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Le Mondial commence aujourd’hui

Ce France – Pays-Bas est plus qu’un match amical. Parce que c’est le premier depuis la désormais mythique qualif’ face à l’Ukraine. Parce que c’est le dernier avant la préparation du Mondial. Et parce qu’il y a comme l’idée d’un horizon nouveau. Mirage ou réalité ?

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On les avait laissés en train de chanter La Marseillaise dans un Stade de France incandescent. Un exutoire mais aussi une réponse. Bien sûr, le scénario du barrage surréaliste des Bleus face à l’Ukraine les a peut-être fait basculer dans l’irrationnel d’un karaoké cocardier. Mais derrière cet hymne beuglé à l’issue de la double confrontation, on a senti comme une réconciliation entre un public et une équipe. Mais surtout, on a eu la sensation d’une rupture. Ou d’une volonté de rupture. Comme une envie de laisser derrière soi la charge d’un passé trop lourd et trop présent, et il est inutile d’épiloguer sur la nature de cet encombrant héritage. Bien sûr, ce moment aurait pu n'être qu’une allégresse ponctuelle, sans lendemain, et il n’est pas impossible que ce soit le cas. Pourtant, on a envie d’imaginer que son sens est profond. Et c’est peut-être Didier Deschamps qui vient d’en apporter le gage le plus prometteur. Avec cette liste pour la réception des Pays-Bas (qui, au passage, sont d’ores et déjà en lice pour le titre de plus beau maillot de l’année), la Dèche a opéré des choix très forts. Franchement, on ne s’y attendait pas. Pas dans ces proportions en tout cas. Nasri et Abidal oubliés de la liste, qui l’eut cru ? Évidemment, dans d’autres circonstances, l’interprétation aurait pu être davantage circonstancielle. Mais ce rendez-vous est le seul avant le début de la préparation pour le Mondial qui débutera le 19 mai prochain. Et en convoquant Franck Ribéry et Mamadou Sakho, tous deux blessés et indisponibles pour la venue des Oranje, Deschamps a envoyé un message clair : son groupe pour le Mondial est quasi constitué. Et le cap est clairement affiché.

Place à la vie de groupe

Jusque-là, il y avait comme une allégeance à la realpolitik. Un impératif de résultats et de qualification qui semblait interdire au sélectionneur certaines ruptures. Et on ne va pas se mentir, tout au long de cette campagne éliminatoire, les souvenirs obscurs ont escorté le parcours et les choix effectués, jusqu’au paroxysme lors du match aller en Ukraine (0-2) en forme de désastre sportif, mais surtout humain. Au soir du 15 novembre dernier, disons-le clairement, l’équipe de France payait sonnant et trébuchant l’addition de l’absence de décisions des trois dernières années. Et les options prises le 19 ressemblaient alors davantage à un ultime pari au bord du précipice. Aujourd’hui, on peut presque s’avancer, Deschamps semble en avoir fait l’acte fondateur d’un nouveau départ. Libéré par le billet composté pour Rio et la reconduction de son contrat jusqu’à l’Euro 2016, Deschamps a les coudées franches pour réformer en profondeur. Et les postures de façade, comme l’importance de la vie sociale, semblent aujourd’hui devenir de véritables critères. À la veille du match face aux Bataves, le sélectionneur ne s’est pas privé pour le rappeler, notamment en justifiant l’absence de Nasri, dont la défaite personnelle dépasse manifestement le naufrage en Ukraine : « Si cela avait été spécifique à ce match, beaucoup d’autres joueurs auraient pu être concernés. Il y a une réflexion individuelle, mais aussi par rapport à un état d’esprit de groupe. Les joueurs, quels qu’ils soient, à eux d’être le plus performant possible. À aucun moment, il n’y a de match sanction. Ce qui m’intéresse, c’est la valeur et le potentiel des joueurs. Bien sûr, le critère sportif est le plus important, mais ce n’est pas le seul. Il y en a beaucoup d’autres. » Et bing !

Ribéry : fini la vie de « famille »


Car il faut être clair, la dégringolade des Bleus dans la hiérarchie mondiale trouve largement sa source dans la nocivité de sa vie de groupe. Bien évidemment, la valeur sportive de ses éléments est bien inférieure à celle de la décennie dorée 1996-2006 et aujourd’hui le seul Zidane présent à Clairefontaine est en U19. Il n’empêche, avec autant de joueurs présents dans de grands clubs, la France ne peut pas émarger aussi loin de la Suisse, par exemple, dans un classement FIFA qui ne dit pas tout, mais qui dit quelque chose quand même. C’est dans son fonctionnement clanique qu’il faut chercher le suicide de Knysna et dans les mêmes ressorts qu’il faut trouver l’échec de Laurent Blanc et celui de la première partie de mandat de Didier Deschamps. L’échec sportif et le désamour. Alors, fort de ces deux années à venir sans une réelle obligation de résultats, la Dèche semble enfin s’être décidé à attaquer les racines du mal. Pas fou, le capitaine des champions du monde 1998 sait que le 19 novembre, le public a célébré la qualification, mais aussi un souffle, peut-être même un esprit. Alors à défaut de pouvoir garantir les résultats, Deschamps s’est au moins attaché à mettre les ingrédients de cette dynamique. Un raisonnement que l'on peut pousser jusqu’à Franck Ribéry. Le Bavarois est incontestablement le taulier de l’équipe. Mais un taulier de culture tribale, dont les préférences et les affinités ont régenté certains choix, avec les résultats que l’on sait. Alors en écartant Nasri et Abidal, Deschamps a autant envoyé un message au Citizen et au Monégasque qu’au troisième du dernier Ballon d'or, désormais davantage isolé. Et en actant ce virage dès aujourd’hui, le patron des Bleus donne au rendez-vous de ce mercredi une saveur particulière. D’ordinaire, les matchs amicaux du mois de mars sont des purges un peu fourre-tout dont on ne sait pas vraiment l’utilité. Avec cette liste très forte et un onze de départ qui ressemble fort à un onze type (en l’absence de Ribéry), il y a une forme d’évidence : le Mondial commence ce soir. En se passant de certains pour privilégier l’arrivée de petits nouveaux, l’équipe de France a peut-être décidé de s’éloigner d’hier pour se tourner vers demain. Enfin.

Par Dave Appadoo
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