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Le journal de Benjamin Pavard - Épisode 7

Pendant toute la Coupe du monde, SO FOOT vous propose de vivre la compétition de l’intérieur, grâce au précieux (faux) témoignage de Benjamin Pavard, numéro 2 de l’équipe de France.

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Dimanche 1er juillet


Salut les opportunistes ! Alors ça y est, l’équipe de France est en quarts de finale, le rêve est à portée de main, et tout d’un coup ça commence à klaxonner dans les rues, à chanter devant la télé, à supporter enfin la sélection nationale ? Bah c’était pas trop tôt, les gars ! On a failli attendre... C’est marrant, depuis hier, j’entends tout le monde dire : «  On a été magnifiques » ou encore « On est en quarts de finale  » , alors que jusqu’à samedi, c’était plutôt : «  Ils sont vraiment nuls » ou « Ils ne sont pas à la hauteur des espoirs qu’on avait placés en eux  » , et bien entendu le fameux «  Ils ne méritaient pas qu’on les supporte, ils étaient chiants à voir jouer  » . On va faire comme si tout le monde avait cru en nous depuis le départ, et puis voilà.

En revanche, je ne peux pas vous en vouloir si vous avez halluciné devant ma reprise de volée... Ma parole, même moi je ne savais pas que j’étais capable de faire des trucs pareils... Je sais pas ce qui s’est passé. En fait, je ne comprends plus rien à ce qui se passe. J’ai commencé à rédiger ce journal parce que je pensais que je n’aurais que ça à foutre en Russie, et me voilà en train de foutre des reprises de volée de 25 mètres en pleine lucarne de l’Argentine de Lionel Messi. Il y a 18 mois, je me battais pour une place de titulaire en deuxième division allemande, et me voilà nouvelle étoile montante des Bleus, titulaire indiscutable en quarts de finale de Coupe du monde et en couple avec une Miss France. Pour tout dire, j’ai l’impression d’être grimpé sur les épaules de Kylian, ça va tellement vite que ça semble irréel.

Bon évidemment, j’ai un peu de mal à gérer cette soudaine popularité qui me tombe dessus. Il avait raison, Kurt Cobain, c’est pas évident de porter sur ses épaules le poids des espoirs de toute une génération. À Téléfoot, ils m’ont pris par surprise en diffusant un message de mes parents et en zoomant sur ma tronche pour filmer mes larmes en gros plan, je peux vous dire que ça fait bizarre de se retrouver dans la peau d’un candidat de télé-réalité. Évidemment, ça n’a pas loupé, j’ai ouvert les vannes : voir papa et maman devant la porte de la cuisine en train de réciter leur petit texte et imaginer la galère que ça a dû être pour eux de télécharger Skype sur l’iPad que je leur ai offert à Noël, je vous jure que ça coupe les pattes.



Depuis hier ça fait environ 200 fois que je me repasse l’action de mon but pour essayer de comprendre, mais faut bien le dire : y a tout qui part en vrille, ça paraît surnaturel de A à Z, ce truc. D’abord il y a l’ouverture en profondeur de Blaisou pour Lucas. Aaaah, Blaisou ! Le mec t’as l’impression qu’il est en train de trébucher, mais en fait pas du tout, c’est juste son style, et la passe en profondeur arrive pile dans les pieds d’Hernandez. Blaisou, comme dirait Adil, il «  ken la science  » , il défie toutes les lois de la physique et de la SVT. Il paraît qu’un jour, à l’époque où il était au PSG, il était blessé, alors le médecin du club a dû ouvrir le capot pour regarder ce qui posait problème, et le jour même, il a arrêté de pratiquer la médecine. Il aurait dit quelque chose comme «  Ce n’est pas possible, il n’y a pas un seul organe qui est situé où il devrait. Regardez-moi ça, y a le cœur qui bat dans le mollet gauche ! Et là, normalement, il devrait y avoir quelques mètres d’intestin, et bah en fait il y a une demi-douzaine de poumons entassés ! Et ça ! Regardez ça ! Les articulations peuvent se plier dans les deux sens ! Regardez, le genou, hop vers l’extérieur !  » Blaisou, c’est forcément le résultat des expériences d’un savant fou, c’est pas possible autrement. Si jamais y a un bout qui pète un jour, on trouvera jamais la pièce de rechange, mais en attendant, il court comme un dératé alors qu’il sait à peine marcher correctement...


Bref, le ballon parvient donc à Lucas, qui fait un centre comme il peut avant de se faire tacler : ça passe au-dessus d’Olive, ça passe au-dessus de Grizi, ça passe à côté de Kyky, en gros c’est le centre le plus pété de l’univers, et soudain j’arrive à la rescousse et ça se transforme en passe décisive du plus beau but du Mondial. On dirait la passe de Roberto Carlos à Zidane contre Leverkusen : c’est même pas une passe, c’est un lancer d’étron, et ça se termine par un truc magique dans la lucarne. Et bam, Tuché-Coulé.

On en a donc mis quatre aux Argentins. Bon, faut dire que la défense des Argentins... Hum. Comment dire ? Ils paraissaient déjà très lents quand ils couraient derrière des joueurs normaux, mais alors quand ils ont commencé à courir derrière Kylian, c’est devenu n’importe quoi. Faut dire que je me le cogne tous les jours à l’entraînement, je peux vous le dire, c’est quelque chose, hein. Tu es bien sur tes appuis, tu crois que tu es bien en place, et puis tu vois le Kylian et ses doubles propulseurs au propane qui se déclenchent, t’as un énorme courant d’air qui te soulève les cheveux et tu entends Kylian qui passe en trombe : «  Je suis sincèrement navré, cher ami, mais il se trouve que je suis attendu urgemment dans votre surface de réparation, ayez donc l’obligeance de vous écarter promptement, soyez sûrs que je ne manquerais pas de vous raccompagner à l’aéroport après la rencontre.  »

L’aventure continue, les amis ! Vendredi, on doit jouer l’Uruguay, et ça risque d’être une autre limonade... Julien Mahieu Cet article est bien évidemment une fiction, et est réalisé en partenariat avec Volkswagen.
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