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Le journal de Benjamin Pavard - Épisode 5

Pendant toute la Coupe du monde, SO FOOT vous propose de vivre la compétition de l’intérieur, grâce au précieux (faux) témoignage de Benjamin Pavard, numéro 2 de l’équipe de France.

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Vendredi 22 juin

Bah voilà, on est en huitièmes de finale. Un à zéro, bonjour au revoir, on vient, on marque et on ferme boutique. On va pas trop la ramener, hein, parce qu’on a encore ramé comme des galériens pour battre une équipe de seconds couteaux, mais bon, quand on voit le début de parcours des autres favoris, on se dit qu’on n’est pas trop mal lotis. Et qu’on a de la chance d’avoir m’sieur Deschamps aux commandes.

D’ailleurs, il était sacrément content, m’sieur Deschamps, après le match d’hier. Faut dire qu’une victoire 1-0, pour lui, c’est le summum du plaisir : c’est la définition même du match réussi. Cette victoire contre le Pérou, c’est pas seulement une victoire, à ses yeux, c’est une œuvre d’art, et une œuvre qui porte sa marque. Quand tu regardes un film de Tarantino et que tu te tapes des heures et des heures de dialogues abscons sur des hamburgers, des flingues et des samouraïs, tu te dis : «  Alors là, pas de doute, c’est un film de Tarantino !  » Eh bien là c’est pareil : quand tu t’endors devant une rencontre qui s’achève sur le score de 1-0, en ouvrant les yeux tu te dis «  Alors là, aucun doute, c’était une victoire à la Deschamps !  » Et quand tu t’endors devant une rencontre qui s’achève sur le score de 1-0, et qu’en plus tu gagnes des coupes d’Europe, c’est presque pareil, sauf que c’est une victoire à la Mourinho.

Faut dire qu’on n’a pas vraiment de mérite, parce que les Péruviens, ils jouent plutôt bien au ballon, ils sont assez forts pour dribbler, ils sont plutôt balèzes pour tout ce qui est récupération, mais alors en revanche, marquer des buts, c’est pas du tout leur délire, ils sont au-dessus de tout ça. C’est abusé, on croirait des Marocains. À leur décharge, c’est pas comme si on avait Willy Caballero dans les buts, hein...

Oui, ça y est, on a retrouvé le bon vieux Hugo qu’on connaissait. M’sieur Deschamps a bien fait de l’envoyer aux stages Pascal Olmeta, il en est revenu transfiguré. Il déborde de confiance en lui. Il a même appris une nouvelle botte secrète absolument imparable : le «  C’est booooon ! BING !  » À un moment donné, y a un Pérousien qui a mis un énorme caramel de loin, et Hugo il a crié «  C’est boooooon !  » et le ballon sur le poteau il a répondu «  BING !  » Y a eu un grand silence, Raphaël, Sammy et moi, on regardait Hugo sans rien dire, et il a bredouillé : «  Nan, mais... je... j’avais vu qu’elle était pas dedans.  » Imparable, je vous dis.



Le grand bonhomme de ce match, je ne vais pas être très original, c’est évidemment N’Golo Kanté. Tout le monde est dithyrambique à son sujet, alors je ne vais pas m’amuser à recopier tous les superlatifs qu’il y a dans le dico, mais purée, j’aurais pas aimé être péruvien hier après-midi. Les pauvres mecs, quoi... Chaque fois que tu as le ballon, tu regardes à gauche, y a N’Golo Kanté, tu regardes à droite, y a N’Golo Kanté, le soir tu te couches tu fermes les yeux, et dans tes cauchemars y a encore N’Golo Kanté. Et tout ça avec un immense sourire. Le mec il te traque, il te chasse, il te hante, il dissèque tes rêves, il ruine tes espoirs, il martyrise ton football, et à la fin il vient te serrer la main et te souhaiter bonne continuation, et là t’as qu’une envie, c’est qu’il marie ta frangine, histoire de faire partie de sa famille pour toute la vie.

Ah, et puis la bonne nouvelle, c’est qu’on n’a pas eu besoin de la vidéo pour gagner, cette fois. On a fait ça à l’ancienne : un bon vieux Giroud, une frappe déviée de derrière les fagots, un but de crevard de Kylian, et hop par où t’es rentré on t’a pas vu sortir. Une « victoire à la Deschamps » , je vous dis... Cela dit, même quand la VAR n’est pas utilisée, tout le monde passe son temps à la réclamer. Les partisans de la vidéo, ils sont bien gentils, mais c’était vraiment ça, leur idéal ? Un monde où la moitié des buts sont marqués sur un péno accordé par un arbitre qui vient de passer deux minutes à hésiter devant son écran télé ? C’est ça qui vous excite ? Sans compter qu’avec vos conneries, on a trouvé le nouveau geste le plus insupportable du football – encore pire que le «  cœur avec les doigts  » ou que la célébration Fortnite de Grizi : les mecs qui dessinent un rectangle en l’air pour réclamer la vidéo (comme Uma Thurman dans Pulp Fiction, mais en beaucoup plus exaspérant). Alors ça je vous le dis tout de suite, ça va pas être possible, vous arrêtez ça tout de suite.


Bref, nous voilà qualifiés. Mais on n’est pas tirés d’affaire pour autant : maintenant il va falloir faire en sorte de ne pas se taper la Croatie en huitièmes de finale. M’sieur Deschamps a dit un truc comme quoi il n’allait pas pouvoir faire appel aux coiffeurs, et je peux vous dire que j’ai poussé un gros fou de soulagement, parce que tout mon sex-appeal se situe dans mes bouclettes.

Allez ouste, dehors les Péruviens ! Content de vous avoir connus ! Et si vous n’êtes pas trop pressés de rentrer, attendez quelques jours, il devrait y avoir de la place dans l’avion des Argentins, ils vous largueront au passage. Bisous les copains, on se retrouve très vite !
Julien Mahieu Cet article est bien évidemment une fiction, et est réalisé en partenariat avec Volkswagen.
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