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Le jour où Harry Redknapp a fait jouer un supporter de West Ham

Dans l’un des contes de fées les plus touchants de l’histoire du football moderne, Harry Redknapp, alors coach assistant de West Ham, aurait un jour tiré un supporter excité de la foule afin de le mettre sur le terrain. L’histoire se serait passée en 1994. À peu près comme ça...

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Depuis ses cinq ans, Steve Davies rêvait de jouer pour West Ham United. Il a grandi dans la ville ouvrière de Rushden où, logiquement, il aurait dû supporter Rushden, ou Northampton, voire Coventry City. Mais après avoir vu le triomphe de West Ham contre Fulham en finale de la Cup 1975, Steve comprend qu’il aura à jamais le cœur Hammer. « J’allais aux matchs aussi souvent que possible, 300 kilomètres aller-retour. Trevor Brooking était mon héros. J’avais des centaines de photos de lui » , dit-il au sujet de la légende de West Ham, 528 matchs pour 88 buts, dont une tête plongeante pour arracher la Cup à Arsenal, en 1980.

Tender hooligan

Quatre mois plus tard, le jeune Steve Davies s’engouffre dans un train pour Londres pour aller voir Brooking et West Ham United défier Watford à Upton Park. Il peut difficilement contenir sa joie lorsque le ballon s’envole droit vers lui alors qu’il se trouve dans le virage Nord. « Je l’ai attrapé, Trevor Brooking a couru vers moi et m’a fait des signes pour me demander le ballon. » Mais Steve ne pouvait pas le rendre comme ça. « J’étais si près de mon héros... Je lui ai dit : "Viens le chercher !" » À la grande joie de l’audacieux, Brooking vient. « C’est un souvenir que j’ai chéri pendant des années. À l’époque, les stades n’étaient pas comme aujourd’hui. Quand un joueur tirait un corner, je pouvais presque le toucher en me penchant. Presque. » Ce jour-là, West Ham gagne 3-2, Brooking marque, et Steve revient chez lui avec une histoire à raconter à son père, un Gallois du nom de Geoff Davies.

Le père Davies était un costaud qui jouait défenseur en amateur. Quand le jeune Steve est devenu assez grand, il a suivi ses traces, s’engageant à son tour dans le pluvieux championnat amateur de la région des Midlands. « Je jouais pour Fishermead, une équipe de pub à Milton Keynes. Et chaque fois que je foulais une pelouse, je rêvais que je jouais pour West Ham. » Ses idoles d’enfance étaient tous des défenseurs, comme papa. « À l’adolescence, je faisais semblant d’être Billy Bonds. J’admirais les grands défenseurs, comme Ray Stewart, l’Écossais. C’était le meilleur aux pénos, lucarne à chaque fois. J’ai également essayé de ressembler à Kenny Sansom, mais pour être honnête, je n’ai jamais été très bon. » À 15 ans, Steve commence à se rendre seul aux matchs de West Ham. C’est le début des années 1980. La Grande-Bretagne de Margaret Thatcher souffre alors de troubles sociaux, et la chute de ses syndicats, les violentes grèves des mineurs et le chômage massif favorisent la création d’un microcosme dans les tribunes des stades : les jeunes hommes sont en colère, par principe, envers et contre tout – c'est la naissance du hooliganisme. Steve met alors les pieds dans un nouveau monde passionnant qui sent le détergent, la bière tiède et les vieux wagons de train. « Je me suis retrouvé coincé dans des endroits comme Sheffield, je ne pouvais pas rentrer à la maison et je devais dormir dans des gares vides. Putain d’enfer ! Et en même temps, c’était génial : West Ham avait des supporters extraordinaires, même à l’extérieur. Nous sommes devenus connus pour ça. »

Chunk et les filles qui vomissent

West Ham United termine à la deuxième place de la Division One en 1992-1993, assurant sa montée parmi l’élite, deux ans seulement après la création de la rutilante Premier League. Les clubs anglais commencent à attirer des joueurs étrangers aux noms exotiques. West Ham signe notamment un attaquant portugais qui est aussi mannequin à ses heures perdues. Un homme dont l’assistant manager de l’époque, Harry Redknapp, a dit un jour : « Dani – c’était le blase du joueur – était tellement beau que je ne savais pas s’il fallait le faire jouer ou lui faire l’amour. » Steve, lui, est déjà entré dans l’âge adulte. En 1990, il a eu une petite fille, Chloe, et en 1993, un petit garçon prénommé Samuel Brooking, en hommage à son héros. Pour faire vivre tout ce petit monde, Steve devient chauffeur-livreur, mettant à profit ses connaissances en géographie acquises en suivant son équipe à travers tout le pays. « Je me souviens d’un paquet en particulier qui avait l’air très précieux. J’ai appris plus tard que c’étaient les plans architecturaux pour le nouveau Kippax de Maine Road, le stade de Manchester City. » Après la catastrophe de Hillsborough, qui a tué 96 supporters en 1989, de nombreux stades anglais ont été reconstruits, offrant au passage un lifting au championnat. « C’était les années 1990, se souvient Steve. Tout le monde avait des stades tout neufs et toutes sortes de nouveaux trucs. Le football était en train de changer, non ? » Vrai : le bus de West Ham a désormais des vitres teintées et un mini-réfrigérateur, le confort moderne pour affronter les cadors – Manchester United, Arsenal et Liverpool. Lors de sa première saison en Premier League, West Ham termine à la treizième place.

À l’époque, le meilleur ami de Steve s’appelait Chunk. Lui aussi était un pur et dur de West Ham. Le vrai nom de Chunk était Steve, mais son surnom le rendait attachant. « Il n’était pas gras, il était tout simplement trop costaud pour courir » , explique Steve Davies. Chunk venait de Hemel Hempstead, à une trentaine de kilomètres au Nord de Londres, et conduisait une Vauxhall Cavalier jaune, le genre de voiture très prisée par les enseignants suppléants et les personnes ayant des dettes de jeu. À bord de la Vauxhall, Steve et Chunk ont parcouru le pays pour suivre leur équipe. « C’était un vrai pote, dit Steve. Ma première femme s’appelait Kelly, et la copine de Chunk s’appelait aussi Kelly, et elles sont tombées enceintes exactement au même moment. » Les Steve et leurs Kelly auraient un jour conduit 370 kilomètres pour aller voir West Ham à Torquay, alors que les Kelly étaient enceintes de cinq mois. « Toutes les dix bornes, on devait s’arrêter pour qu’elles puissent vomir au bord de la route, se souvient Steve. On a failli rater le coup d’envoi. »

Un jour, Chunk appelle Steve : West Ham joue un match de pré-saison à Oxford. Chunk le sait, Davies n’a jamais dit « non » aux Hammers. « Nous avions des symptômes de manque lorsque la saison se terminait en mai, et un petit voyage à Oxford me disait bien. » Court Place Farm se trouve au milieu des champs mornes de l’Oxfordshire, une mosaïque de terres horticoles glaciales enveloppées dans les rubans de béton de l’autoroute qui s’étend sur 100 kilomètres à l’ouest de Londres et à 240 kilomètres à l’est du pays de Galles. Là, une carte postale : Oxford, son université et ses clochers d’église. Oxford City Football Club joue alors dans l’ombre de son rival Oxford United, qui évolue deux ligues au-dessus, même si les deux équipes sont de toute façon aux antipodes du monde des crampons fluo et des écrans géants de la Premier League. Le maître d’école qui sert le thé brûlant à la mi-temps pour Oxford affirme que « c’est ça le vrai football joué par les vrais hommes » , ceux qui ont un deuxième job et ne connaissent pas l’après-shampoing. Pour dire les choses : Oxford City a connu quelques-uns des moments les plus remarquables de l’histoire du football. Notamment le « match de coupe sans fin » de novembre 1971, quand Oxford City et Alvechurch ont eu besoin de six matchs et 660 minutes pour se départager. « C’était devenu un test d’endurance, écrit Andrew Ward, qui a consacré un chapitre de son livre Les Plus Étranges Matchs de football à la rencontre. Le milieu de terrain d’Alvechurch, Derek Davies, qui était garagiste la nuit, a dû être mis au repos pour le quatrième match... et quelques minutes après le cinquième match, un supporter d’Alvechurch s’est effondré, raide mort. »

Pourtant, en cette nuit d’été de 1994, un match encore plus étrange est sur le point de commencer. Russell Smith, journaliste sportif à l’Oxford Mail, se rappelle que la ville était particulièrement enthousiaste, parce que le match marquait le retour en ville de Joey Beauchamp, le jeune ailier d’Oxford United qui venait juste d’être transféré à West Ham pour un montant de 1,2 million de livres. Aujourd’hui, Joey Beauchamp va sur ses 43 ans, et il s’extasie devant le téléviseur d’un PMU désert d’Oxford alors que Ballymac Clara, une jeune chienne blanche tachetée de noir, franchit la ligne d’arrivée après avoir couru 150 mètres en un peu moins de 29 secondes. « J’avais mis 40 pounds sur elle. » Beauchamp n’est plus le jeune homme prometteur de 23 ans qu’il était. « Au moment où j’ai été transféré à West Ham, Darren Anderton a été transféré à Tottenham pour un million de livres. Nous étions des joueurs assez similaires. Il n’y avait pas de véritables ailiers en Angleterre avant Beckham ; j’étais au sommet de ma forme, tous les meilleurs clubs étaient sur moi. » Le retour du prodige Beauchamp est donc un mini-événement en soi. « Mais malheureusement, confie Joey, tout le monde se souvient de ce match pour une raison complètement différente... »

« Tu chausses du combien, fils ? »

Chunk, leur pote Bazza, Steve et sa femme étaient assis sur un muret avec les supporters de West Ham qui avaient fait le déplacement lorsque Redknapp est sorti du vestiaire et les a salués. « Harry aimait parler aux gens. Il n’y avait pas de chichis avec Harry. » La première mi-temps débute comme des centaines de matchs de West Ham. « Lee Chapman était devant nous, et il était marqué par un petit gars d’Oxford, se souvient Steve. À un moment, il est tombé sur le cul, du coup j’ai crié : "Allez, espèce de naze, Chapman, tu sers à rien ! Lève-toi putain !" Je n’ai pas arrêté de le pourrir, en fait. C’est souvent comme ça quand l’un des joueurs de ton équipe fait une connerie, après, tu ne le lâches plus... » Harry Redknapp n’a pas oublié ce moment très particulier. « Il y avait un gars à côté du banc de touche, raconte-t-il. Il avait West Ham tatoué partout sur ses bras et sur le cou, il avait les boucles d’oreilles, tout l’attirail... Il disait des trucs comme : "Non, mais c’est quoi son problème à Lee Chapman devant, là ? C’est quoi l’intérêt d’aller voir un match chaque semaine pour voir jouer des nazes comme ça ?" À la mi-temps, j’avais fait mes cinq changements, j’avais utilisé tout le monde, si bien que quand on a eu un autre blessé, j’ai dit à ce gars dans la foule : "Hey, toi, tu joues aussi bien que tu parles ?" Et je l’ai fait entrer sur le terrain. Pour voir. »

Le reste de l’histoire fait partie de la légende du football anglais. « J’ai enjambé la barrière, et Harry m’a conduit dans le tunnel » , explique Steve. « Comment t’appelles-tu, fils ? » demande Harry en jaugeant son look de hooligan. « Steve. » Puis Redknapp se tourne vers les joueurs : « Lee tu sors, Steve tu rentres. » Chapman, torse nu, hoche la tête. Harry regarde Steve. « Tu chausses du combien, fils ? » Puis le kit manager apporte un maillot pour Steve. « Alvin Martin était assis à côté de moi, et quand on s’est levés, il m’a donné une petite tape à l’arrière de la tête, comme pour me dire : "Allez mec, on y va !" On est arrivés dans le tunnel et je pensais encore qu’Harry se foutait de ma gueule. Je ne pensais vraiment pas que j’allais entrer, ou bien deux minutes, pour la blague. » La deuxième mi-temps débute par un coup de sifflet strident. « Je ne suis pas sorti de la surface d’Oxford, rit Steve. Je jouais devant avec Trevor Morley, on était collés au goal. C’était vraiment putain de rapide. À un moment, Alvin Martin a crié mon nom, avec son accent de Liverpool, je n’arrivais pas à y croire : "Stevie !" et il a fait une transversale, pile dans mes pieds. C’était tellement puissant que ça a failli me renverser. » Sur le terrain, Steve ne fait plus le mariole. Steve flippe. « J’essayais juste de rester calme, mais mes jambes tremblaient ! Je jouais pour West Ham, putain ! Je courais à l’adrénaline et j’étais hyper inquiet de tout foutre en l’air. J’ai joué la sécurité, j’ai fait quelques passes avec Martin et Beauchamp. Merde, c’étaient des super joueurs. » Et puis, comme si tout cela avait été écrit, il y a le moment de grâce. « La balle allait vite – je suis sûr que c’était Matty Holmes sur l’aile –, et je ne sais trop comment, voilà que je me retrouve à l’avoir dans les pieds. Un contrôle maladroit et me voilà dans la surface de réparation. Si près du but... »

Dans l’histoire du football professionnel, aucun supporter n’était jamais sorti des tribunes pour aller jouer pour son équipe. Cela ne veut pas dire que les supporters n’ont jamais influencé un résultat sportif. Jeffrey Maier, un Américain de 12 ans fan de base-ball, est devenu célèbre pour avoir dévié une balle frappée en jeu dans les tribunes du Yankee Stadium pendant un match entre les New York Yankees et les Orioles. Il y a des images de Fernanda Maia, une ramasseuse de balle brésilienne, qui contribua à un but grâce à une passe adroite à un joueur de Botafogo lors de la finale du championnat carioca contre Vasco da Gama. L’histoire la plus proche de celle de Steve Davies est cependant celle de Scott Halpin. Un jour de novembre 1973, le jeune fan de rock de 19 ans assiste à un concert des Who au Cow Palace de San Francisco. Soudain, Keith Moon, le batteur, s’effondre pour la deuxième fois à cause d’une overdose d’alcool et de drogue, et voilà Halpin, simple spectateur dans la fosse, invité sur scène pour remplacer Moon et finir le concert derrière les fûts, avec ses héros.

« J’ai frappé comme tout le monde aurait pu le faire »

Mais ce qui s’est passé ce soir-là, à Court Place Farm, à la 71e minute, a été encore plus incroyable. Le moment où Steve Davies, petit livreur de Milton Keynes, est devenu une légende. Malheureusement, l’instant magique a eu lieu avant l’ère des smartphones et de Youtube. Presque tous les fans de West Ham peuvent vous raconter son histoire, mais il existe peu de preuves de ce qui s’est exactement passé : dans les archives poussiéreuses de l'Oxford Mail, l’enveloppe brune qui devrait contenir les rapports du match de 1994 est vide. Du coup, sur un terrain glacé, Steve se prête nerveusement au jeu des reconstitutions. Le voilà donc seul, face au gardien devenu imaginaire d’Oxford, un certain Colin Flotte qui fonce droit sur lui, mains en avant, tête en bas. « Et là, j’ai frappé » , dit Steve, avec un haussement d’épaules. « J’ai frappé comme tout le monde aurait pu le faire. Tu vois ce que je veux dire ? Je l’ai enroulée. » La balle est basse, hors de portée de la main tendue du gardien d’Oxford, elle file dans le coin inférieur du but. Steve raconte qu’il a fait une roue, levé les bras au ciel et penché la tête, incrédule. Sur le bord du terrain, Redknapp s’est tourné et a regardé brièvement vers les cieux. « C’était comme si le temps s’était arrêté, c’était le plus beau moment de ma vie » , dit Steve. Bazza et Chunk n’en croyaient pas leurs yeux. « Après ça, j’étais littéralement vidé, c’était trop pour moi. Pendant la première mi-temps, j’avais fumé pas mal de clopes – j’en cramais trente par jour à l’époque – et bu quelques bières. J’étais cuit. » Au coup de sifflet final, gagné 4-0 par West Ham, le rêve prend fin aussi soudainement qu’il avait commencé. Le kit manager reprend le maillot floqué du n°3 – West Ham en avait besoin pour le match contre Newcastle en Premier League la semaine suivante – et une demi-heure plus tard, Steve est de retour dans la Vauxhall avec Chunk, Bazza et sa copine, dans les embouteillages sur la route du retour à la réalité.


Ce match contre Oxford City était le dernier pour Joey Beauchamp. Invoquant le « mal du pays » , la « star » quitta le club après seulement 56 jours. Les Hammers avaient payé plus d’un million de livres pour un joueur qui, pour l’une de ses seules apparitions sous le maillot de West Ham, fut « occulté » par un chauffeur-livreur gagnant 300 livres par semaine. Huit jours après son coup de poker, Harry Redknapp était quant à lui promu entraîneur n°1 de l’équipe pro (il n’en était jusqu’alors que le coach assistant). On ne saurait dire si les deux événements – l’entrée de Steve Davies et la nomination – sont liés. « Mon but n’était pas de faire passer ce supporter pour un con, loin de là, j’espérais sincèrement qu’il sache bien jouer » , confie l'entraîneur. « Et puis, j’ai pensé que je lui "ferais sa journée", comme on dit... »

Quand Steve Davies est retourné à la vraie vie, en cette fin d’été 1994, quelque chose avait changé. Dans les pubs enfumés où il allait mater traditionnellement les matchs de West Ham, il était devenu « ce supporter qui a joué pour les Hammers » . Cette reconnaissance lui donna une confiance en lui qu’il n’avait jamais vraiment éprouvée jusque-là. Il avait désormais le courage de voler de ses propres ailes, et lança sa propre compagnie de livreurs. « J’ai eu trois chauffeurs, et tous gagnaient correctement leur vie. Je voulais garder un truc à taille humaine. » Aujourd’hui, Steve suit encore West Ham United, à la maison comme en déplacement. Alors qu’il finit son fish and chips tout en écrasant une dernière cigarette, il dit qu’il a une confession à faire. Il passe une main sur son crâne rasé, visiblement embarrassé, et dit : « En fait, mon but a été refusé. » Il sourit. « J’étais hors-jeu. J’ai couru jusqu’à l’arbitre et je lui ai dit : "Salaud, tu as pourri mon rêve !" »



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Par Jeff Maysh, à Oxford et Rushden
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