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Le mercato des vieux cons

Pour la première fois, un mercato se joue plus sur les réseaux sociaux que dans les médias classiques. On relaie les informations – fausses ou vraies – en temps réel, l’ascenseur émotionnel est à son maximum, on surinterprète des « likes » de photos de joueurs, les joueurs font passer des messages publics via Instagram, on traduit à la va-comme-je-te-pousse des langues étrangères pour comprendre dans l’instant ce qui se joue. Au fond, le mercato a encore cinq semaines devant lui et tout le monde en a déjà marre.

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Il y a vingt ans, on apprenait la signature de Ronaldo à l’Inter dans la presse du lendemain. Il y a quinze ans, on allait un peu sur le minitel, il y a dix ans, on faisait F5 sur lequipe.fr dans la dernière ligne droite du 31 août pour savoir qui de Charles-Edouard Coridon ou Juan Roman Riquelme allait signer au PSG. Aujourd’hui, toute cette candeur a disparu. On s’absente cinq minutes pour aller pisser et voilà que Gerard Piqué balance une photo de Neymar avec la légende « Il reste » . Quintessence du mercato 2.0, le feuilleton Neymar est en train de rendre dingues et/ou cons les gens. Dans cette histoire, on interprète tout et n’importe quoi, des « likes » de photos des joueurs au message subliminal de Daniel Alves sur son compte Instagram en passant par la photo de Messi contre la Juventus où le Brésilien est en arrière-plan, embarqué dans une chute ridicule. Aujourd’hui, le mercato, c’est ça. Une toile numérique qui va (trop) vite et qui embarque tout sur son passage : fake news, faux comptes, traduction instantanée erronée, thread à n’en plus finir, sans parler des lambda qui s’auto-proclament agents et les journalistes qui se battent pour savoir qui a eu l’exclusivité. Un bar PMU numérique à ciel ouvert. Finalement, les quotidiens arrivent souvent vingt-quatre heures trop tard, même les radios sont à la bourre devant le grand débarquement 2.0.

Le sommeil comme cimetière


Une folie qui contient son lot d’informations, mais aussi son torrent de haine – suffit de voir ce qu’endure le journaliste brésilien à l’initiative du feuilleton Neymar pour comprendre à quel point le football peut rendre con quand on est assis en slip derrière un écran. Au bout du compte, où est le plaisir ? Difficile à dire. Le mercato était, autrefois, une période attendue, sympatoche, drôle, avec une dernière ligne droite souvent folle où les anecdotes de 31 août se racontaient autour d’un verre. Le mercato estival 2017 restera comme celui du dégoût. Dégoût de l’overdose de versions contradictoires, dégoût des insultes, dégoût de l’impatience, dégoût des prix pratiqués, dégoût de ce que devient le football où l’adage « Tout, tout de suite » prend de plus en plus de place. Oui, il y a un peu dans l’idée que « c’était mieux avant » car, et peu importe l’issue, la saga Neymar restera comme celle de la folie humaine et fera jurisprudence. Où comment on se prend à regarder un amical sans intérêt à deux heures du matin en espérant – ou non – voir le joueur embrasser le blason du FC Barcelone en cas de but, synonyme de son envie de rester en Catalogne. Nous voilà devenus des traducteurs occasionnels, des spécialistes en interprétation corporelle, des détectives privés pour savoir si Alexis Sánchez a eu le temps, en dix-sept heures, d’être au Chili – date de son dernier message sur Instagram – et de rallier Paris où il est supposé être pour négocier son avenir au PSG. Pis, certains embrassent des carrières de contrôleurs aériens.


Pour Daniel Alves, des spécialistes du gazouillis ont pris le temps de suivre en temps réel le trajet de ce qui aurait pu être son jet privé pour voir si le latéral filait à Manchester ou Paris. Moralité, on continue de perdre des points de vie depuis la mi-juillet pour des histoires qui se jouent dans des sphères infiniment plus hautes que les réseaux sociaux. Une nouvelle donne tellement chronophage que certains se demandent, une fois dans leur lit, si le monde ne va pas basculer durant leur sommeil. Nous sommes devenus les serviteurs d’une guilde façon World of Warcraft. Apeurés d’apprendre au réveil, donc en retard, que Neymar est toujours un joueur du FC Barcelone. Il y a vingt ans, on se serait délecté de cette histoire dans les pages des journaux autour d’un bon café. Aujourd’hui, on n’a plus le temps. Et c’est bien dommage.

Par Mathieu Faure
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