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Le match que vous n'avez pas regardé : Monaco II-Nice II

Un derby azuréen, une équipe à la rue, un stade qui sent la pomme, un gardien aux fraises, un sacré coup de Pélican et un grand bouillon. Tout ça, c’est le choc de National 2 entre les réserves de l’AS Monaco et de l’OGC Nice et c’est le match que vous n’avez pas regardé.

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AS Monaco II 0-4 OGC Nice II

Buts : Pélican (54e sp, 68e), De Oliveira (63e) et Gameiro (80e) pour Nice

En ce samedi soir, la Côte d’Azur se pare d’une agréable tiédeur communément appelée « été indien » . Difficile de savoir si Maurice Chevalier y avait ses habitudes, toujours est-il que son nom est aujourd’hui associé à un petit stade perché dans les hauteurs de Cannes, entre une centrale électrique et un centre de loisirs pour enfants. Loin de la Croisette, du strass et des pizzerias pour touristes, le quartier de la Bocca accueille le derby azuréen de National 2 entre les réserves de l’AS Monaco et de l’OGC Nice. La faute aux travaux qui empêchent les Monégasques de disposer de leurs installations principautaires et les contraignent à virevolter de ville en ville pour lutter contre la relégation, bien loin du faste de l’équipe première.


Scouts toujours !


« Moi je suis content, avec ma femme on est en vacances à Sainte-Maxime, c’est pas loin » , explique ce groundhopper allemand, tatouages du Hansa Rostock sur le bras. « Juste avant, on est allé voir l’AS Cannes contre Côte Bleue, mais c’était pas terrible » , reprend-il. L’absence d’ultras et de bière à la buvette, en lieu et place de laquelle on trouve des gobelets de soda vendus à un prix prohibitif achève ses espoirs de passer une bonne soirée. Dans la tribune, quelque 200 personnes se sont donné rendez-vous. Principalement des scouts, les familles des joueurs et des petites amies. À la mi-temps, on aperçoit même Patrick Vieira, venu observer de ses propres yeux une réserve qui ne brille pas par ses résultats au vu de sa présence logique dans le ventre mou du classement. En face, l’ASM court toujours après sa première victoire de la saison et quelques noms présents sur la feuille de match semblent lui donner l’avantage, comme en témoignent ces deux supportrices asémistes se présentant à l’entrée comme étant « invitées par Jordy Gaspar » . Rien que ça.


Le transfuge de l’OL fait évidemment partie des titulaires du côté des hommes de David Bechkoura, même s’il ne sait pas encore qu’il va vivre une soirée assez mouvementée. D’entrée de jeu, Monaco met le pied sur le cuir, mais s’expose en contrepartie aux offensives des Aiglons, à l’image de cette tentative de lob manquée d’un chouïa par l’avant-centre du Gym Maxime Pélican (6e). Pas grand-chose d’autre à signaler, jusqu’à ce que M. Ougier ne siffle la fin d’une première mi-temps aussi équilibrée qu’ennuyeuse. Une pause qu’avait anticipée la dizaine de policiers discrètement postée dans un coin de la tribune d’honneur. Mitraillette sur les genoux et cigarette électronique au bec, les forces de l’ordre applaudissent les collègues qui reviennent les bras chargés de sandwichs. Les autres spectateurs se contentent de barres chocolatées, à défaut d’avoir d’autres sucreries à se mettre sous la dent sur le terrain.

La vie est un Aiglon fleuve tranquille


Mais côté niçois, les papilles vont finalement s’émoustiller en l’espace de trente minutes. Alexandre Gameiro dépose Jordi Gaspar aux abois avant de provoquer la faute du pauvre Boris Popovic. Maxime Pélican prend son envol et transforme le penalty en force (52e). La défense monégasque prend l’eau une deuxième fois sous les yeux vides d’un certain Flavio Roma – désormais entraîneur des gardiens de la réserve – lorsqu'un clone de Vincent Koziello nommé Matthew Cox ringardise Julien Serrano et offre à Denilson De Oliveira le soin de corser l’addition (62e). Déjà pas exempt de tout reproche sur le second but, le gardien monégasque Yanis Henin va ensuite offrir à Maxime Pélican son doublé tant recherché en partant à l’aventure (68e), avant de louper sa sortie face à Gameiro qui met ainsi une dernière bastos à une bien pâle équipe monégasque (82e).


Deuxième victoire de la saison pour les Niçois, qui continuent leur remontée au classement et se payent de surcroît le luxe d’envoyer leur rival à la place de lanterne rouge. « Ah ça c’est typiquement Monaco ! Empiler des individualités qui ne savent rien faire ensemble » , ironisait le barman d’un café du centre-ville le lendemain matin. Les A tenteront de lui donner tort le 8 décembre lors du prochain derby azuréen, loin du charme du stade du porteur de canotier le plus célèbre de France.






Monaco (4-2-3-1) : Henin – Gaspar, Popovic, N’Doram, Serrano - Muyumba Nkita, Navarro – Faivre, Isidor, Traore – Mbock. Entraîneur : David Bechkoura.

Nice (4-3-3) : Clementia – Cox, Hamache, Teoro Kurzawa, Pelmard – Valtriani, Gameiro, Drame – Leveque, De Oliveira, Pelican. Entraîneur : Laurent Bonadei.


Par Andrea Chazy et Julien Duez, à Cannes Photos : JD
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