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Le jour où le Super Depor remportait la Liga

C’était il y a déjà 16 ans, mais les anciens du Deportivo La Corogne s’en souviennent comme si c’était hier. En 2000, les Galiciens sont devenus champions d’Espagne pour la seule fois de leur histoire. Une nuit gravée dans le cœur de toute une ville.

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« Si je suis resté à La Corogne, c’est aussi que je m’y sens bien, que ma famille s’y sent bien. Mes deux filles sont mariées à des Galiciens, mes petits-fils sont galiciens… Nous aimons cette ville et nous y sommes heureux. » Après une carrière stoppée à la fin de la saison 2002-2003, Donato Gama da Silva s’est installé là où le football l’aura laissé. Parce qu’il est désormais fier de voir sa descendance avec ses yeux de grand-père, mais aussi parce qu’il est devenu l’une des grandes icônes de tous les Coruñés le 19 mai 2000. Ce jour-là, le naturalisé espagnol porteur de la tunique blanquiazul depuis 1993 s’envolait dans les airs du Riazor pour croiser sa tête, et permettre ainsi à son équipe de prendre les devants contre l’Espanyol Barcelone. Ivre de bonheur, le milieu défensif n’oublie cependant pas de dédier son but à un proche en souffrance. « J’avais gardé un ami de l’époque de l’Atlético de Madrid, Antonio Orejuela. Il était à l’hôpital de Majorque à ce moment-là, entre la vie et la mort. Avant le match, je voulais lui rendre un hommage. J’ai demandé un stylo, j’ai écrit sur le T-shirt en dessous du maillot, puis j’ai attendu de pouvoir lui dédier un message. Je ne suis pas le genre de joueur à marquer beaucoup de but, hein… Mais au final, tout était parfait. » Le match ne joue que depuis trois minutes, mais déjà, le Deportivo La Corogne court vers sa destinée : l’unique sacre de son histoire en Liga.

Le remède au cauchemar de 1994


À l’aube de la saison 1999-2000 pourtant, bien malin était celui qui pouvait imaginer le Super Depor champion d’Espagne. Deux ans auparavant, l’équipe termine douzième à neuf points du premier relégable. L’année suivante, le Depor décide de changer de coach. Javier Irureta arrive, peaufine le dispositif collectif et parvient à obtenir une qualification en Coupe UEFA pour l’année suivante. Le club redevient européen certes, mais même pour son coach, les Galiciens ne semblaient pas avoir l’étoffe d’un candidat potentiel au titre. « C’était compliqué d’imaginer cela dès le début, confie Irureta. En 1994, Arsenio Iglesias avait failli remporter le championnat, mais le Depor avait dû céder sa place de leader à la dernière journée. Depuis, Bebeto était parti, Rivaldo avait signé au FC Barcelone… Certaines stars s’en allaient, et d’autres joueurs venaient pour les remplacer. Cette année-là, Victor et Roy Makaay arrivent. Avec les anciens de la maison, ça nous faisait une belle équipe, mais de façon plus logique, le Barça ou le Real Madrid gardaient le statut de favoris. » Favoris certes, mais toujours est-il que dans cette course en 38 journées, le Depor parvient à se hisser au premier poste dès la 12e journée. Un poste qu’il ne quittera plus. « Se retrouver premier si tôt, c’était d’abord un signe de notre forme, ajoute Irureta. On sentait que l’on était au top, et on voulait profiter de cette dynamique pour engranger les victoires et les points. Le championnat à cette époque était aussi plus égalitaire. On pouvait donc se permettre de perdre des points parfois, car les autres faisaient aussi des erreurs. Puis plus tu avances, plus tu prends conscience que le titre devient possible. »


Au cours de la saison de Liga, le déclic vient lors d’un match au Riazor, pour la réception du Real Madrid. Ce soir-là, Djalminha met la misère à toute la défense madrilène, Victor et Roy Makaay sont en feu, et l’addition du Real Madrid de Vicente del Bosque se paie avec un rire jaune (5-2). « C’est sûrement après ce match que nous nous sommes dit : "OK, on peut viser le titre", scénarise Irureta. C’était le Real Madrid tout de même, avec une grande défense, Casillas, Raúl… Leur passer cinq buts, c’était tout de même significatif ! D’ailleurs, sur les sept années que je passe au Depor, le Real Madrid n’est jamais parvenu à gagner au Riazor. » La queue entre les jambes, le Real repart pour la capitale et oublie une victoire finale en Liga. L’adversaire le plus coriace de La Corogne dans sa conquête pour la Liga sera l’autre géant : le FC Barcelone. Un bien mauvais souvenir pour le Depor, puisque six ans plus tôt, le club avait raté son premier sacre à la suite d'un penalty raté de Miroslav Djukić à la dernière minute au Riazor face à Valence. D’autant plus que dans cette dernière ligne droite, La Corogne commence à s’essouffler : une défaite et un match nul obligent à faire perdurer le suspense jusqu’à la dernière journée. « Contre l’Espanyol, nous avions à nouveau l’opportunité de gagner une Liga, rappelle Donato. On ne pouvait pas laisser passer cela une seconde fois. Je sentais que nous étions très forts mentalement avant d’attaquer la rencontre. » Tellement forts que Donato prend lui-même ses responsabilités et met les siens devant, bien servi par Victor. Une demi-heure plus tard, Roy Makaay ajoute un nouveau but pour faire le break (34e). À la moitié du chemin, La Corogne touche son graal du bout des doigts.

Jackpot 2000


Dans le vestiaire pour la mi-temps, les anciens de La Corogne comme Mauro Silva ou Fran mobilisent l’équipe afin d’éviter une quelconque catastrophe, et ce, même si l’Espanyol Barcelone ne joue plus rien au classement. « Il fallait leur rappeler l’essentiel : nous étions prêts à écrire l’histoire, confie Irureta. Nous n’avions jamais gagné la Liga depuis sa création... Il fallait jouer comme en première période, rester calmes et aller vers le titre. » Attentifs aux consignes, les Turcos gardent le cap, le score ne bougera plus. Quand le coup de sifflet final retentit, toute une ville exulte. Les anciens du club communient sans modération avec leur public. « C’était le fruit d’un travail sur le long terme, évoque le capitaine Fran, resté toute sa carrière au Depor. Nous avions toujours le Barça ou le Real devant nous, mais une année ou l’autre, cela devait finir par payer. Il n’y avait pas d’autre alternative. Au moment où nous remportons ce championnat, voir les gens si heureux dans tout le stade, c’était magnifique. » Même son de cloche chez Donato, prêt à s’installer du côté officiel. « C’était une récompense pour tout le monde : les joueurs, le staff, les supporters… Ensuite, nous sommes allés à la Plaza de Cuatro Caminos, où nous attendaient tous les supporters du Depor. La Corogne était en fête totale ! De notre côté, nous avons profité de la soirée avec toute l’équipe, c’était inoubliable. » Admiratif de son équipe, le coach Irureta voyait bien que la fête dépassait le cadre de cette simple saison. « Fran, Donato, Mauro Silva… Ils avaient vécu cette tragédie de Valence, conclut l’entraîneur. Je l’ai ressenti par leur biais, et quand la fin du match est arrivée, on sentait que ce titre était lié à celui qu’ils auraient dû remporter avant. C’était une sorte d’aboutissement, la victoire de toute une famille très soudée. Nous avons paradé sur un autobus, puis nous sommes allés faire la fête dans un restaurant jusque 4 heures du matin. » Une bonne soirée entre jackpotos.

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Par Antoine Donnarieix
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