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Le drôle de mercato de la Lazio

Avec trois compétitions à disputer cette saison, la Lazio devait se renforcer. Le président Lotito l’avait d’ailleurs promis. Pourtant, lors du dernier jour du mercato, le club romain n’a acheté personne et a vendu deux joueurs. Les tifosi ont clairement l’impression d’avoir été pris pour des cons. À juste titre ?

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C’est un peu en train de devenir une habitude. Claudio Lotito, le président de la Lazio, se réveille le dernier jour du mercato, tente de réaliser un coup, promet un gros coup, et finalement, rien. Une fois, c’était la faute du fax (pour Diego Lugano). Une fois, la faute du club (le CSKA Moscou pour Honda). Cette fois-ci, c’est la faute de l’agent de Burak Yılmaz, qui demandait une commission de 2 millions d’euros pour le transfert de l’attaquant de Galatasaray. Mais en aucun cas, ce n’est de sa faute. Et à chaque fois, la même rengaine : « L’équipe est compétitive comme ça » , alors que, quelques semaines plus tôt, il avait promis qu’il renforcerait son équipe. Il avait déjà fait le coup en 2007, lorsque son équipe s’était qualifiée pour la Ligue des champions, et qu’il n’avait acheté personne. Idem en 2009, après une Coupe d’Italie gagnée, il ne renforce pas l’équipe, et cette dernière lutte jusqu’à la fin de la saison pour le maintien. Le seul bon mercato réalisé, au final, c’est lors de l’été 2011, lorsque le président et son directeur sportif, le fidèle Igli Tare, ont ramené Cissé, Marchetti, Klose, Cana et Konko. Mais en cet été 2013, vraiment, les supporters se sentent floués. Parce que les autres équipes, à commencer par le grand rival, la Roma, se sont renforcées. Parce que de nombreux joueurs arrivent en fin de cycle, et qu’il fallait assurer un renouvellement. Or, ce renouvellement n’a pas été fait. Ou du moins, il a été mal fait.

Deux attaquants et trois jeunes

L’an passé, la Lazio a eu, très souvent, des problèmes offensifs. Il faut dire qu’elle ne pouvait compter que sur trois attaquants : Klose, Floccari et Kozak. Problème : Klose, aussi talentueux soit-il, est fragile et, à partir de février, il n’a quasiment plus été disponible. Kozak, pour sa part, était en surrégime en Europa League (10 buts, meilleur buteur de la compétition), mais n’a pas marqué le moindre but en championnat. Et Floccari est un bon remplaçant, brillant par intermittence, mais c’est tout. Il fallait donc, impérativement, renforcer ce secteur. Et d’ailleurs, le président en avait fait sa priorité. Or, pendant tout l’été, les supporters ont attendu l’attaquant tant désiré. Des noms ont tourné. Gilardino, Quagliarella, Matavž, Finnbogasson, Arnautović… et, en dernier, celui de Burak Yılmaz. L’affaire semblait clause, c’était quasiment signé. Mais non. Tout a été annulé. Oui, sauf que parallèlement, la Lazio a vendu Kozak a Aston Villa (7,5 millions d’euros), et a prêté pour une saison le jeune Rozzi, attaquant de la Primavera censé être le quatrième attaquant de l’effectif. Deux mecs en moins, et personne en plus. Enfin, si. En fin de saison dernière, la Lazio s’était déjà assurée les services du Colombien Bryan Perea, 18 ans.

En attendant de savoir si elle allait recruter un autre attaquant de poids, la Lazio n’avait pas déposé le contrat de Perea, car celui-ci aurait bloqué le dernier poste d’extra-communautaire. Mais comme personne n’a signé lors du dernier jour du mercato, Perea a été officialisé. Sauf que le Colombien n’a aucune expérience européenne et n’a surtout pas effectué la préparation avec la Lazio. Il débarque donc deux mois après tout le monde et va devoir s’adapter, sans que personne ne connaisse son véritable niveau. Restent alors les deux pépites de la Primavera, Tounkara et Keita. Les deux anciens du Barça ont régalé la saison dernière et ont offert le Scudetto à la Lazio Primavera. Vladimir Petković a été impressionné et se dit prêt à les faire débuter en équipe première. Mais là aussi, ni l’un ni l’autre n’ont jamais disputé le moindre match de Serie A. Résumé : pour disputer le championnat, l’Europa League et la Coupe d’Italie, la Lazio a dans ses rangs un très bon attaquant dont les jambes fragiles peuvent lâcher à tout moment (et qui, de toute façon, ne dépasse jamais 10-12 buts par an), une bonne doublure (pareil, 10-12 buts maximum), et trois jeunes qui n’ont jamais foutu un pied sur une pelouse de Serie A. Rassurant, tout ça.

Cinq défenseurs, pas un fiable


Mais l’attaque n’est pas le seul secteur inquiétant. Si le milieu de terrain est le seul secteur à avoir été potentiellement renforcé pendant ce mercato (arrivées de Biglia et du Brésilien Felipe Anderson, qui n’a pas encore disputé le moindre match parce que blessé), la défense, elle, est tout simplement effrayante. Les deux titulaires habituels, André Dias et Biava, ont fait leur temps. Ils ont été catastrophiques lors de la Supercoupe d’Italie contre la Juve et ont immédiatement été mis sur le banc pour le début de la Serie A. Oui, sauf que leurs deux remplaçants, Lorik Cana et l’Argentin Novaretti, n’ont pas donné plus de garanties. Bons pendant une mi-temps contre l’Udinese, ils ont tout simplement été anéantis par les attaquants de la Juventus, et par les longs ballons dans le dos de la défense. Novaretti, entre autres, a prouvé en 90 minutes qu’il avait un niveau Serie B. En même temps, il ne faut pas s’étonner. Les recruteurs de tous les clubs européens parcourent l’Amérique du Sud à la découverte des pépites de demain. Si un défenseur argentin évolue encore au Mexique à 28 ans et n’a jamais été recruté par un club européen avant, c’est bien qu’il y a une raison… Après la rouste reçue sur la pelouse de la Juve, il aurait fallu, d’urgence, recruter un défenseur central fiable.

Ciani, l’an passé, a prouvé qu’il ne pouvait pas assurer une place de titulaire (trop inconstant et friable lorsque l’équipe doute), tandis que Diakité est parti à Sunderland. Cinq défenseurs centraux, mais pas un seul qui donne une impression de fiabilité. Le meilleur de ce secteur, c’est le Roumain Radu, qui est obligé de jouer sur le côté gauche parce qu’il n’y a personne d’autre à ce poste. Mais Lotito a été clair il y a quelques jours : «  Nous n’avons pas besoin de défenseur. » Effectivement : encaisser 9 buts lors des 3 premiers matchs officiels de la saison, c’est tout à fait normal. Tout cela fait que les tifosi sont inquiets. La Juve s’est renforcée, le Napoli, la Fiorentina et la Roma aussi. Surtout, ces équipes ont un projet de jeu, déjà visible après deux journées de championnat. La Lazio, elle, n’a pas grand-chose. On donne le ballon à Hernanes et Candreva, et si l’un ou l’autre invente une magie, tant mieux. Sinon, on balance devant et on va chercher Klose. Et c’est tout. C’est peut-être le contrecoup de la Coupe d’Italie remportée contre la Roma. Un succès historique dans l’histoire du club, mais qui, forcément, a fait surfer la Lazio sur l’euphorie. Seulement, à trop surfer, elle a oublié de se remettre en question. Et maintenant que le mercato est terminé, c’est trop tard pour y changer quelque chose. La Lazio va devoir disputer la saison comme ça, au moins jusqu’en janvier. Les supporters, eux, croisent les doigts. Avec une boule au ventre, quand même.

Eric Maggiori
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