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Le foot français est-il devenu fou ?

Une grève - pardon une « journée blanche » - annulée, des ultras qui partent en sucette, des transferts ubuesques et des journalistes à vestes réversibles. Le foot français va mal. Mais c'est surtout sa santé mentale qui semble souffrir davantage. Bienvenue en L1, un asile de fous ?

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Tous les philosophes politiques et sociologues, d'Adam Smith à Karl Polanyi, de Karl Marx à Samuel Huntington, ont cherché à résumer et définir ce qui faisait tourner le monde : l'intérêt particulier, la quête du profit, les passions ou le désir, voire plus sombrement la volonté de puissance et la cruauté pour Nietzsche. On souhaiterait bien du plaisir à tous ces grands penseurs s'ils devaient aujourd'hui se pencher sur le cas du foot français pour tirer de belles leçons concernant la civilisation humaine. Au-delà de toute considération éthique, morale ou politique, le spectacle offert, ou chèrement payé selon le point de vue, laisse interdit quant à l'incroyable impression d'un grand n'importe quoi. Alors est-il nécessaire de substituer à l'habituelle analyse cartésienne des finalités poursuivies par les acteurs du ballon rond (championnat, stars, etc), une perspective affective, comme si la raison échouait à disséquer et à comprendre ce qui se passe sous nos yeux, dans le petit écran et dans les couloirs des clubs de L1 ? Le rationalisme du libéralisme et le matérialisme historique taclés de concert par Freud et Lacan à l'entrée du Stade ? Le foot ne serait ainsi plus l'opium du peuple, mais il aurait sérieusement besoin de son lithium ?

Les symptômes se révèlent en effet pour le moins inquiétants. Le degré d'incompétence des présidents de clubs lors du bras de fer autour des 75% donne l'impression de camoufler surtout une énorme hallucination ou hystérie collective. Nullité stratégique, ridicule médiatique, délire d'assiégés et surtout propos incohérents proférés avec la certitude binoclarde d'un professeur Tournesol. À la place d'une défense respectable de petits (mais logiques) intérêts corporatistes, nous voilà en plein délire narcissique et paranoïaque ( « on veut la mort du foot  » ). Les sourires amusés de François Hollande et de Jean Glavany s'apparentaient plus à de la compassion pour un vieil oncle « qui n'a plus toute sa tête  » qu'à la confiance retrouvée grâce à une belle victoire de toute manière annoncée d'avance.

Président d'opérette et ultras suicidaires

Et que dire des supporters qui, de leur côté, hurlent contre une répression à laquelle ils ne cessent de fournir des raisons de s'étendre, comme s'ils désiraient attirer l'attention sur leur mal-être, alors qu'ils clament continuellement leur droit à l'indifférence et à exister en paix. En se ruant les uns sur les autres, en volant la bâche du voisin, sans oublier les tristes bastons à coups de sièges, tout cela correspond à s'y méprendre au comportement d'un suicidaire qui se rate pour qu'on écoute enfin sa souffrance et que tout le monde s'affaire autour de son cas. Suicidaire ? Le mot est sorti si souvent qu'il est difficile de ne pas y deviner un fond de vérité, ou d'incompréhension ? Seul petit problème, en face, les pouvoirs publics et la plupart des clubs attendent juste la mort du mouvement ultra. Le décalage va se payer cash. Comme expliquait Michel Foucault, le fou n'a peut-être plus sa place, mais il sert à quelque chose dans la société moderne, et l'asile rassure à peu de frais, et sans guérir, les « sains d'esprit » .

Pour la LFP, l'examen clinique ne se révèle guère plus réjouissant. Frédéric Thiriez ne gère plus la LFP en patron, mais en éternel colérique, se confondant avec le personnage de Ménélas dans l'opérette d'Offenbach La belle Hélène, que ce chanteur amateur doit bien connaître. Offensé et revanchard, surtout contre les SOS Ligue 2, il multiplie les manifestations d'autoritarisme vain, signe d'un réel problème d'égo bien plus profond. Les joueurs, pour leur part, entre mégalo et narcissisme, ne proposent pas vraiment un visage rassurant. Sortir de l'enfance pour basculer dans le monde adulte sans avoir passé le cap du « moi je » et du suçage de pouce ne peut de toute façon provoquer autre chose, surtout quand leur posture se trouve confortée par des agents dopés au syndrome de Jérusalem version capitalisme fou. Comment raisonner et se raisonner quand vous évoluez dans un environnement économique où les cordons de la bourse ont été abandonnés à des présidents en pleine phase de dissociation de la personnalité, ne faisant plus la part des choses entre Football Manager et le monde réel. De Florent Thauvin à Romain Alessandrini ou aux salaires de l'effectif bordelais, quelqu'un paye bien l'addition, notamment quand il s'agit de financer les stades de l'Euro 2016, et c'est souvent le contribuable.

Journalisme bipolaire


Toutefois, n'oublions pas les médias. L'éthique journalistique a depuis longtemps explosé en vol au-dessus d'un nid coucou. On vire à la régression freudienne enfantine. Entre les concours de jongles, les passes d'armes virtuelles avec Aulas, les kabbalistiques digressions sur le record d'invincibilité de Vincent Enyeama (qui remercie Dieu au passage) ou la longévité de Mickaël Landreau, voilà des petites manies éditoriales plus proches des tocs que du commentaire sportif, tout comme le blocage sur le Ballon d'or. Enfin, la phase des barrages de l'équipe de France tourna à l'orgie pour bipolaires, de quoi conforter Le Point qui titrait en Une sur ce grand mal du XXIe siècle (cela faisait au moins une pause avec l'islam, c'est déjà cela). Et les plateaux télés après la qualification se confondaient avec des séances de soutien post-traumatique après un attentat. À quand des cellules d'assistantes psychologiques à chaque victoire de l'EDF ou but de Nasri ?

Le foot français semble tellement autiste qu'il ne se rend même plus compte que le reste de la société le regarde effaré, et que les grandes personnes s'occupent pour le coup de son cas, du ministère de l'Économie à la préfecture de police. Bientôt la mise sous tutelle ? Reste encore à trouver un volontaire !

Par Nicolas Kssis- Martov
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