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Top 10 : les meilleurs matchs de l'Euro 2000

85 buts inscrits en 31 rencontres, des scénarios dingues, des héros, des zéros, des cris, des larmes, des matchs, des colliers, du gel et des tétons... C'était l'Euro 2000 et voilà dix matchs à revoir sans hésitation.

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#1: Portugal – Angleterre

1. Portugal – Angleterre (3-2), Groupe A, 12 juin 2000


À quoi reconnaître un drôle de match ? Peut-être avant tout au fait que Paul Scholes marque de la tête. Peut-être aussi à la trajectoire monstrueuse prise par le missile déployé par Luís Figo au cœur d’une première période de cinglés, qui aura vu le Portugal se prendre les pieds dans le tapis, puis se relever avant d’étouffer sa victime du jour : l’Angleterre de Kevin Keegan. Ce Portugal-Angleterre est sans aucun doute le match le plus fou et le plus renversant de cet Euro 2000. Voilà pourquoi : après 18 minutes, Vítor Baía, qui est devenu ce jour-là le joueur le plus capé de l’histoire de son pays, a déjà encaissé deux buts venus de deux centres cliniques de David Beckham. Scholes a placé une tête sur le premier, Steve McManaman a ensuite profité d’un bon appel du petit rouquin pour doubler la mise. Le Portugal est dans le dur, mais il brille entre les lignes, impose un rythme fou et ne tombe pas complètement grâce notamment à un Rui Costa en ébullition. Quatre minutes après le but de McManaman, le numéro 10 portugais trouve Figo qui allume la lucarne de Seaman (merci Tony Adams pour la déviation). Un quart d’heure plus tard, c’est João Pinto qu’il sert et dont la tête permet à la Selecção de revenir. Puis, peu avant l’heure de jeu, Rui Costa surgit encore et lance le sniper d’Amarante, Nuno Gomes. 3-2, l’Angleterre, privée en seconde période d’un McManaman blessé, ne reviendra pas : magique.

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#2: Yougoslavie – Slovénie

2. Yougoslavie – Slovénie (3-3), Groupe C, 13 juin 2000


« Nos adversaires nous ont souvent ridiculisés, ils nous appelaient les skieurs. C'est l'heure de la revanche.  » Sacrée ambiance avant le second match du groupe C, entre la Yougoslavie et la Slovénie. Marinko Galič en a marre de voir sa Slovénie être considérée comme un simple ballon en mousse dans lequel on se plaît à frapper pour passer le temps, et le défenseur du NK Maribor compte bien mêler les actes aux paroles. Verdict : à Charleroi, Dejan Stanković est rapidement dégagé de la piste par Vujadin Boškov, les Slovènes mènent 3-0 après 57 minutes de jeu, et trois minutes plus tard, la Yougoslavie est réduite à dix après l’expulsion d’un Mihajlović aux fraises, déjà auteur d’une énorme boulette sur le troisième but slovène.


Que faire ? Tenir, surtout tenir... Facile à dire. Mais trop difficile à faire. En six minutes, la Slovènie se fait retourner comme une crêpe et subit les coups de Savo Milošević, entré en première période pour se transformer en renard en seconde. Sur un coup franc, Slavisa Jokanović passera en fin de match tout près de complètement marcher sur les rêves de la bande de Srečko Katanec, qui se fera ensuite dominer par l’Espagne (1-2) avant de se casser les dents face à la Norvège (0-0). Chienne de vie.

PS : Zlatko Zahovič (♥️).

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#3: Italie – Pays-Bas

3. Italie – Pays-Bas (0-0), 1/2 finale, 29 juin 2000


Note de l’histoire : si l’Italie ne sait pas toujours marquer, elle sait souvent gagner. Lorsqu’elle se présente à l’Euro 2000, la Nazionale ne sait pourtant pas très bien où elle va. Sa mise en route face à la Turquie (2-1) ne rassure pas vraiment, mais confirme malgré tout qu’elle sait encore être vicieuse, à l’image du beau décollage d’Inzaghi pour obtenir le penalty décisif. La suite est plus maîtrisée : l’Italie domine tour à tour la Belgique (2-0), la Suède (2-1) et écarte la Roumanie (2-0). Place alors à une demi-finale angoissante face à des Hollandais détonants, qui ont su d’abord résoudre non sans mal le casse-tête tchèque (1-0), avant de se libérer complètement au point de faire exploser la Yougoslavie avec un triplé de Kluivert (6-1).


Au milieu de l’Amsterdam Arena, c’est une autre histoire : les Pays-Bas sont pris au piège et vont se tirer une balle dans le pied en foirant penalty sur penalty face à un Toldo impérial. La Nazionale a beau avancer à dix depuis l’expulsion de Zambrotta à la 34e minute de jeu, elle ne tremble pas et jouit tactiquement grâce à sa science du mouvement et un quadrillage parfait de l’espace. L’impression est telle que l’Italie semble jouer avec les hommes de Rijkaard comme un chat se régalerait d’une souris. Pour finir le travail, au moment de s’élancer pour transformer son tir au but, Francesco Totti se retourne vers ses potes : « Mo’ je faccio er’ cucchiaio  » ( « Je vais lui faire une panenka » , en V.F.). Toldo repousse ensuite la tentative de Bosvelt, faisant instantanément oublier l’échec de Maldini. L’Italie est en finale. Irrationnel.

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#4: Yougoslavie – Espagne

4. Yougoslavie – Espagne (3-4), Groupe C, 21 juin 2000


Si l’Euro 2000 affectionne les dénouements tardifs, il aime aussi automatiquement les drames. En ça, celui qui va se jouer le 21 juin entre la Yougoslavie et l’Espagne se situe tout en haut. La Roja a beau débouler au championnat d’Europe bien équipée (Mendieta est dans une forme XXL, Raúl sort d’une saison à dix buts avec le Real en C1, Guardiola cavale encore correctement...), elle reste aussi experte en auto-sabotage et son troisième match de la compétition va de nouveau le prouver. Déjà battue en ouverture par la Norvège (0-1), l’Espagne est largement bousculée par une Yougoslavie qui va cette fois encore se battre pendant un gros laps de temps à dix contre onze après l’expulsion de Slavisa Jokanović. Alors qu’ils mènent 3-2 au moment d’attaquer les arrêts de jeu, les Yougoslaves vont malgré tout glisser et encaisser deux buts en 60 secondes, laissant ainsi les Espagnols arracher leur qualification pour les quarts de finale sur le gong (3-4). L’équipe de France se chargera de leur rappeler comment se gère un match à élimination directe au tour suivant.

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#5: France – Portugal

5. France – Portugal (2-1), demi-finales, 28 juin 2000


Parce que le but en or, parce que la deuxième période de Zizou, parce que l’arrêt de Barthez sur la tête d’Abel Xavier, parce que le tacle de Marcel Desailly sur Rui Costa, parce que Nuno Gomes, parce que les dents de requin, parce que les teintures blondes, parce que Günter Benkö, parce que Robert Pirès a joué, parce que non aux tirs au but, parce que le foot est cruel et parce que c’est peut-être aussi pour ça qu’il est beau. France-Portugal 2000, c’est la vie.

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#6: Pays-Bas – République tchèque

6. Pays-Bas – République tchèque (1-0), Groupe D, 11 juin 2000


Bon, d’accord, Pays-Bas – République tchèque, c’est avant tout 2004 et la tornade d’Aveiro. Reste que cela ne doit pas totalement faire oublier le précédent de 2000 et cette rencontre qui aura vu chaque nation avoir sa période avant que Frank de Boer ne plie le scénario sur penalty après une faute de Jiri Nemec sur Dennis Bergkamp. Une constante avec les Tchèques dans cet Euro : à Amsterdam, le gang de Chovanec aura eu une quantité énorme d’occasions (Poborský trop court pour redresser un centre de Nedvěd, Van der Sar qui sort le grand jeu devant Jan Koller, la tête de Nedvěd sur le poteau, celle de Koller sur la barre, Bejbl qui croque dans les arrêts de jeu...) sans réussir à les convertir alors que Jaap Stam se fera sauter l'arcade lors d'un duel au soleil avec Koller. Résultat : après deux matchs, deux défaites sans démériter et avec notamment un Rosický sexy, la République tchèque fait ses valises. C’est aussi ça, une punition.


#7: France – Italie

7. France – Italie (2-1), finale, 2 juillet 2000


Le foot se joue souvent à rien. Il se joue ici au fait qu’Alessandro Del Piero a oublié la définition du mot réalisme au pire des moments, à une bouteille de champagne trop vite débouchée, à une dernière minute transformée en poignard, à un dégagement de Barthez, à une frappe parfaite de Wiltord et à un type qui aura eu le droit de montrer ses tétons en mondovision à l’Europe toute entière. Pour l’éternité.



#8: Turquie – Portugal

8. Turquie – Portugal (0-2), quarts de finale, 24 juin 2000


On aurait pu faire mention dans ce top du triplé de Sérgio Conceição lors de la démolition de l’Allemagne (3-0), mais il est l’heure de sortir ce quart de finale de l’Euro du silence. Vous avez connu Zidane face au Brésil en 2006, prenez le temps de redécouvrir Luís Figo contre la Turquie en 2000. Un match à placer au panthéon des envolées individuelles.

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#9: Belgique – Suède

9. Belgique – Suède (2-1), Groupe A, 10 juin 2000


C’est bien connu : chaque bonne fête commence par un bel apéritif. Celui servi par la Belgique et la Suède en ouverture de l’Euro en est un, un vrai, avec un peu de tout sur la table. On y trouve cette grande tige de Jörgen Petterson, dont le boulot principal est de glisser des cuillères dans le bec de Kennet Andersson. On y trouve aussi Nilsson et Björklund, coupables sur l’ouverture du score de Bart Goor. Puis, il y a surtout Émile Mpenza, Branko Strupar et évidemment Filip De Wilde, héros malheureux de la campagne belge, qui va marcher sur le ballon à la 53e minute avant de laisser Johan Mjällby inscrire le troisième but de la rencontre. Le portier d’Anderlecht se rachètera en sauvant ensuite le 2-2 devant Ljungberg alors que Patrik Andersson s’amusera à découper Goor en fin de match. Autre joli artiste du soir, Luc Nilis. On connaît la suite : la Belgique deviendra le premier pays hôte de l’histoire à se faire gicler dès le premier tour.

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#10: France – Espagne

10. France – Espagne (2-1), quarts de finale, 25 juin 2000


Petit élan, coup franc, le quotidien d’un artiste. What else ?

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Par Maxime Brigand

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