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  2. // Retraite de Samuel Eto'o

Le jour où Eto’o a joué latéral gauche face au Barça

Une Ligue des champions, une Serie A, une Coupe d’Italie, une Supercoupe d’Italie et une Coupe du monde des clubs avec l’Inter, le tout ponctué d’un Ballon d’or africain : l’année 2010 a sans doute été la plus belle de la carrière de Samuel Eto’o. Une année riche qui comporte une date inoubliable : celle du 28 avril 2010, jour de demi-finale retour de C1 à Barcelone, où Eto’o a joué latéral gauche pendant près d'une heure.

Michel Kaham n’est pas le genre d’homme qu’on amadoue facilement. Les succès, la gloire, les couronnes, l’ancien joueur du Quimper des années 1970 n’y goûte pas vraiment lorsque toutes les étoiles ne brillent pas de mille feux. Alors, au moment d’évoquer le rôle de Samuel Eto’o à l’Inter au cœur de l’été 2011, celui de la grande star camerounaise du moment, Kaham parle avec le cœur : « Ce que j’ai vu en finale de la Ligue des champions, sincèrement je ne suis pas d’accord. Qu’on utilise une star telle que Samuel Eto’o comme un porteur d’eau, je dis non, on lui doit un minimum de respect. (...) Si on continue à l‘utiliser comme latéral droit ou latéral gauche, on court le risque de perdre le grand goleador qu’est Samuel Eto’o. » Un risque qu’a pris Mourinho et qui a emmené son Inter sur le toit de l’Italie, de l’Europe, et même du monde (il le constatera depuis Madrid) au cours de cette même année 2010. Eto’o latéral ? Un choix osé, forcément, mais loin d’être surprenant venant d’un Special One au sommet de son art. Une trouvaille que le technicien portugais avait évidemment testée bien avant son coup de maître face à Barcelone en demi-finale retour de la Ligue des champions. Bien avant de réduire au silence tout un stade, toute une formation grâce à une organisation tactique qui avait fait cauchemarder les supporters blaugrana ce soir-là.

Eto'o, le fils d'Espagne

Né en Sicile


Que ce soit Marco Materrazzi au micro de RMC Sport, et surtout Eto’o lui-même, tous les Nerazzurri de l’époque parlent du 12 mars 2010 comme du jour de la prise de conscience. Un déplacement à Catane qui ne se passe pas comme prévu, à quelques jours d'un quart de finale retour de C1 à Stamford Bridge. En Sicile, ce jour-là, l’Inter prend une claque et Mourinho enrage contre Eto’o après la rencontre : « Après la lourde défaite à Catane, il me hurle dessus en me disant que je ne pense qu’à mon image. Et puis, la veille de Chelsea-Inter, il m’a dit que je lui ferais gagner le match. Je suis devenu latéral, car il m’a assuré que c’est en jouant comme ça que je serais champion d’Europe à nouveau. » Le Mou ne se trompe pas : Eto’o marque et refroidit le Bridge, avant que ce ne soit toute l’Inter qui fasse vaciller le Barça, à San Siro, lors de la manche aller, grâce à une rigueur et une intensité de tous les instants. 3-1, le score est flatteur et le Barça doit marquer deux fois pour renverser une Inter qui est prête à souffrir.

Vidéo

Le score du match aller explique évidemment une partie de la tactique de Mourinho lors de ce match retour. Mais pas seulement. Si dès le début de la rencontre, dans un Camp Nou plein comme un œuf, Eto’o est en soutien de Diego Milito en phase offensive, il glisse déjà au sein de la ligne de 4 au milieu lorsque son équipe joue dans ses 50 mètres. Un 4-4-1-1 qui voit donc Milito soutenu par Sneijder, Eto’o bloquer le couloir droit et Chivu le gauche. Un schéma tactique qui va être bousculé en long et en large à la 27e minute, alors que Thiago Motta met sa main dans le visage de Sergio Busquets. Carton rouge, l’Inter est à dix et va devoir tenir pendant près d’une heure. Et alors qu’une petite échauffourée éclate autour de Busquets, Mourinho est déjà en train de s’adresser à Eto’o. L’international camerounais sait ce qu’il a à faire, glisse quelques mots à l’oreille de Sneijder, et vient se placer dans le couloir gauche. L’objectif ? Conserver un milieu à deux axiaux en faisant coulisser Chivu, qui pouvait aussi jouer défenseur central, à la place de Motta et surtout conserver un joueur prêt à neutraliser l’influence de Dani Alves. Vrai casse-tête.

Soldat éternel


Mais c’est véritablement au retour des vestiaires qu’Eto’o est de plus en plus en vue dans le couloir gauche de l’Inter. En phase défensive, c’est davantage une défense à cinq qui se présente avec Zanetti qui vient épauler Samuel et Lúcio dans l’axe lorsque le Barça attaque. Lorsque les joueurs de Guardiola tentent de passer par la droite, Eto’o suit les appels de Dani Alves sur les jeux longs ou bloque Pedro et permet à Zanetti de sortir sur Alves pour l’empêcher de centrer lorsqu'il le peut, ou d’amener du surnombre dans la surface pour écarter le danger. Eto’o claque même quelques retours décisifs, à l’image d’un sauvetage devant Pedro au second poteau (77e) qui espérait pousser le cuir au fond. Vient alors la 81e minute : à bout de souffle, Milito laisse sa place à Córdoba. Le défenseur central colombien file récupérer le poste de Zanetti qui reprend son couloir gauche, Muntari enfile le costume de bloqueur d’Eto’o et redonne la possibilité à l’international camerounais d’aller seul en pointe. Eto'o en a encore sous la semelle, et il le prouve dès la première remise en jeu, en claquant un raid solitaire qui ne donnera finalement rien (82e). C’est les mains sur les hanches qu’Eto’o voit Piqué faire son festival et raviver l’espoir en ouvrant le score à six minutes du terme. Un pion qui sonne la fin pour Eto’o, remplacé par Mariga, qui n’aura pas pu marquer dans son ancien jardin. Il ne le sait alors pas encore, mais son sacrifice donnera raison à Mourinho : une nouvelle fois, Samuel Eto’o sera champion d’Europe. Et dans les instants qui suivront, Eto'o courra jusqu'au bout de la nuit sur cette pelouse du Camp Nou, torse nu, avec son coach à ses côtés.






Par Andrea Chazy
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