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Le vrai du fou

Tout a été dit et entendu dans la tempête qui a bousculé le LOSC à la suite de l'annonce de la « suspension momentanée » de Marcelo Bielsa. État des lieux après le passage de l'ouragan.

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Quelque part, ce n'était même pas une surprise. Quand, mercredi soir à 22h07, le LOSC dégaine son communiqué lapidaire – l'équivalent professionnel d'un texto de rupture sans point final –, les mémoires les plus vives du pays relèvent immédiatement la série noire : c'est la troisième saison consécutive que Lille se sépare de son entraîneur après la 13e journée. En 2015, Hervé Renard était prié de fourrer ses chemises, ses sept buts marqués et sa 16e place dans un baluchon. En 2016, c'est Fred Antonetti qui pliait bagages avec neuf défaites et une 19e position, déjà, dans la valise. Et donc, en 2017, Marcelo Bielsa. Selon que sont regardés les faits ou leurs commentaires, on pourra en tirer toutes les conclusions possibles sur le traitement de faveur réel ou supposé à l'endroit du technicien argentin. Reste une certitude : c'était plus simple avant. Parce qu'aujourd'hui, 36 heures après le largage de la bombe, personne ne sait vraiment de quoi il retourne. D'ailleurs, Bielsa n'est toujours sous le coup que d'une « suspension momentanée » . Tentative d'éclairage d'une situation aussi opaque que le financement du plan Lopez.

Voyage, procédure et remboursement

Quelques éclairs de certitudes et une averse de rumeurs, donc, dans le shitstorm qui a roulé sur Luchin. Parmi les secondes, il en est une qui a pris l'allure d'un torrent alors même que sa source n'était pas identifiée : celle d'un voyage non autorisé de Marcelo Bielsa à Santiago de Chile, pour se rendre au chevet d'un proche gravement malade. De fait, Luis Maria Bonini, préparateur physique argentin et adjoint de Bielsa pendant de longues années, a passé l'arme à gauche jeudi matin après sept mois de lutte contre un cancer de la peau, a annoncé la clinique Santa Maria de Santiago. Pour le reste, Bielsa a bien été vu à Luchin mercredi et jeudi, aucun voyage n'ayant servi de prétexte à un licenciement pour faute grave. Retour à la case suspension.


Cette « suspension momentanée » n'est en fait que le pendant légal du pointillisme procédural cher au technicien argentin. Soucieux de rester dans son bon droit juridique, le LOSC a d'abord suspendu son entraîneur mercredi, avant de le convoquer jeudi à un entretien préalable de licenciement, entretien qui ne pourra avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la convocation, soit mercredi prochain. Aucun exposé des motifs n'est requis au stade de la convocation, tandis que l'annonce d'un remplaçant doit attendre le terme de la procédure de licenciement (minimum deux jours supplémentaires pour l'envoi de la lettre consécutive à l'entretien), à moins que les parties ne trouvent un accord amiable. Un délai qui explique la mise en place d'une « cellule technique provisoire aux commandes de l'effectif professionnel » , annoncée jeudi dans l'après-midi.


Reste un dernier point, et pas des moindres : celui de la facture. Le licenciement de Marcelo Bielsa risque en effet de coûter cher au LOSC. Ou, pour être exact, le licenciement de Bielsa et de sa cellule technique, à savoir quatre personnes supplémentaires : Diego Reyes, Diego Flores, Pablo Quiroga et Gabriel Macaya. Les sommes évoquées, de l'ordre de 14 à 16 millions d'euros, correspondent donc au versement des salaires dus à cinq personnes jusqu'à la fin de leurs contrats, au terme de la saison 2018-2019. Quoi qu’il en soit, l'annonce, lundi, du report du rendez-vous pré-mercato d'hiver à la DNCG a pris une nouvelle dimension mercredi soir, alors que plusieurs recrues (buteur, défenseurs centraux ou latéraux) semblent indispensables en janvier. Un mois de janvier durant lequel, selon L'Équipe du jour, un premier remboursement d'emprunt de plusieurs millions d'euros devra être honoré. De quoi prévoir quelques heures supplémentaires pour les comptables du projet.

Et maintenant, on va où ?

Dans le film de Nadine Labaki, du shit et des filles viennent calmer les tensions entre deux camps. À Lille, c'est plus tristement la victoire définitive de l'un sur l'autre. Ou plutôt la défaite de l'autre. Car s'il est a peu près certain qu'on ne reverra jamais Marcelo Bielsa, son regard fermé et ses conférences de presse ahurissantes, entre règlements de comptes et réponses monocordes, à Luchin, il est encore un peu tôt pour crier victoire du côté du Campos resté debout. Le Portugais aux échecs au moins aussi nombreux que les réussites se retrouve désormais en première ligne. Après avoir obtenu la tête de Bielsa – contre l'avis de Gérard Lopez selon RMC, le canal de communication officieux du board lillois –, Luis Campos a été invité à « renforcer (sa) présence et (sa) proximité aux côtés de l'effectif professionnel » . Autour de celui qui « supervisera cette période de transition » , un quatuor disparate : Benoît Delaval et Franck Mantaux, respectivement préparateur physique et entraîneur des gardiens, ainsi que Fernando Da Cruz et João Sacramento.

Si le patronyme du premier pourrait laisser penser à une proximité avec Campos, c'est en fait un Nordiste au LOSC depuis 2012, d'abord via Mouscron, ensuite au centre de formation. Sa principale qualité, dans le cadre de cette mission, serait celle d'être titulaire du BEPF et donc de pouvoir s'asseoir sur le banc lillois (Luis Campos l'est aussi, mais il n'est pas salarié du club). Il faudra, pour en avoir la certitude, attendre le match à Montpellier samedi soir, la conférence de presse obligatoire pour un entraîneur avant chaque match ayant été annulée sans autre commentaire par le club. Reste João Sacramento. Le symbole de la victoire Campos. Proche du Portugais depuis un passage commun à Monaco en 2014, le jeune analyste vidéo avait été écarté par Marcelo Bielsa pour ne pas « gâcher son talent » . Aujourd'hui, il revient en homme fort de l'ère Campos. Un Luis Campos qui se retrouve de fait dernier fusible du projet, en attendant de trouver un entraîneur à sa main.


Alors le LOSC pourra reprendre le cours de son histoire – avec le risque, une fois éloignée l'ombre Bielsa, de retomber dans un anonymat médiatique l'envoyant quelque part entre Bordeaux et Rennes. Peut-être le LOSC parviendra-t-il même à refaire parler de lui sur le terrain. En attendant, avec le départ de celui qui incarnait, à tort ou à raison, la caution footballistique d'un business plan se voulant « unlimited » , le club se retrouve sans artifice face à l'image qu'il renvoie : un simple bilan comptable entre les griffes de (fonds) vautours appâtés par le gain. Reste quand même un espoir : en sport, il est encore plus facile de gagner de l'argent en l'emportant sur le terrain. Il faut du moins l'espérer.



Par Eric Carpentier
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