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Le Telstar 18 est-il le Jabulani de 2010 ?

La fournée de matchs internationaux de mars a mis en rogne certains gardiens qui découvraient le Telstar 18, ballon officiel du Mondial russe. Des courbes étranges, une prise de balle compliquée et une appréhension déjà présente et qui fait tache, à un peu plus de deux mois de l’évènement. Et cela n’est pas sans rappeler les filouteries de la gonfle version sud-africaine de 2010.

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Il avait un nom zoulou de circonstance : Jabulani ( « être joyeux » en VF). Pour le commun des mortels, cela reste associé aux vuvuzelas, aux pas caliente de Mme Piqué, aux exploits de Nico Anelka, à la mimine de Suárez ou encore à un Don Andrés faisant tomber le maillot dans la nuit de Johannesburg. Pour beaucoup de portiers de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, le nom de la sphère ornée de triangles colorés est surtout synonyme de grosses galères, sueurs froides et maux de crâne. Avant le tournoi, comme d’habitude, la FIFA fait la maligne et annonce avoir conçu avec Adidas le bijou du siècle, le décrivant comme plus rond que rond et léger comme jamais. Mais dans les faits, cela vire rapidement au couac et les portiers haussent le ton. Alors en cause : la volatilité du joujou – phénomène déjà observé en 2006 en Allemagne avec le « Teamgeist » – qui transforme n’importe quelle tentative lambda en alerte rouge pour les derniers remparts internationaux.


On veut « plus de buts, de spectacle »

À l’époque, ce sont même les meilleurs gardiens du circuit qui en sont réduits à faire leur Calimero en conférences de presse à la suite de leurs matchs. « Une balle de supermarché » pour Júlio César. Un modèle « honteux » et « inadapté » pour Gianluigi Buffon. « Un ballon de plage » pour Casillas, qui poursuit : « C'est triste qu'un élément fondamental qu'est le ballon d'une compétition aussi importante que la Coupe du monde ait des caractéristique si épouvantables. » Son concepteur, Andy Harland, sur Sky Sports News, est même obligé de concéder les défauts du produit : « Il est possible que cela affecte les gardiens. Le ballon va assurément aller plus vite dans les airs. » Et quand des scientifiques se penchent sur le dossier, le bilan fait effectivement mal : lorsqu'il est propulsé à plus de 70 km/h, le cuir se met à faire n’importe quoi et devient aussi incontrôlable qu’un Lucas Moura lancé pleine balle. Les pions inscrits lors du légendaire Uruguay-Ghana en sont peut-être les meilleures preuves.




Si l’on est peut-être passé à côté de quelques tremblements de filets sur des frappes directement envoyées dans les tribunes sud-africaines, on a surtout vu, pendant ces deux mois de foot en folie, des buts parfois improbables. Et des gardiens dans le rôle des laissés pour compte. « Le ballon n’était pas bon, trop flottant, se souvient Carlos Kameni, resté sur la banquette du Cameroun lors du tournoi, mais qui avait tout de même pu tâter la chose à l’entraînement et lors de la CAN en Angola quelques mois plus tôt. Ces dernières années, il y a une sorte de tendance vers l’offensive, pour des matchs avec plus de buts, de spectacle. Avant, avec les vieux Adidas, la trajectoire était celle que vous donniez au ballon. Après, on s’est mis à fabriquer des ballons qui ont moins de précision et prennent des trajectoires approximatives, et lors des matchs, il est plus probable que le gardien soit en difficulté. Ils ont commencé à faire ça, et je pense que ça ne va pas s’arrêter. »


Le malheur des uns fait le bonheur de Müller

Huit ans – et une Coupe du monde en Amérique du Sud lors de laquelle aucune grosse polémique autour du « Brazuca » n’a été à signaler – plus tard, ce constat flippant semble refaire surface avec la nouvelle création de la marque aux trois bandes. Ce sont les gardiens espagnols et allemands qui sont montés au front, presque unanimement, à la suite de l’opposition entre les deux nations vendredi dernier. « C’est vraiment étrange, a lâché David de Gea. Il aurait pu être largement mieux. » « Je vous parie autant que vous voulez que nous verrons au moins 35 buts de loin, parce que c’est impossible de s’entraîner, a préféré rire jaune Pepe Reina. Et il est recouvert d’un film plastique qui le rend difficile à maîtriser. Les gardiens vont avoir beaucoup de problèmes avec cette balle. Ils devraient la changer, ils ont encore le temps. » Pessimisme également chez Marc-André ter Stegen : « Le ballon pourrait être mieux, il bouge énormément et est difficile à bloquer. Mais nous allons devoir faire avec et essayer de le maîtriser. Nous n’avons pas d’autres choix. »


Prendre sur soi et tenter d’apprivoiser ces vilaines bêtes de la firme allemande, plutôt que de se disposer en position latérale de sécurité à la moindre frappe foireuse de Yacine Bammou ou Ola Toivonen, c’est également ce que préconise logiquement Kameni. « S’ils se plaignent, c’est sûrement à raison, ce n’est pas pour amuser la galerie, défend le gardien de Fenerbahçe. Il y a un véritable problème. C’est dommage, car avec des ballons de ce type, ça fausse tout. Mais qu’est-ce que ça change de se plaindre ? Ce ne sont pas nous qui choisissons. C’est possible de tout de même être performant, on travaille pour cela. On s’habitue avec le temps : au Portugal par exemple, ils jouent avec ce genre de ballon depuis plusieurs années. » En tout cas, ce ne sont pas les buteurs qui viendront grogner au sujet des caractéristiques favorables aux golazos de ces balles : auteur d’un caramel sublime, mais étonnant face à De Gea avec le fameux Telstar 18, Thomas Müller semble déjà avoir adopté la gonfle pixelisée. Comme Sulley Muntari et Diego Forlán avant lui avec le Jab'.



Par Jérémie Baron Propos de Carlos Kameni recueillis par JB, les autres tirés de Sky Sports News, Le Monde et As.
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