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Le match que vous n’avez pas regardé : Gijón-Oviedo

Une guerre des clochers, une rivalité retrouvée, une course de canoë, une arrivée prématurée, un penalty raté et un but refusé. Tout ça, c’était le 150e derby des Asturies entre le Sporting Gijón et le Real Oviedo et c’est le match que vous n’avez pas regardé.

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Gijón 1-0 Real Oviedo

But : Fernandez CSC (32e) pour les Rojiblancos

D’un côté, il y a une équipe qui n’a jamais rien gagné. Mais alors vraiment rien. C’est le Real Oviedo, le club de la capitale des Asturies, cette région du nord de l’Espagne connue entre autres pour son cidre et ses traditions celtes. De l’autre, il y a une équipe qui a presque déjà gagné quelque chose, que ce soit le championnat de D1 ou la Copa del Rey... mais presque. C’est le Sporting Gijón, le club de la plus grande ville des Asturies, une cité portuaire qui voue une haine farouche à sa rivale de la capitale, enclavée dans les terres. Ce dimanche, dans le cadre de la 31e journée de la D2 espagnole, les deux équipes se retrouvaient pour le 150e derbi asturiano de l’histoire. Une rivalité qui n’est pas que sportive, mais avant tout une guerre de clochers, puisque seuls trente kilomètres séparent Gijón et Oviedo.

Le vrai choc ibérique

Loin de la lumière du Clásico Real-Barça ou des derbys valenciens, andalous et basques, cet affrontement constitue l’un des plus grands rendez-vous du football espagnol. L’un des plus violents aussi. Dans un pays où le mouvement ultra n’est pas aussi développé que chez ses voisins italiens, français ou allemands, le derby des Asturies est l’occasion d’observer de vives tensions entre, d’un côté, les snobs de la capitale et, de l’autre, les prolos du bord de mer. Pour résumer grossièrement.


Au compteur, c’est Oviedo qui domine : 64 victoires pour les Carbayones, contre 48 pour Gijón. La dernière, c’était au mois de novembre dernier : un petit 2-1 obtenu sur la pelouse du stade Carlos-Tartiere et le troisième match sans défaite en autant de rencontres disputées depuis la saison 2017-2018, lorsque les deux ennemis se retrouvent enfin après quatorze ans de chassé-croisé, toutes compétitions confondues. Envolées les galères financières de Gijón et Oviedo, au passage descendu jusqu'en D4 au début des années 2000. Une époque où les présidents des deux clubs réfléchissaient sérieusement à fusionner, tout en construisant un stade à mi-chemin pour ne pas faire de jaloux. Aujourd'hui, le derbi asturiano se vit en D2 et la haine est plus féroce que jamais. Miam !

Prologue pagaie

Pour preuve, le dispositif de sécurité est le même qu'à l'aller : maximal. 300 policiers et une centaine de gardes de sécurité sont chargés d'encadrer cette rencontre à haut risque, pour laquelle les 1200 supporters d'Oviedo répartis dans 21 bus sont priés d'arriver trois heures à l'avance. L'attente est longue et la tension monte. D'autant plus que la veille, un prologue au match un peu particulier s'est tenu sur la rivière Ribes : des courses de canoë. En solo, à deux ou à quatre, les cinq joutes ont tourné à l'avantage de la team Gijón qui l'a emporté 4-1. De mauvais augure ? Les fans des deux équipes n’étaient pas là pour s’en rendre compte : le dernier entraînement de leurs joueurs respectifs était public afin que ceux-ci puissent être encouragés une dernière fois. Bilan : un demi-millier de Rojiblancos à Gijón, plus de deux mille à Oviedo. Surréaliste.


Le jour J, pendant que les supporters locaux accueillent leur équipe à grands renforts de fumigènes, l’émotion se fait ressentir. Ce derby sera le premier disputé à domicile depuis la mort de Quini, le « sorcier » du Sporting, meilleur buteur du Sporting avec ses 227 pions, terrassé par une crise cardiaque en février 2018. Pour lui rendre hommage, le stade El Molinón, inauguré en 1908 et, à ce titre, plus vieille enceinte encore debout dans le football espagnol professionnel, porte désormais son nom. Et comme prévu, il est plein à craquer.

Un seul mot d’ordre : puta !

Dans les gradins, ça chauffe. D’un côté, on toise le parcage à grands coups de « Puta Oviedo ! Puta capital ! » Ce dernier répond par de chaleureux « Puta Gijón ! Puta sucursal ! (la banlieue, pour ceux qui n’auraient pas pris espagnol LV2) » Au coup d’envoi, les fans locaux déploient un grand tifo-voile sur lequel on peut lire « Le roi est de notre côté. » Un clin d’œil à la longue dynastie des rois asturiens qui auraient marqué leur préférence pour la cité portuaire ? La capitale ne peut tolérer un tel affront. L’heure de vérité a sonné, le terrain servira de ring.

Pas de bulle pour Champagne

Et très vite, Oviedo attaque, domine, mais sans jamais parvenir à concrétiser. Pire encore, à la demi-heure de jeu, Uroš Đurđević sert idéalement Álex Alegría qui tire sur le gardien Nereo Champagne dans un angle fermé, mais la frappe est détournée par Cristian Fernandez dans ses propres filets. Qu’importe, ça fait 1-0 et Alegria part célébrer auprès des siens comme si ce but était son bébé. Signe de la tension palpable, le señor Diaz de Mera dégaine pas moins de treize biscottes pendant toute la rencontre. Mais pas une seule rouge, de telle sorte que les deux équipes luttent à armes égales jusqu’au bout. Cependant, à l’entame du dernier quart d’heure, l’entraîneur d’Oviedo Juan Antonio Albacete Anquela s’effondre sur son banc et se prend la tête entre les mains : l’arbitre vient d’accorder un penalty à Gijón après une faute grossière de Fernandez sur... Alegria.



Décidément, ces deux-là sont inséparables, mais c’est Đurđević qui se charge de faire justice à son comparse. Hélas pour le Serbe, son tir est écarté du bout des doigts par Champagne qui permet aux siens d’entretenir l’espoir. Avec ses 64% de possession de balle, Oviedo est largement au-dessus, mais son manque d’efficacité devant le but donne de quoi s’arracher les cheveux. On croit pourtant au miracle lorsque Ibrahima Baldé trouve la faille à l’entame des arrêts de jeu, mais son but est refusé pour une faute commise sur l’ancien Sochalien Mathieu Peybernes avant d’armer sa frappe à bout portant. Les supporters visiteurs n’avaient plus que trois poils sur le caillou et finissent par se les arracher lorsque le portier de Gijón capte sans mal une dernière tête décroisée du même Baldé juste avant le coup de sifflet final. Les locaux prennent trois précieux points qui leur permettent de remonter à deux longueurs de leur adversaire du soir et de croire en leurs chances de disputer le tour final pour la montée en D1. Une chose est sûre : personne ne crachera sur un éventuel troisième derbi asturiano avant la fin de l’année.



Real Sporting de Gijón (4-4-2) : Marino - Geraldes, Peybernes, Babin, Molinero - Traver (Jimenez, 85e), Cofie, Méndez, García (Salvador, 80e) - Alegria, Djurdjevic (Pérez, 75e). Entraîneur : José Alberto López.

Real Oviedo (3-4-3) : Champagne - Hernández, Alanis, Fernández - Viti (Toche, 73e), Tejera, Javi Muñoz, Mossa - Berjón, Joselu (Baldé, 62e), Barcenas (Johannesson, 62e). Entraîneur : Juan Antonio Albacete Anquela.


Par Julien Duez
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