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Le règlement de Conte

Logiquement éliminé en demi-finale de la Carabao Cup mercredi soir à l’Emirates avec Chelsea, Antonio Conte prend actuellement le virage le plus serré de son aventure chez les Blues avec, dans la main, un cocktail d’amertume politico-sportive. Ambiance de fin de règne.

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Une scène, comme un parfait résumé de la vapeur qui se condense depuis plusieurs mois sur la vitrine qui sépare le monde de « leur » monde : celui des entraîneurs, univers impitoyable dont le rôle varie d’un banc à l’autre. Assis à la tribune, la mine défaite au moment de venir fournir des explications à la suite de l’élimination de ses hommes, mercredi soir, en demi-finale retour de la Carabao Cup à l’Emirates (1-2), Antonio Conte a été invité à revenir, une nouvelle fois, sur la politique de recrutement d’un Chelsea dont il a récupéré la barre il y a maintenant dix-huit mois. « Je crois que c’est le club qui décide. Comme je l’ai déjà expliqué, mon job est de faire progresser l’équipe. Depuis cet été, c’est le club qui a choisi chaque joueur. » Pas lui, à aucun moment, ce que Conte avait déjà glissé au moment de sortir la tête d’un mercato estival à propos duquel il n’a jamais caché sa déception. Ainsi, sa mission n’est plus la même : si l’Italien est là, c’est pour faire mijoter l’ensemble, non pour choisir les ingrédients. Willian blessé au cours de la première période face à Arsenal, faut-il que Chelsea s’active pour se renforcer devant ? « Quand l’un de vos meilleurs joueurs se blesse, ce n’est pas simple. Surtout quand votre seul remplaçant sur le banc est Ross Barkley. (...) Parfois, vous pouvez avoir votre mot à dire sur le recrutement, parfois non. Mon premier objectif est de faire mon travail, d’entraîner, et d’essayer d’avancer. Bien sûr, aujourd’hui, je n’ai pas grand-chose à dire sur le recrutement... » Drôle d’ambiance.

La maîtrise de Wenger


Au fond, que retenir de la victoire d’Arsenal mercredi soir ? Plus qu’un résultat, c’est certain. La manière, d’abord : pour la seconde fois depuis son arrivée en Angleterre, Antonio Conte a été maîtrisé par Arsène Wenger. Souvenons-nous du déclic du 24 septembre 2016, jour de défaite brutale (0-3) pour des Blues étrillés en quarante minutes à l’Emirates avant de voir l’émergence de la défense à trois qui conduira Chelsea au titre de champion dès la première saison de l’ère Conte. Mercredi soir, l’histoire s’est répétée au cours de ce qui constituait le cinquième rendez-vous de la saison entre les deux équipes, le premier qui a trouvé un vainqueur. Oui, les Gunners ont eu de la chance, ont été aidés par les gribouillages malheureux de Rüdiger, mais il serait malhonnête de résumer leur qualification ainsi : en installant Elneny devant la défense, Wenger a réussi à glisser Eden Hazard, dont Chelsea est plus que jamais dépendant, dans sa poche en réaction à une première période globalement dominée dans l’approche par Antonio Conte. Voir l’Alsacien tenter (et réussir) un coup tactique est assez rare pour le souligner, et cette qualification doit avant tout être la sienne, son groupe répondant avec autorité dans son approche de la vie sans Sánchez, et ce, grâce notamment à un Wilshere plus que jamais retrouvé.

Tenir le navire


Dézoom : ce à quoi on assiste aujourd’hui est aussi une histoire d’époque. Oui, Chelsea traverse une période délicate, au sens nouveau du terme. Pourquoi nouveau ? Simplement car avant de venir à l’Emirates, les Blues restaient sur une série de douze matchs sans défaite toutes compétitions confondues – six victoires, six nuls (dont une qualification aux tirs au but face à Norwich en FA Cup, ndlr)–, qu’ils n’ont perdu « que » six matchs cette saison (quatre en championnats, un en C1, un en Carabao Cup) et que le club est encore en course en Ligue des champions et en FA Cup. Pas si mal, donc. Reste qu’à l’échelle de Chelsea, cette courbe touche au drame et qu’au-delà des chiffres, c’est une histoire de forme : face à Arsenal, les hommes de Conte ont touché leurs limites physiques. L’Italien l’avait prévu, avait informé ses dirigeants qu’avec l’apparition de la C1 dans son calendrier, l’effectif devrait être étoffé, cela n’a pas été le cas.


Voilà les conséquences : aujourd’hui, Chelsea patauge physiquement, psychologiquement et politiquement. Le mercato hivernal l’a prouvé, tant les dirigeants semblent s’être décidés à utiliser le levier de l’urgence pour rattraper les ratés de l’été tout en attrapant les vieilles promesses (Barkley). Résultat : Conte a souvent vu son Chelsea s’en sortir grâce aux inspirations de Hazard et la rencontre de mercredi soir a définitivement prouvé qu’en l’absence de Morata et Fàbregas, le coach italien bricole. Les arrivées de Džeko et Emerson Palmieri ont pour motivation de tenir le navire jusqu’au printemps. Là, Antonio Conte, qui a déjà prouvé par le passé, notamment à Turin, qu’il était plus qu’un exécutant, fera certainement ses valises. On revient à l’ADN de la politique Abramovitch : quinze ans de succès, une grosse dizaine de coachs consommés. Retour de théorie : avec lui, l’importance du coach ne serait que relative dans une démarche version « qu’importent les hommes, tant qu’on a les trophées » . Impitoyable, on disait.

Par Maxime Brigand
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