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Le jour où Lyon a été champion à l'hôtel

Avril 2006. Les Lyonnais deviennent champions de France devant leur télé. S'ensuit une nuit de célébrations particulièrement enjouée, en plein XVIe arrondissement de Paris. De quoi donner des idées au PSG, ce soir, en cas de défaite de Monaco à Ajaccio.

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Une chenille humaine de 24 corps torse nu progresse lentement dans les artères de Boulogne-Billancourt, faisant fi de la circulation et des passants étonnés. « Accroche tes mains à ma taille, c'est la chenille qui redémarre.  » Il y a des Brésiliens, des Portugais, des Maliens, tout sourire, la main dans la main. Des coups de klaxons rythment leur petite danse endiablée, tandis que certains, restés en retrait, sont noyés sous le champagne. À la vérité, l'avenue Édouard-Vaillant, tout près de la porte de Saint-Cloud, a rarement été aussi festive. « Je ne sais pas comment on va arriver au Parc demain… Ce soir, on n'a qu'une envie, c'est de faire la fête » , exulte sans ambages un Florent Malouda libéré, tout occupé à ses affaires. «  C'est merveilleux, enchaîne un Sylvain Wiltord satisfait. On a vraiment un bon groupe. La régularité a payé. Nous avons eu beaucoup de hauts et très peu de bas. Je suis fier car on entre dans la légende du football français. » Il tourne les talons et hurle à ses partenaires : « On va manger et après, rendez-vous sur les Champs-Élysées ! » Permission accordée, ce n'est pas tous les jours qu'on fête un cinquième titre de champion de France d'affilée. Avant même de jouer.

« Le fait d'être sacré sans jouer n'enlève rien au bonheur »

Cet après-midi, le PSG ferait bien de se préparer, au cas où. Être sacré champion de France à l'hôtel, devant sa télé, c'est rare, mais ça arrive. Sylvain Monsoreau, l'ancien défenseur rhodanien, peut en témoigner avec nostalgie : « Je ne sais pas si c'était la meilleure mise au vert de ma carrière, mais c'est sûr que c'est quelque chose qui n'est pas courant. Personnellement, ça reste mon seul titre de champion, un moment privilégié que certains ne vivent jamais. » Nous sommes le 15 avril 2006 quand le provisoire quadruple champion de France, en déplacement à Paris pour le compte de la 35e journée, s'installe au Radisson Blue Hôtel de la porte de Saint-Cloud. Gérard Houllier, l'entraîneur rhodanien, a convoqué la totalité du groupe pour assister à la rencontre entre Lille et le dauphin Bordeaux, et prier pour la défaite des Girondins. « Moi, j'étais là, oui » , se souvient Joan Hartock, le gardien de Brest : « On regardait le match, on attendait le résultat pour être champions.  »

« On savait qu'il y avait la possibilité d'être sacrés, donc au début dans la salle, l'ambiance était sérieuse et concentrée. D'autant plus qu'à la base, on était là pour préparer la rencontre du lendemain contre le PSG  » , se remémore Sylvain Monsoreau, qui tente désespérément de tempérer cette image folle de Sylvain Wiltord, debout sur une table à l'occasion du premier but lillois. «  On a suivi le déroulement de la partie avec attention, et au fur et à mesure, on a senti que cela tournait en notre faveur. Il y avait beaucoup de joie et d'excitation, on était portés par l'espoir d'être champions.  » À la 87e minute de jeu, les premiers bouchons commencent à péter. Il est un peu plus de 19h quand Bordeaux s'incline finalement 3-2 et offre officiellement le titre aux Lyonnais. Explosion de joie et douche de champagne pour Gérard Houllier. Le début d'une nuit de folie. « Au coup de sifflet final, on a forcément ressenti une grande joie. On a commencé par fêter ça à l'hôtel, on a dansé, on a bu une coupe de champagne (sic), on a pu libérer la pression  » , explique le défenseur, avant d'assurer : « Le fait d'être sacré sans jouer n'enlève rien au bonheur, quand on doit être champion il vaut mieux l'être le plus tôt possible. Cela prouve qu'on avait fait ce qu'il fallait avant ce match-là ; c'était l'accomplissement d'une saison aboutie. » Qui aura vu l'OL, sacré avec 84 unités et 15 points d'avance sur son dauphin, dominer outrageusement la Ligue 1.

« J'ai fait le haka avec Mahamadou Diarra »

La suite, les employés du Radisson Hôtel s'en souviennent bien, même s'ils ne souhaitent pas trop en parler, secret professionnel oblige. Mais Sylvain Monsoreau raconte tout aussi bien l'histoire en caméra embarquée : « C'était cool (rires). Un grand moment. Au bout de quelques minutes, je me souviens qu'on est sortis dehors pour communier notre joie dans la rue. On arrêtait les voitures torse nu. Les passants étaient un peu surpris, mais ils nous ont rapidement reconnus et ils se sont pris au jeu. On n'était pas en terrain hostile, les gens ont trouvé ça sympa, ils klaxonnaient, c'était quelque chose de festif qui n'a pas posé de soucis. Mais c'est resté respectueux, on n'a pas traversé tout Paris non plus, on est restés dans la rue de l'hôtel… » « Personnellement, j'ai commencé à faire le haka façon maorie avec Grégory Coupet et Florent Malouda et Mahamadou Diarra » , s'excuse presque Joan Hartock, qui se souvient avant tout d'une ambiance « décontractée » en plein cœur du XVIe arrondissement. De l'avis de tous ses coéquipiers, le milieu défensif malien affiche ce soir-là un gros niveau. Bien au-dessus encore des pourtant légendaires Sylvain Wiltord et Sidney Govou, qui «  profitent de la vie sans complexes » . Sylvain Monsoreau lâche au sujet du maître : « J'ai pas suivi tous les joueurs à la trace, tout le monde était au diapason, mais c'est vrai que Mahamadou Diarra était très festif (rires), très content. »


La petite promenade printanière terminée, les joueurs se retrouvent à l'hôtel pour manger un morceau et prolonger le plaisir. L'ancien défenseur de Sochaux raconte : « Il y avait vraiment une grande tablée, beaucoup de monde rassemblé. Certains en ont profité pour aller au Mcdo, c'était vraiment très convivial.  » Il reste cependant réticent à évoquer la fin de soirée, en affichant une sincérité de circonstance : « Je n'ai pas eu l'écho de sorties en boîte, par contre beaucoup se sont regroupés à plusieurs dans leurs chambres pour continuer à célébrer. » Quand on lui fait remarquer qu'il est un coéquipier exemplaire, Sylvain Monsoreau ne désarme pas : « Merci (rires), non mais je suis sincère, je ne suis pas sorti le soir, après je sais pas si certains sont allés en boîte, j'ai pas fait la soirée avec eux, et pour tout te dire ça m'intéressait pas vraiment de le savoir. Ce que je sais, c'est qu'on est quand même restés dans une certaine rigueur, certes on a fêté, mais modérément (sic), il nous restait un match de gala contre Paris, dans un stade magnifique, contre une équipe qu'il fallait respecter. Si on avait perdu largement, cela aurait fait désordre.  »

« Le luxe des grandes équipes »

Car il reste tout de même un ultime rendez-vous aux Lyonnais. Plus de 1 500 supporters ont fait le déplacement dans la capitale pour soutenir leur équipe. Les jambes fatiguées, la pression envolée, les champions de France vont donc entièrement se reposer sur leur talent pour les honorer, même si Yohan Hartock préfère parler « d'automatismes  » et « d'équipe bien rodée » . « C'est sûr qu'on a préparé le match avec une intensité inhabituelle. On l'a sans doute moins bien abordé qu'en temps normal, mais bon la motivation était naturelle. Heureusement il n'y a pas eu de blessure et on a quand même réussi à gagner (rires) » , renchérit Monsoreau. D'un but sur corner, le Brésilien Fred valide en effet sur le terrain (0-1) un titre de champion amplement mérité, symbole d'un club au sommet. Sans doute faut-il trouver ici le véritable sens des paroles de Gérard Houllier : « C’est bizarre de fêter un titre dans un hôtel, mais c’est peut-être le luxe des grandes équipes. »

Par Christophe Gleizes
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