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Le #gauchogate, ou l'auto-flagellation à l'allemande

L'euphorie du titre de champion du monde a été gâchée par une polémique dont seuls les Allemands sont capables. Le #gauchogate. Où comment une petite danse endiablée est venue jeter une ombre sur la fête des champions du monde.

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Quelle fête, quelle ambiance. En début de semaine, plus d'un million d'Allemands sont venus saluer les héros de la Nationalmannschaft tout au long du parcours du bus impérial, avant l'apothéose juste derrière la Porte de Brandebourg. À l'endroit même où plus de 300 000 personnes ont suivi les 120 minutes de la finale sur plusieurs écrans géants. Les caméras sont là pour retransmettre la fiesta en direct. Et Helene Fischer, l'artiste du moment, ambiance tout ce petit monde. Youhou.

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Tous les ingrédients sont là pour rendre heureuse la DFB, la Fédération allemande, et sans doute au passage la FFF morte de jalousie. Une belle équipe, le fameux groupe sain, un sélectionneur adoubé par Nivea, le Multikulti, la victoire modeste contre le Brésil, sans oublier les sponsors officiels bien placés. Et puis tout d'un coup, le malheur s'est abattu sur la Porte de Brandebourg. Sans prévenir. Six joueurs, dont le « vénérable » Miro Klose en tête, font leur entrée, courbés, en avançant péniblement sur la scène. « Ainsi marchent les gauchos, les gauchos marchent ainsi » . Avant de se redresser bien droits, de sauter et de s'écrier : « Ainsi marchent les Allemands, les Allemands marchent ainsi » . Et ce, à plusieurs reprises. Le tout amplifié par les fans en délire.

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Ainsi marchent les médias, les médias marchent ainsi

Il n'en fallait pas plus aux médias pour les sortir de leur ennui. Et les principaux quotidiens allemands de se la donner en version numérique. Parmi les plus virulents, le Tagesspiegel de Berlin. « Cette danse des gauchos était insipide. C'en est fini de la modestie allemande. Leur joie ne leur suffisait pas, ils n'ont trouvé leur pleine satisfaction uniquement qu'après avoir torturé leurs tristes adversaires. […] Peut-être est-ce la seule image qui restera de ce titre, en dehors d'Allemagne. Ce à quoi il faut ajouter les applaudissements frénétiques du public. Bien sûr, ils ne pensaient pas à mal. Mais ils ont confirmé que dans le football, il n'y a pas que des crétins, mais aussi d'énormes crétins » . Boum. Même type d'attaque chez la Frankfurter Allgemeine Zeitung : « Un gigantesque but contre son camp. En se moquant de leurs adversaires en finale, les champions du monde ont gâché l'image d'une nation tolérante et ouverte au monde. Les Gauchos avancent courbés, entre abattement et humiliation, tandis que les Allemands soulèvent le trophée tel Arminius (un chef de tribu germanique, ndlr) » . Re-boum. Les exemples du genre sont nombreux. Tout le monde s'y est mis. À croire qu'on ne peut plus célébrer tranquillement. Surtout quand on est allemand. Il faut sans cesse se justifier, s'excuser. Sur les réseaux sociaux, le feu a pris vite, trop vite. Les pyromanes étant souvent celles et ceux qui ne s'intéressent au foot que tous les quatre ans.

Depuis 2006 et la Coupe du monde à la maison qui a permis au foot de sortir de son carcan beaufs, bière et violence. Il est désormais de bon ton de supporter le 11 de la DFB. Arborer les couleurs du drapeau schwarz-rot-gold est même devenu possible sans se faire insulter. Il aura fallu une danse pour ressortir du placard l'artillerie lourde. Les posts taxant la danse (sur l'air d'une comptine pour enfants) de xénophobe fleurissent. Dur retour à la réalité pour nombre de fans de foot à temps partiel. La déception est grande : leurs héros du jour sont en fait des types bien alcoolisés et qui font la fête en chambrant leurs adversaires, des champions du monde qui se comportent comme de vils supporters sortant d'un match de 2. Bundesliga. De quoi mettre à mal à toutes les projections faites sur cette équipe, vendue jusqu'ici comme étant parfaite dans les médias. Pourtant, personne n'a rien dit quand les supporters argentins se sont foutu de la gueule des Brésiliens après l'humiliation subie face aux Allemands. Au contraire. C'est rigolo, parce que ce sont des Latins, ils ont le droit d'être légers, ça fait partie du folklore. Mais les Allemands n'ont pas le droit de se moquer. Car chambrer l'autre, l'étranger, relève forcément de la xénophobie. Et ce n'est pas en dehors des frontières qu'on le leur rappelle en premier lieu. C'est à domicile.


Beaucoup de bruit pour rien

Outre-Rhin, il faut aller voir du côté des publications dites « spécialisées » pour avoir un avis un peu plus impartial, et surtout pour désamorcer une polémique qui n'a pas lieu d'être. « C'est du n'importe quoi. Ça sort de nulle part. C'est un chant de fan, que l'on voit tous les week-ends au stade » , s'emporte Manfred Münchrath, de Kicker. « Les gens ont oublié qu'en 1978, l'Allemagne s'est rendue en Argentine pour la Coupe du monde. Un pays qui était une dictature militaire à l'époque. Et personne n'a rien dit » . Ce qui soulève une autre point : les médias sportifs n'ont pas le droit de parler d'autre chose que de sport. À l'inverse, les journaux généralistes peuvent se permettre de critiquer les sportifs. En l'occurrence, ici, les footballeurs, un milieu dont certains n'ont absolument aucune idée, et vont même jusqu'à faire des amalgames. Bref, beaucoup de bruit pour rien. Les mecs sont footballeurs, pas politiciens. De la bêtise ? Sûrement, mais ils viennent de gagner le trophée de la compétition la plus médiatisée au monde. Le trophée de toute une vie. Ils sont heureux comme des enfants, alors ils s'amusent. Et d'ailleurs, certains d'entre eux n'ont pas tardé à répondre. « Je trouve ça irrespectueux et ridicule ce qui a été écrit sur nous » , envoie ainsi Shkrodan Mustafi, l'un des « danseurs » . « Nous sommes devenus champions du monde. Nous voulions faire la fête. Pour nous, ce n'était qu'une chanson » . D'ailleurs, la presse musicale allemande ne s'est pas encore exprimée sur le sujet...

Par Ali Farhat et Julien Mechaussie, à Berlin
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