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Le tonnerre de Jedvaj

Il n'est pas franchement très bon dans son club allemand, il ne joue pas à son poste de prédilection avec son équipe nationale, mais il est tout de même devenu le héros de tout un peuple. Non, il ne s'agit pas de Benjamin Pavard, mais bien de Tin Jedvaj (22 ans), joueur de Leverkusen dont le doublé a permis à la Croatie de battre l'Espagne (3-2) et ainsi se relancer dans la course au dernier carré de la Ligue des nations.

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C’est une semaine que Tin Jedvaj n’est pas près d’oublier. Jeudi 8 novembre : le Bayer Leverkusen accueille le FC Zürich pour la quatrième journée de Ligue Europa. Le club allemand a besoin d’une victoire pour assurer sa qualification et récupérer la première place du groupe. N’en demandez pas plus. Tin Jedvaj profite d’un corner de Julian Brandt pour prouver qu’il s’élève plus haut sans sa grosse tignasse blonde sur la tête et vient claquer un gros coup de tête pour offrir la victoire aux siens (1-0). Sept jours plus tard, le scénario est bien plus compliqué. Pour espérer encore se qualifier pour le final four de la Ligue des nations, et/ou éviter d’être relégué en deuxième division, la Croatie doit s’imposer face à l’Espagne.


Cette même Roja qui avait infligé un violent 6-0 aux Vatreni en septembre dernier. Un traumatisme vite oublié par Tin Jedvaj, puisqu'il était resté sur le banc lors de cette rencontre. Résultat, le défenseur de 22 ans n’est pas du tout impressionné et claque son premier but en sélection d’un nouveau coup de boule pour donner l’avantage à la Croatie. La suite ? Une égalisation sur penalty de Sergio Ramos et un Tin Jedvaj en mode renard des surfaces qui surgit dans les dernières secondes et offre la victoire au vice-champion du monde en titre. Un doublé qu’il savoure avec une jolie glissade sur les genoux avant de se faire étouffer par ses 21 coéquipiers, le portier Lovre Kalinić n’ayant pas eu le courage de traverser le terrain.

Les montagnes russes selon Jedvaj


Si cette semaine vécue par Tin Jedvaj est si belle, c’est surtout car elle est inattendue. Déjà parce que le bonhomme n’est pas réputé pour planter des pions à la pelle. Mais aussi car celui qui évolue le plus souvent en défense centrale ou en latéral droit au Bayer Leverkusen n’est pas habitué à jouer sur le côté gauche comme il l’a plutôt bien fait face à l’Espagne. Il faut dire que ces derniers temps, Tin Jedvaj n’est plus trop habitué à jouer tout court. Que ce soit avec la Croatie où, lors de la Coupe du monde, il a retiré sa chasuble uniquement pour disputer le match de coiffeurs face à l’Islande lors de la dernière journée de la phase de poules, ou bien avec le Bayer Leverkusen où il n’est sorti du banc que pour disputer cinq rencontres de Bundesliga. Une situation pas évidente à vivre pour un jeune homme annoncé comme un futur crack dès ses premiers pas avec le Dinamo Zagreb à l’âge de 17 ans où il a côtoyé le sulfureux Zdravko Mamić. De quoi marcher dans les traces de son père, Zdenko, qui a profité de sa carrière de footballeur pour quitter Mostar, la guerre et sa Bosnie natale (alors en Yougoslavie) et s’installer à Zagreb.


Précoce, Tin va même enfiler le damier de la Croatie à 18 ans et 11 mois lors d’un match amical face à Chypre en septembre 2014, avant de connaître sa première titularisation deux mois plus tard face à l’Argentine de Lionel Messi. Entre-temps, Jedvaj a connu le premier creux d’une jeune carrière qui ressemble déjà au Tonnerre de Zeus. À savoir un passage à la Roma où il aura ciré le banc à 34 reprises, foulé la pelouse du Stadio Olimpico durant sept minutes, disputé deux matchs de Serie A et tapé le cuir avec Francesco Totti à l’entraînement. La suite du manège ? Un prêt concluant au Bayer Leverkusen qui décide de lever l’option d’achat fixée à huit millions d’euros. Une blessure à la cuisse qui l’éloigne des terrains pendant six mois en 2015. Un retour sur le pré où il se permet même d’inscrire le 2000e but du Bayer Leverkusen en Bundesliga d’une énorme praline sous la barre de Diego Benaglio, alors à Wolfsburg. Puis un retour à la case hôpital pendant six mois en raison d’une vilaine blessure au tibia.



Le futur Benjamin Pavard croate ?


Dans l’incapacité d’enchaîner les matchs, Tin Jedvaj voit donc le train de la Croatie et du Bayer Leverkusen foncer – ou reculer pour le club allemand – sans lui. Une situation complexe, comme le résume son entraîneur Heiko Herrlich : « Il y a forcément un certain mécontentement lorsque vous êtes blessé, que les joueurs qui jouent à votre poste le font très bien et que vous vous sentez loin. » Heureusement pour celui qui vient tout juste de prolonger son bail à Leverkusen, en Croatie, ceux qui occupent habituellement le poste de latéral gauche – Ivan Strinić et Josip Pivarić – ne le font pas, eux, forcément très bien. Et vu la performance de mammouth réalisée par Tin Jedvaj contre l'Espagne, il peut très bien faire une Benjamin Pavard et s’emparer définitivement de ce poste qui n’est pourtant pas le sien. Il n’a plus qu’à espérer que Zlatko Dalić regarde autant la Bundesliga que Didier Deschamps et le tour est joué.

Par Steven Oliveira
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