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Le jour où Hambourg est descendu en deuxième division

En mai 2018, 55 ans après la création de la Bundesliga, le Hamburger SV est relégué en D2 pour la première fois de son histoire. Un camouflet pour ce membre-fondateur du championnat allemand contemporain, mais un événement qui n’avait rien d'inattendu.

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Écoutez l’épisode 6 de la série « Supporters » , série documentaire Audible Original, qui raconte la passion et la ferveur des tribunes d'Hambourg et Sankt-Pauli.

Dans la vie d’un supporter, il y a des dates que l'on se rappelle toute sa vie et d’autres que l’on préférerait oublier à jamais. Pour les supporters du Hamburger Sport-Verein (HSV), celle du 18 mai 2018 arrive tout en haut de la liste. Et pour cause, c’est précisément lors de ce samedi, celui de la 34e et dernière journée de la saison que le club de la cité portuaire a validé son billet pour la descente en D2. Une descente loin d’être anodine. De tous les clubs fondateurs de la Bundesliga, qui existe sous sa forme actuelle depuis 1963, Hambourg était en effet le seul à ne jamais avoir été relégué. Eh oui, même le surpuissant Borussia Dortmund a effectué un petit tour dans les divisions inférieures pendant la décennie 1970. Et si certains noms ont fini par quitter définitivement l’élite, à l’instar de Munich 1860, du FC Sarrebruck ou du SC Preussen Münster, le HSV a lutté, saison après saison, contre vent et marées pour garder sa place au sommet de la pyramide. De quoi lui assurer un surnom synonyme de sa longévité : le Dino. Sauf que personne n’est éternel, on le sait, même les dinosaures. Il fallait donc un jour que Hambourg finisse par se faire rattraper par son destin.

Déjà en 2014...


Si les Hambourgeois ont particulièrement kiffé les décennies 1980, faites d’épopées européennes et de titres à gogo, et 2000, pendant laquelle leur club compte parmi les cadors de Bundesliga, le tournant des années 2010 marque le début de la chute des Rothosen vers les bas-fonds du classement. Des cadres non remplacés, une direction hasardeuse et, surtout, un nombre incalculable de changements d’entraîneurs ont plus que jamais fait rimer HSV avec instabilité. La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf s’est dégonflée comme une baudruche. Au terme de la saison 2013-2014, Hambourg se sauve d’une manière absolument catastrophique en barrages grâce à deux matchs nuls qui laissent Greuther Fürth en D2. Rebelote l’année suivante face à Karlsruhe, qui reste à quai à cause d’un but de Nicolai Müller au bout de la prolongation. Et si l’exercice 2015-2016 voit le HSV terminer à une timide dixième place, celui-ci recommence sa dégringolade dès le suivant. De quoi lui coller une étiquette de miraculé sur le front. Alors, quand la saison 2017-2018 commence, rares sont ceux qui estiment que la roue va tourner.

Et effectivement, Hambourg reste fidèle à ses habitudes. Après la trêve, l’entraîneur Markus Gisdol saute, remplacé par Bernd Hollerbach, lequel cède son banc après deux mois d’intérim à Christian Titz, qui coachait alors la réserve. Mais sous sa houlette, celui qui ne comptait aucune expérience du haut niveau donne un nouveau souffle à ses joueurs. L’équipe, remodelée en 4-1-4-1, semble retrouver la motivation qui lui faisait défaut, et Titz engrange quatre victoires en sept rencontres disputées. Il en reste une et si les plaies du HSV ont été cautérisées, cela ne signifie pas pour autant que le patient est guéri. Le 12 mai 2018, il pointe à l’avant-dernière place et il lui reste une micro-chance d’accrocher une nouvelle fois les barrages. Le problème, c’est que cette fois-ci, Hambourg n’a pas son destin en main.

Un club impossible à reléguer, vraiment ?


Les Rothosen ne sont en effet pas les seuls à vivre une annus horribilis. Juste devant eux, Wolfsburg a également de grandes chances de descendre, moins d’une décennie après son titre de champion d’Allemagne. Et alors que le HSV se prépare à jouer Gladbach pour la centième fois (une statistique dont tout le monde se fiche éperdument le jour J), les Loups ont un tirage un peu plus clément puisqu'ils reçoivent Cologne, bon dernier et déjà assuré de rejoindre le purgatoire. Le scénario est donc très simple : Hambourg sera en barrage si et seulement s’il gagne, à condition que dans le même temps, Wolfsburg ne l’emporte pas face aux Geißböcke. C’est donc vers ces deux matchs que tous les regards sont tournés. Dès le matin, la pression est à son comble. Dans le Nord de l’Allemagne, il flotte un parfum qui mélange l’espoir et la résignation. « J’avais le sentiment que le HSV pouvait le faire parce que lors des années précédentes, il avait toujours réussi à se libérer des situations les plus inextricables, illustre Franziska, abonnée depuis dix ans au Volksparkstadion. Malgré tout, j’étais très tendue et quelque part, je me préparais déjà à descendre. » Même son de cloche du côté de son frère Maxi : « Objectivement, on n’avait aucune chance. Dans ma tête, on se dirigeait droit vers la relégation qui nous attendait depuis des années. Déjà, le match face à Karlsruhe relevait du miracle. Mais il a contribué à renforcer cette légende selon laquelle le HSV est un club impossible à reléguer. Aujourd’hui encore, je ne parviens toujours pas à expliquer comment on a fait pour avoir autant de chance. »


Sur le chemin du stade, le club et les pouvoirs publics ont mis les petits plats dans les grands : pas moins de 600 stadiers et 400 policiers ont été mobilisés pour faire face à d’éventuels débordements. Il y a en effet fort à parier que les potentiels adieux du Dino ne passeront pas forcément bien chez tout le monde. Un sacré comité d’accueil pour les milliers de Hambourgeois qui ont répondu présent et organisent même une haie d’honneur au bus des joueurs. Et si finalement ce troisième barrage sonnait le début de la (vraie) révolte et d’un nouveau départ sur de nouvelles bases avec le sympathique Christian Titz en guise de chef d’orchestre. L’espoir fait vivre. Mais pas longtemps. Il est 15h30. À peine vingt secondes après que M. Brych a sifflé le coup d’envoi, à 200 kilomètres du Volksparkstadion, Josuha Guilavogui vient d’ouvrir le score pour Wolfsburg. Depuis son siège du rang C de la tribune Sud, Franziska apprend la nouvelle via ses voisins de devant qui suivent la partie en fil rouge. Elle préfère rester concentrée à 100% sur son HSV. En face, dans la Nordkurve, Maxi et ses potes suent à grosses gouttes dans leur bloc 22A. « J’avais un live qui tournait sur mon téléphone. Pas seulement pour suivre le résultat, mais carrément pour connaître les occasions et savoir qui dominait. Et à chaque interruption de jeu chez nous, je me précipitais dessus ! » raconte-t-il.

« J'ai commencé à flipper »


Histoire d’accentuer un peu plus la dramaturgie de ce samedi après-midi pourtant ensoleillé, le Volksparkstadion ne va pas tarder à exulter lorsque la VAR accorde aux locaux un penalty qu’Aaron Hunt va se charger de transformer avec brio. Mais dix minutes plus tard, les espoirs sont douchés par l’égalisation de Josip Drmić. Rageant, surtout lorsque l’on apprend que quatre minutes plus tard, Jonas Hector a marqué pour Cologne, ce qui donne donc un terrible 1-1 dans les deux matchs du jour et une pression étouffante à la pause. Si les miracles sont fréquents dans les contes de fée, le 18 mai du Hamburger SV est encore loin de ressembler à un happy end. Au retour des vestiaires, Divock Origi redonne l’avantage à Wolfsburg, et dans la foulée, Lewis Holtby fait de même pour Hambourg. Les deux concurrents se talonnent, mais cela ne suffit pas. Virtuellement, le ticket des barrages est toujours prêt à être poinçonné par les Loups. Et qui se charge d’appuyer sur la poinçonneuse ? Robin Knoche, à vingt minutes du terme. Un petit clic à Wolfsburg, une grande claque à Hambourg.

Vidéo

Victime d’un deuxième carton jaune, l’attaquant américain Bobby Wood laisse ses partenaires à dix. C’est donc un HSV en infériorité numérique qui passe le reste de la partie à se battre pour préserver son avance au tableau d’affichage, tout en croisant les doigts très fort pour que Cologne en plante au moins deux. Enfin, ça c’est pour le scénario naïf. Dans les faits, la messe est dite. Chambreur, le parcage de Gladbach se paye même la tête des locaux en chantant de moqueurs « Au revoir ! Au revoir ! » Alors que les arbitres du multiplex de 15h30 sifflent tour à tour la fin de leurs matchs respectifs, Josip Brekalo marque pour le plaisir le but qui scelle la large victoire de Wolfsburg et sa participation aux barrages. Sur les bords de l’Elbe, à 17h22 précises, M. Brych siffle lui aussi, mais une interruption de jeu. De la Nordkurve, où sont rassemblés les ultras hambourgeois, s’élève une épaisse fumée noire, bientôt rejointe par des explosions de pétards et la braise rougeoyante de moult feux de Bengale. « L’action avait été annoncée, mais je n’aurais jamais imaginé qu’ils craquent autant de pyro, repasse Franziska. J’étais à la fois folle de rage et en même temps j’avais peur qu’il arrive malheur à quelqu’un. Surtout à mon frère, qui était dans la Nordkurve. » Au plus près de l’action, Micha n’en mène pas large non plus : « Quelques minutes avant, j’ai aperçu des mecs cagoulés se rassembler sous une bâche. Moi qui espérais que le HSV tire décemment sa révérence, j’ai commencé à flipper car il était clair qu’on allait assister à bien plus qu’un simple craquage. »

« Mon Hambourg, je t’aime si fort »


Mais quelle mouche a donc piqué la centaine d’ultras venus semer le chaos à quelques minutes de la sentence qui s’apprêtait à frapper leur club ? Espéraient-ils que le match soit abandonné et donc rejoué ? Cela n’aurait pourtant rien changé. Et cela, tout le monde le sait. Alors pendant que la police anti-émeute ceinture le terrain à grands renforts de stadiers orangés, le public du Volksparkstadion se lève comme un seul homme et entonne un vibrant « Mon Hambourg, je t’aime si fort » , l’un des chants cultes de la tribune, pendant que certains ordonnent aux flics à cheval venus soutenir leurs collègues de « dégager » les fauteurs de troubles. « Nous sommes Hambourg et vous, non ! » leur hurlent les fans. « C’était un moment particulièrement poignant : soudain, la descente n’était plus si grave, car nous venions de prouver que notre unité était plus forte que tout et nous étions convaincus que le club remonterait immédiatement » , s’émeut Franziska.

Geste de désespoir ou provocation massive, le message n’est pas passé. La fumée noire se dissipe peu à peu, laissant derrière elle un goût particulièrement amer. « Ce qui m’a le plus énervé, c’est que ces ultras sont pour la plupart très jeunes et n’ont donc pas du tout le même vécu avec Hambourg que les fans historiques. Par leur action, ils ont souillé le HSV » , témoigne la jeune femme avec la voix qui tremble encore de rage à l’idée d’évoquer ce douloureux souvenir même deux ans plus tard. Tic, tac, tic, tac. L’arbitre ordonne la reprise du match et en siffle la fin définitive presque immédiatement après. Tic, tac, tic, tac. Sur l’horloge qui comptait le temps passé par le HSV en Bundesliga, le temps s’est définitivement arrêté : 54 ans, 261 jours, 36 minutes et 2 secondes. Le Dino est désormais pensionnaire de D2 et troquera le Bayern et le Werder Brême contre Sandhausen et Heidenheim. Seul le retour du Sankt-Pauli fera figure de maigre lot de consolation. Mais étrangement - ou pas - cette cure d’humilité forcée a contribué à transformer le Dino d’un méchant T-rex en un gentil diplodocus. Comme si s’être débarrassé du fardeau de vétéran allait lui permettre de vivre une seconde jeunesse. Pour preuve, le HSV a enregistré 7500 nouveaux abonnés l’été suivant. Autant de nouvelles têtes qui découvriront que, pour faire ressortir la lumière d’une légende, il lui faut d’abord plonger dans les ténèbres.



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