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Le dernier envol de Van Persie

En mettant fin à sa carrière ce week-end à Rotterdam, Robin van Persie a quitté le monde du football au même endroit qu'il avait débuté. Surtout, à 35 ans, le Hollandais volant s'en va avec l'image d'un joueur aussi talentueux qu'arrogant. De Feyenoord à Fenerbahçe en passant par Arsenal et Manchester United, portrait d'un attaquant dont le palmarès aurait dû être bien plus flamboyant.

Le 13 mai 2006, à Saint-Denis, les Gunners d’Arsène Wenger s’inclinent en finale de C1 face au Barça après avoir mené pendant près d’une heure. Sur le banc des Londoniens, deux Néerlandais ont la tête des mauvais jours. Dennis Bergkamp, qui fêtait ses 37 ans six jours plus tôt, passe le dernier match de sa carrière sur le banc, impuissant et dépité face au sacre de Rijkaard, Van Bommel et Van Bronckhorst, ses homologues oranje du camp adverse. À côté, Robin van Persie regarde son modèle la mine déconfite. Mais qu’importe, le gamin de Rotterdam a depuis longtemps décidé de devenir Bergkamp. Avec ses 133 buts sous les couleurs d'Arsenal, il fera mieux que les 121 de son aîné, déifié par les supporters pour avoir fait gagner les Gunners. Meilleur buteur de la sélection néerlandaise avec 50 buts, Van Persie a eu le malheur d’avoir évolué dans une équipe d'Arsenal qui ne remportera presque rien. Après un départ décrié à Manchester United, puis un autre à Fenerbahçe, il est rentré à Rotterdam l’été dernier après quatorze années à l’étranger. Ce week-end, entouré de Van Bronckhorst, Koeman et Van Basten, il a tiré sa révérence en célébrant une carrière entamée il y a déjà presque vingt ans.

Dennis et Robin


« Je suis meilleur que les autres » , affirme Van Persie dès son arrivée au Feyenoord Rotterdam en 2001. Lors de cette première année chez les pros, il dispute dix matchs et remporte la Coupe UEFA contre le Borussia Dortmund. Au milieu de Kalou, Van Hooijdonk et Thomasson, il joue des coudes et se fait une place avant de se brouiller avec son entraîneur pour avoir refusé de venir à l'entraînement avec la voiture fournie par le sponsor du club. Repéré lors d’un match contre la réserve de l’Ajax, il signe à Arsenal en 2004 dans un anonymat quasi complet. « Il est un peu arrivé sur la pointe des pieds comme beaucoup de jeunes à l’époque. Arriver dans une équipe qui tournait déjà très bien, avec des joueurs comme Bergkamp, Henry, Pirès, Ljunberg, Campbell ou Lehmann, c’est pas facile. Son arrivée n’était pas non plus minimisée par le club, car c’était un joueur à gros potentiel, mais son arrivée n’avait pas fait grand bruit » , se remémore Pascal Cygan, son coéquipier à Arsenal. Lorsque Van Persie est arrivé de Rotterdam, c’était un « pur sang, un diamant brut qui avait besoin d’être poli » , poursuit l’ancien défenseur français.



Réputé indiscipliné, le Néerlandais est vite recadré par Arsène Wenger qui demande à Dennis Bergkamp de le guider. « Dennis se moquait de moi. Mais c'est la méthode hollandaise. Si tu ne sais pas quelque chose, va demander » , confiait Van Persie dans une interview pour le Guardian en 2009. Pascal Cygan se rappelle « plusieurs discussions à son sujet, entre lui et Arsène après l’entraînement. On le voyait beaucoup parler avec lui. J’imagine qu’il s’est rapidement rendu compte qu’il fallait le canaliser dans certaines zones d’ombre : le sang-froid ou la maîtrise de soi. » Après avoir joué à gauche à Feyenoord puis à droite lors de ses débuts en sélection, Wenger l'aligne au poste de numéro 9 à la suite du départ de Thierry Henry au Barça. « Je suis très reconnaissant envers l’entraîneur pour cette chance, car je peux m'améliorer de bien des façons. Si vous regardez les joueurs vraiment spéciaux – et je n'en suis pas encore là, car j'ai besoin de développer ces petits détails –, ils peuvent jouer partout. Regardez Zidane. Il était le maître dans tous les aspects du jeu » , affirmait-il au quotidien anglais.

V pour Van Persie


« Ça lui a pris presque trois ans pour être le joueur qu’il est devenu. Pour certains, c'est beaucoup ; pour d’autres, c’est peu. Mais l’important, c'est qu'il soit devenu un grand joueur d’Arsenal après la période des Invincibles. Surtout, il est devenu capitaine et on sait que les Anglais sont très pointilleux là-dessus. Quand ils donnent le brassard à un étranger, c’est qu’il est au-dessus » , constate Pascal Cygan, parti d'Arsenal en 2006. Pour l’ancien Lillois, à l’inverse de Cesc Fàbregas, « Robin était davantage pressenti à prendre la relève et l’assumer sans problème. En Angleterre, à part Arsène, on était tous un peu perplexes de voir Cesc prendre la relève de Patrick (Vieira) alors que Robin apparaissait comme la suite logique de Thierry (Henry). » Si RVP a enchaîné les périodes de doutes entre 2006 et 2008, la faute à une fracture du métatarse et un genou tordu, il a toujours pu compter sur les conseils de Dennis Bergkamp. Chaque fois que son aîné néerlandais revenait à Londres, il faisait un saut chez la famille Van Persie. Difficile de savoir si son idole l’a conseillé à l’été 2012 quand il s'est engagé avec Manchester United après huit saisons à Arsenal et une seule FA Cup glanée.


À l’été 2014, un an après son titre de Premier League avec les Red Devils, Van Persie s’envole au Brésil pour la Coupe du monde. Quatre ans après la défaite en finale face à l’Espagne, l’occasion est parfaite pour prouver qu'il peut remporter un titre majeur avec son pays, et justifier les louanges de Cruyff ou Van Basten. Auteur de quatre buts en six matchs, dont un somptueux contre l’Espagne, il parvient à emmener son équipe à la troisième place, un peu à la surprise générale, tant personne n'attendait la Hollande. Ce Mondial aura été sa dernière occasion de briller au plus haut niveau, car à son retour à Manchester, le gamin de Rotterdam est usé. Après trois saisons exotiques et anecdotiques à Fenerbahçe, Van Persie revient au Feyenoord sur la pointe des pieds.


Arrogant, vraiment ?


Les cheveux poivre et sel malgré une mèche toujours aussi gominée, il a tiré sa révérence avec une dernière saison à seize pions, de quoi clore une bien belle compilation. Ce week-end, son premier club professionnel avait mis les petits plats dans les grands pour célébrer son départ. Ronald Koeman lui a même proposé d'honorer une dernière sélection nationale, comme il l’avait fait avec Wesley Sneijder en septembre dernier, mais l'intéressé a refusé. « Très honnêtement, je pense que ces matchs d'adieu et ces cérémonies honorifiques sont un peu forcés. J'ai déjà reçu tellement d'attention et j'en suis très reconnaissant. [...] Si vous parlez d'un match d'adieu ou d'une cérémonie honorifique, ma carrière dans son ensemble en est déjà une » , a-t-il confié à De Telegraaf avant son dernier match contre Ado Den Haag. En s'éloignant du football alors que Feyenoord lui a proposé un poste, Van Persie compte bien s’adonner davantage aux fléchettes et au ping-pong, ses deux autres passe-temps. L'occasion pour lui de montrer qu'il est aussi adroit avec ses mains qu'il ne l'était avec ses pieds.

Par Maxime Renaudet Propos de Pascal Cygan recueillis par MR
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