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  1. // Décès de Lorenzo Sanz

Le Sanz de la vie

Décédé à 76 ans à la suite de la pandémie actuelle liée au coronavirus, Lorenzo Sanz laissera une trace indélébile dans les mémoires madrilènes malgré des déboires. La raison ? L’ancien président du Real Madrid (entre 1995 et 2000) est parvenu à redonner vie à un club à la recherche d’une nouvelle dynamique sportive, notamment dans la conquête de la C1. Itinéraire d'un self-made man.

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La discipline et le travail sont-ils deux axes majeurs, pour ouvrir la porte à un succès certain ? Au moment d’observer la vie de Lorenzo Sanz, la question ne se pose plus tant son travail à la tête du Real Madrid a été couronné de gloire. Homme alpha à l’élocution toujours très sereine et assumée, Lorenzo Sanz gardait de bons souvenirs de sa période en tant que président du Real entre 1995 et 2000. Même si tout n’était pas gagné à l’avance. « Être président du Real Madrid, c’est extrêmement difficile. À l’époque, Bernabéu avait vu sa voiture renversée à la porte du stade, expliquait l’ancien gardien de but, dans une interview au site La Galerna réalisée en 2017. Ils se passaient parfois des choses qui nous transcendaient. Aujourd’hui, la communication est changée, même si tout peut se savoir. Par exemple, les joueurs se parlent avec la main devant la bouche. » Une attitude que Sanz déplorait, car dans le football, il faut avant tout se battre pour ses idées plutôt que se protéger selon lui.

Gardien du temple


Père de famille, Lorenzo Sanz avait depuis son plus jeune âge une passion innée pour le Real Madrid. Natif de Chamberi, un quartier résidentiel de la capitale espagnole, Sanz grandit dans une famille modeste dirigée par un père gardien de parc. Aîné dans une famille de dix enfants, le jeune garçon fait ses premières gammes dans le club de quartier de Puerta Bonita où attraper le ballon avec une paire de gants ne lui fait aucunement peur. En parallèle, le petit Lorenzo devient assistant dans un salon de coiffure et vend de l’eau dans les travées du Santiago-Bernabéu en compagnie de sa grand-mère. Une manière comme une autre de gagner sa vie, et de participer au bien-être des Sanz. Puis, l’adolescence permet ensuite à Lorenzo - doué dans le commerce - de s’épanouir professionnellement dans une entreprise de fabrication pour papier peint.


En 1963, sa réussite est telle qu’elle engendre le rachat d’un magazine de vente mobilière et celle de l’imprimerie rattachée à son édition. Par la suite, Sanz parvient à travailler comme garde du corps de Blas Piñar, connu pour sa proximité avec l’idéologie franquiste. Lorenzo s’occupe également de gérer les affaires administratives du politicien, avec lequel il parvient à obtenir le statut d’expert en droit de la propriété où il dirigera notamment Fuerza Nueva (Nouvelle Force, en VF), un parti d’extrême droite dont il gère la publicité. Pas joli-joli. Passionné par le monde des chevaux, Sanz préside également une association destinée à la course hippique avant de diriger la société du développement d’éleveurs chevalins. Grâce à ses multiples contacts, Sanz acquiert la propriété de biens immobiliers et assure la régence de l’hippodrome de Zarzuela puis la cafétéria du Real Madrid. Dans des périodes où le président de la Maison-Blanche était alors Ramón Mendoza, président du Real de 1986 à... 1995.

Les blessures de Capello et l’an 2000


Engagé comme conseiller au sein de la Maison-Blanche puis vice-président du Real Madrid, Sanz est élu président du Real le 26 novembre 1995 au sein d’une équipe qui n'a plus vu la Coupe d'Europe des clubs champions dans sa vitrine depuis 29 ans. Qu’à cela ne tienne : Sanz est prêt à redonner leurs lettres de noblesse aux Blancos. Cela va se produire, avec six trophées majeurs glanés durant sa présidence. Dès sa première année complète au club en 1996-1997, Sanz acquiert le titre de champion d’Espagne grâce à l’arrivée de Fabio Capello et fait signer six recrues fondamentales dans la suite des événements : Bodo Illgner, Christian Panucci, Roberto Carlos, Clarence Seedorf, Davor Šuker et Predrag Mijatović. Dernier cité, le Monténégrin sera d’ailleurs l’unique buteur de la finale de C1 1998 à Amsterdam contre la Juventus (1-0). Seulement voilà, cette conquête de la C1 se fait sans Capello, parti deux ans plus tôt à l'AC Milan. « Berlusconi était son père sportif, et d’après lui, il était impossible de résister à une telle offre. (...) Nous nous sommes reparlés depuis et avec le temps qui passe, nous avons discuté. Il a reconnu qu’il avait mal fait de s’en aller. "Vous n'auriez pas dû me laisser partir !" disait-il. »



Malgré le départ de Jupp Heynckes dans la foulée de cette première saison, le Real de Sanz poursuit sa moisson de trophées et remporte une deuxième fois la Ligue des champions contre le FC Valence à Saint-Denis lors de la saison 1999-2000 avec Vicente del Bosque aux manettes. Deux mois après avoir empoché une deuxième Coupe d’Espagne sous son mandat, Sanz demande à ce que l’élection présidentielle soit anticipée au 16 juillet 2000. Hélas pour lui, son adversaire Florentino Pérez ressort vainqueur des votes grâce à une avance de 3167 voix. « Avec Florentino, je n’ai plus voulu discuter de rien, poursuit l’homme pour La Galerna. Je suis parti quand les urnes l’ont décidé, puis j’ai passé dix ans sans jamais revenir au Bernabéu. Florentino et moi avons perdu une décennie de relation bêtement. »

« Chacun de nous possède une responsabilité »


La fin de sa présidence rimera de plus en plus avec des ennuis d’ordre judiciaire, qu'il ne devait qu'à lui-même. Le 7 novembre 2018, Sanz avait notamment été condamné par le tribunal de Madrid à trois années d’emprisonnement et une amende de 1,2 million d’euros pour une fraude fiscale intentionnelle estimée à six millions d’euros lors de ses déclarations d’impôts 2008 et 2009. Bénéficiaire de circonstances atténuantes liées à la réparation de dommages, Sanz avait pu amortir cette sentence grâce à la mise en hypothèque des biens de ses enfants afin de payer le trésor public. Aux yeux des amateurs de football, Lorenzo Sanz restera malgré tout un fervent supporter du Real qui savait faire fi des querelles passées avec Pérez. « Chacun de nous possède une responsabilité, poursuivait Sanz. Je reste convaincu que Florentino a fait ce qu’il pensait être le meilleur pour son club. S’est-il trompé sur des choses ? Seul le temps le dira. » Un temps définitivement terminé, pour celui décédé à 76 ans à la suite de la pandémie actuelle de coronavirus.

Par Antoine Donnarieix
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