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Legrand : « Ce n’est pas le joueur qui paye, c’est le club »

Jean-Raymond Legrand, président de Valenciennes, était de la réunion à Paris aujourd'hui avec tous les présidents de Ligue 1 et Ligue 2 et il a levé la main lorsque le président du syndicat des joueurs a demandé qui était pour la grève des clubs professionnels lors d'une journée fin novembre. Il explique pourquoi.

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Ça y est, c’est officiel, l'union des clubs professionnels de football (UCPF) a voté ce jeudi la grève pour la 15e journée de Ligue 1 et la 16e de Ligue 2, prévues à la fin du mois de novembre. Jean-Raymond Legrand, vous revenez à peine de cette réunion, que pouvez-vous nous dire dessus ?
Écoutez, c’est une décision qui a été prise par les présidents de Ligue 1 et de Ligue 2. Il n’y a pas eu d’abstention, il n’y a pas eu de vote contre. Cette décision a été prise à l’unanimité cet après-midi. Et nous sommes suivis par toutes les branches du football, et c’est quelque chose de bien, parce qu’on s’aperçoit qu’il y a une solidarité complète.

Pourtant, cette taxe est loin de concerner tous les clubs des deux divisions, non ?
Il est certain que cela ne concerne aucun club de L2 et pas beaucoup de L1, ou sur des petits montants, mais je pense qu’il faut être solidaire dans le football.

Vous semblez particulièrement remonté…
Le football n’est pas si facile qu’on ne le pense. Beaucoup de clubs sont en difficulté et on en rajoute encore. Je ne comprends pas qu’on fasse payer des entreprises en difficulté. Mais maintenant, notre gouvernement sort une taxe par jour. Alors évidemment, ça n’arrête pas. Il va bien falloir que cela cesse un jour, parce que le football va tomber. On se demande pourquoi le football français tombe. Tout simplement parce qu’aujourd’hui, on n’arrête pas de taxer. Il y a quelques années, on avait le droit à l’image qui a été supprimé. Et le football a perdu 50 millions d’euros. On devait compenser, on n’a jamais rien fait. Arrêtons de taxer ! Parce qu’à force, on n'arrivera plus à vivre. Le problème est qu’on est en train de tuer le football. Et si on tue le football français, où sera le plaisir pour nos supporters, la joie que l’on peut aborder chaque week-end ?

La ministre des Sports, Valérie Fourneyron, a pourtant indiqué que le montant sera plafonné « à 5% en fonction du chiffre d'affaires » .
La question, ce n’est pas le plafonnement ou pas le plafonnement. C’est une taxe qui est injuste. Qu’on taxe des entreprises du CAC40, je veux bien. Il faut savoir que le football français renverse quand même 700 millions de taxes et de charges au gouvernement, aux impôts. On reverse plus que les droits télés, c’est quand même énorme ! Le football français, c’est 25 000 salariés, ce n’est pas rien non plus. Ce n’est pas une petite entreprise, mais à force de nous taxer, ça commence à être très compliqué. Et je ne sais pas à quel titre fait-on de la rétroactivité sur l’année 2013 ? On va nous taxer sur des sommes, alors que nous ne pouvions pas le prévoir… Si on avait été informé bien avant, on aurait peut-être pu agir autrement.

Un récent sondage explique que 85% des Français sont favorables à cette taxe. Vous êtes conscients qu’une journée de grève pourrait avoir des répercussions très néfastes pour le football français ? Un football français déjà particulièrement égratigné depuis la Coupe du monde 2010 et la grève de Knysna en Afrique du Sud.
Je comprends très bien ce que les Français pensent, ce que les supporters pensent aussi : que quelqu’un qui gagne plus d’un million peut payer. Mais là, ce n’est pas le joueur qui paye, c’est le club. Si c’était encore une taxe qui venait sur les salaires d’un joueur, on aurait discuté avec eux, on aurait regardé. Aujourd’hui, on taxe le club et pas le joueur de football. Et c’est encore plus grave, l’employeur qui est taxé encore plus fort qu’il ne l’était auparavant.

Comptez-vous rencontrer vos supporters pour expliquer cette décision ?
Je suis prêt à discuter avec tout le monde. Mais je pense que ce n’est pas que le football qui en a un peu marre. On a un nouvel impôt tous les jours, ce qui nous tue, c’est ça. Et ça ne tue pas uniquement le football, ça tue aussi beaucoup de choses. Je comprends qu’il faille de l’argent, mais il faut aussi savoir le prendre où c’est possible. Et pas dans des entreprises en difficulté. Vous savez, ça ne me fait pas plaisir de faire grève. Si on devait en arriver là, ça serait une grosse déception parce que j’ai des supporters qui ont envie de voir leur match. Le seul bonheur que l’on donne aux Valenciennois, aux gens de la région, c’est de venir voir un match de foot et surtout de le gagner. Si on ne joue pas le 30 novembre, ça va forcément être une grosse tristesse pour tout le monde. Et je n’ai pas envie de donner de la tristesse à mes supporters, mais surtout de leur donner du bonheur.

Espérez-vous quelque chose de positif lors de la future rencontre avec le président de la République ?
Je souhaite de tout cœur que cela soit une réunion qui marche bien et qui permette de calmer tout le monde. Qu’il en sorte de bonnes choses et de bonnes idées. C’est mon vœu le plus cher. Il faut que tout le monde fasse des efforts, mais il faut regarder comment le faire intelligemment.

Le président de l’UEFA Michel Platini pense qu’une grève des footballeurs ne serait pas comprise par les Français, le comprenez-vous ?
Mais comment voulez-vous vous faire entendre autrement ? On n’a pas de dialogue, pas de discussion. Si malheureusement, c’est la solution qu’il faut pour se faire comprendre et expliquer, parce qu’il faut qu’on l’explique à tout le monde, nos supporters, nos entreprises qui nous sponsorisent, comment ça se passe… On ne peut plus donner ce que l’on n'a pas comme argent. Une entreprise qui gagne des sous, c’est ok. Mais aujourd’hui, le football ne gagne pas d’argent, il est en survie. Donc arrêtons de taxer les entreprises qui sont en train de mourir.

Propos recueillis par Antoine Aubry
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