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Leeds United, retour en terre promise

Après seize années de galères passées loin des lumières de l'élite, Leeds United retrouvera la Premier League la saison prochaine. Les Peacocks ont profité de la défaite de West Bromwich, vendredi soir, pour valider définitivement leur montée, au terme d'une saison rondement menée : deux ans après son arrivée, Marcelo Bielsa a réussi son pari. Retour sur la saison historique d'un club réconcilié avec son destin.

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Lorsque Marcelo Bielsa sort de chez lui, vendredi soir, ce n'est pas pour balancer une grenade sur des supporters venus en découdre. Non, El Loco sourit, bredouille quelques mots en anglais, visiblement ému face aux badauds venus l'acclamer. « Le football, c'est donner de la joie à ceux qui ont du mal à la trouver » , avait-il affirmé un jour. Vendredi, l'Argentin a justement comblé une ville entière : à la faveur de la défaite de West Bromwich sur la pelouse d'Huddersfield (2-1), Leeds, qui peut remporter le championnat en cas de match nul face à Derby County, dimanche, est en effet assuré de retrouver la Premier League la saison prochaine, cette terre promise abandonnée depuis seize ans. Retour sur la saison historique d'un club que rien n'aura empêché de réaliser son destin.

Bis Repetita


Pourtant, c’est peu de dire que Leeds n’abordait pas cette saison 2019-2020 sous les meilleurs auspices, encore tiraillé par le souvenir frustrant de la demi-finale de play-offs perdue l’an passé face à Derby County. En coulisses, l’été a été mouvementé, d’abord en raison des discussions tumultueuses qui ont jalonné une éventuelle prolongation de contrat de Marcelo Bielsa, puis au sujet de l’avenir de l’effectif. De fait, après avoir été confirmé dans ses fonctions fin mai, l'Argentin a rapidement défini ses priorités : se débarrasser de Jansson, dont il n’appréciait pas le comportement, conserver Jack Clarke, acheté puis prêté par Tottenham, ainsi que recruter Ben White, très prometteur joueur de 21 ans, et Hélder Costa en provenance de Wolverhampton.


À la reprise du championnat, les choix de Bielsa sont rapidement validés et la machine de guerre rodée qu’il avait mise en place se remet rapidement en route. Les seize points acquis lors des sept premières journées de championnat balayent le souvenir de Derby County et installent une ossature formée, composée de Ben White, qui apporte de l’assurance à l’arrière-garde, Kalvin Phillips et Pablo Hernández, responsables de l’animation offensive et défensive, et de Patrick Bamford, très actif sur le front de l’attaque. Dans le jeu, les mêmes principes, érigés en dogmes, sont appliqués : une volonté d’étouffer l’adversaire grâce à un pressing haut, une volonté de créer le danger en se projetant rapidement vers l’avant et une intensité permanente créée par la répétition des courses.


L'intensité et l'usure


En dehors des terrains, Bielsa reste fidèle à lui-même : emporté par son obsession du détail, il va jusqu’à rédiger un rapport de plus de huit pages sur le troisième gardien d’un club du bas de tableau de Championship. Il impose également à chacun un engagement total. À des joueurs surpris lors de séances supplémentaires de coups francs, El Loco lance : « Si vous êtes capables de faire des séances supplémentaires, c’est que vous ne vous êtes pas entraînés au maximum. » Porté par son entraîneur, Leeds s’envole en championnat : à la faveur d’excellents résultats, notamment une série de onze matchs sans défaite entre octobre et décembre 2019, Leeds ne quitte pas les deux premières places du classement, au coude-à-coude avec West Brom.


Cela étant, la méthode Bielsa a un pendant : elle crée de l'usure, physique et mentale. « Si les footballeurs étaient des robots, mes équipes gagneraient à tous les coups » , aime à rappeler l’Argentin. Et c’est précisément parce que ses joueurs n’en sont pas que ses équipes font parfois face à des trous d’air, comme en 2018-2019, lorsque Leeds s'était effondré dans le sprint final. Cette saison, c’est à l’hiver que les choses se sont gâtées pour Leeds, et c’est paradoxalement une victoire qui symbolise le mieux les dangers de ce football flamboyant et excessif, qui à force de consumer, finit par brûler. Le 29 décembre, au terme d’un match dingue, les Peacocks triomphent de Birmingham dans les tout derniers instants d'un match au score délirant (4-5). Mais loin de les galvaniser, ce succès marque le début d’une période morose : entre le 1er janvier et le 11 février, Leeds dispute sept rencontres, n’en gagne qu’une seule et voit la meute se rapprocher.

Typical Leeds


Mais la clé de la saison de Leeds est justement dans le fait que Bielsa et ses hommes ont aussi su calmer la situation et ont su se montrer pragmatiques lorsque nécessaire, sur le terrain et en dehors. Lors de la saison 2018-2019, les Whites avaient échoué parce qu’ils avaient décidé avec intransigeance de mourir avec leurs idées, par et pour leur football. Cette saison, les hommes de Marcelo Bielsa ont su tempérer les ardeurs, ne pas céder à la panique et se reposer sur ce qu'ils avaient négligé par le passé : leur défense, devenue la meilleure de Championship. Malgré une attaque parfois laborieuse, mais grâce à une arrière-garde solide, Leeds se remet en marche au mois de février, signe cinq victoires d’affilée et balaye en partie le spectre du remake de la saison passée.



L’inexorable avancée de Leeds vers la Premier League est brutalement interrompue début mars, lorsque l’épidémie de COVID-19 se répand en Angleterre, forçant les championnats à s’interrompre, puis laissant planer des doutes sur la reprise du football. Il y a là quelque chose de quasiment métaphysique à voir cette équipe, dont le mantra est de réduire l’influence du hasard au maximum, être menacée par un événement contingent. Il y a aussi là quelque chose de plus romantique, car profondément ancré dans la culture de ce club réputé et moqué pour sa propension à toujours tout gâcher au dernier moment. « Typical Leeds » , peut-on lire un peu partout dans cette Angleterre qui se plaît à moquer les Whites de Leeds comme les Reds de Liverpool, engagés sur une voie royale et semble-t-il poursuivis par une malédiction.

Side before self, every time


Mais face à la réalité du COVID-19, c’est un autre pan de leur histoire que les Peacocks réactivent. Aux abords du stade mythique d’Elland Road trône la statue de Billy Bremner, légende de United, au-dessous de laquelle figure une devise : « Side before self, every time » ( « Toujours les autres avant soi » , en V.F.). Alors, fin mars, joueurs et membres du staff technique décident de réduire drastiquement leur salaire (autour de 6000 livres par semaine ; le salaire moyen en Championship s’élève à 12 000 livres par semaine), afin de protéger les emplois des 272 employés du club. C’est aussi là que se révèle l’esprit d’équipe et l’unité d’objectifs que Marcelo Bielsa a insufflés dès son arrivée.


Si l’on ne présente plus le Bielsa technicien de génie, est parfois oublié le Bielsa meneur d’hommes, capable de fédérer autour d’un projet qui explique aussi les succès de ses équipes. En l'espèce, depuis la reprise le 21 juin, les Peacocks ont disputé sept matchs, pour cinq victoires : de quoi définitivement dépasser West Brom et valider la montée, après des années de galère. « Nous sommes destinés à triompher, mais nous ne triomphons jamais » , avait écrit Anthony Clavane, supporter inconditionnel de Leeds un brin fataliste, dans son livre The Promised Land. Avec ce paradoxe quasi mathématique, l’écrivain anglais avait mis des mots sur ce bruit sourd et lancinant qui laissait entendre que Leeds était maudit, incapable de goûter à nouveau au succès. Mais cette saison, rien n'a pu arrêter Leeds dont le destin était, peut-être enfin, de gagner. Cette histoire ne fait peut-être que commencer.



Par Valentin Lutz
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