sur le podium : comment ont-ils pu saborder leur fin de saison ?

Dimanche dernier, quelques minutes seulement après la défaite des siens face à Manchester United (0-2), Brendan Rodgers préférait faire bonne figure. « On termine à la deuxième meilleure place de toute l’histoire de Leicester et ça nous permet de jouer une Coupe d’Europe, affirmait-il alors. Je suis très excité par tout ça ! » . Mais derrière les mots de circonstance, il y avait une autre réalité, plus triste, celle que le coach des Foxes laissait lui-même entrevoir la veille en annonçant fièrement que ses joueurs « voulaient la Ligue des Champions » . De fait, Leicester a passé quasiment l’intégralité de la saison sur le podium, avant de s'écrouler dans la dernière ligne droite et de terminer, finalement, à la cinquième place. Malgré un bilan historique, reste donc une impression, celle que pour passer en quelques mois d’une démonstration face à Southampton (9-0) à une humiliation contre Bournemouth (1-4), les hommes de Rodgers ont forcément sabordé leur saison.

Le péril jeune


La fin de saison ratée de Leicester laisse naturellement penser à un énorme choke, créé par la pression du sprint final à une période où ses concurrents directs haussaient leur niveau de jeu, Manchester United en particulier. Sur les dix rencontres disputées depuis le 20 juin, les hommes de Brendan Rodgers en ont perdu cinq et n’en ont remporté que deux, vendangeant du même coup l’avantage de huit points qu’ils avaient sur les Red Devils. Mais à y regarder de plus près, la mauvaise passe de Leicester n’est pas forcément à mettre sur le compte d’un sprint final mal négocié, ni de l'interruption de la saison. En effet, la baisse de forme des Foxes remonte à décembre : depuis la prolongation de contrat de Rodgers, paraphée au début du mois, Leicester n’a en effet pris que 27 points en 22 rencontres de championnat, et a été éliminé par Aston Villa en demi-finale de la League Cup et par Chelsea en quarts de finale de la Cup.


La solide place sur le podium des Foxes ne tenait en fait depuis plusieurs semaines qu’à un début de saison brillant, soldé par une série de douze victoires en seize matchs : en janvier, ils comptaient quinze points d’avance sur les Red Devils. Leicester a échoué en ne parvenant pas à mettre fin à sa mauvaise spirale. Un échec qui tire sa source d'une contradiction entre ce type de défi mental et le jeune effectif des Foxes, en manque d’expérience, qui n’a pas pu le relever. « Avec une équipe composée de beaucoup de jeunes joueurs, il y a forcément des périodes de perte de confiance ou de peur » , confiait d’ailleurs Brendan Rodgers en cours de saison. Et de fait, dès les premières défaites, au moment où les adversaires des Foxes ont commencé à prendre la mesure de leur jeu, un doute est apparu, qui est venu se glisser comme un grain de sable dans une machinerie pourtant bien huilée. Et ni les tauliers de l’équipe, notamment un Vardy en perte de vitesse après Noël, ni un entraîneur lui-même en délicatesse dans ses choix, n’ont pu le faire disparaître.


Compte tes blessures


Leicester a dû faire face à un autre problème : l’usure physique qui découle de son jeu et la taille réduite de son effectif. A son arrivée, Rodgers a demandé à ses joueurs de mettre en place un pressing intense, des circuits de passes courts et de recourir à une projection rapide. Et ce sont dans ces préceptes que l’on trouve les fondements du début de saison tonitruant des Foxes. Mais parce qu’ils usent les organismes, ils sont probablement aussi les fossoyeurs de leur fin d’exercice. Ainsi, tandis que des Foxes émoussés ont souvent perdu des points dans les derniers instants des matchs, ils ont également fait face à une multitude d’absences qui n’ont pas pu être compensées. Lors du sprint final par exemple, Rodgers a dû faire avec l’indisponibilité de Pereira et de Chilwell, tandis que Maddison et Ndidi ont été gênés par des pépins physiques à la hanche et au genou. Pourtant, signe d'un effectif trop limité, Rodgers est le quatrième entraîneur à avoir fait le moins de changements cette année en Premier League.


Derrière les atours forcément décevant d’une telle issue, l’évaluation de la saison de Leicester est incertaine. L’année dernière, supporters et dirigeants auraient signé pour que leur équipe, pourtant la huitième du Royaume en termes de masse salariale (et neuvième au classement en 2018/2019), achève la saison 2019/2020 à la cinquième place, auréolée d’une qualification européenne et d’un titre de Golden Boot pour Jamie Vardy. Cette saison, Leicester, ses jeunes prometteurs et ses tauliers efficaces, se sont imposés dans les esprits comme des prétendants de long terme au Big Six, et pas seulement à la faveur des difficultés d’Arsenal et de Tottenham. Que Leicester ne dispute pas la C1 l’année prochaine n’est finalement pas inquiétant en soi. Ce qui l'est davantage, ce sont les limites qui ont privé les Foxes de cette qualification. Il ne s'agit bien sûr pas de tout remettre en cause, mais de résoudre tout ce qui a hypothéqué un meilleur résultat, en remotivant les joueurs et en étoffant l'effectif. Ainsi seulement, Leicester pourra éviter que la saison écoulée soit à nouveau le miracle d'une année.

Par Valentin Lutz
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.

Dans cet article


Partenaires
Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons

Partenaires
Olive & Tom Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi