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  1. // Le derby du week-end – Afrique du Sud – Kaizer Chiefs/Orlando Pirates

Le derby de Soweto : père et fils, l'amour vache

« Papa » Orlando Pirates contre « fiston » Kaizer Chiefs : le derby de Soweto est une histoire de famille qui a débuté dans les années 70 dans le plus grand township d'Afrique du Sud. La relation entre les deux a longtemps été conflictuelle, parfois violente, toujours passionnelle. Mais aujourd'hui, le climat s'est radouci. Le lien filial l'emporte sur les rancœurs passées, ne subsiste que l'amour commun du ballon rond et la fierté d'habiter Soweto.

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Naissance : le parrain d'Amérique

Le derby est né dans un contexte particulièrement difficile : l'Afrique du Sud de l'apartheid, cette saloperie de régime ségrégationniste privant les noirs d'une bonne partie de leurs droits et de leur liberté. À partir des années 60, la sélection sud-africaine de football est bannie de toutes compétitions internationales car seuls les blancs y ont accès. Le championnat national est aussi divisé en deux : la National Football League (NFL), blanche, et la South African Soccer League (SASL), de couleurs. Les meilleurs joueurs noirs souhaitant progresser et vivre de leur talent sont contraints à l'exil, loin des ghettos. C'est ainsi qu'en 1968, un certain Kaizer Motaung quitte le club des Orlando Pirates, basé dans le township de Soweto à Johannesburg, direction les États-Unis, la NASL et la franchise d'Atlanta, les Chiefs. Il rejoint Denver trois ans plus tard, mais revient entre-temps chez lui avec de l'argent et une idée en tête. Nous sommes en 1970 et Motaung réussit à convaincre plusieurs membres de l'équipe des Orlando Pirates de le rejoindre dans une nouvelle aventure : la création d'un club concurrentiel à Soweto, qu'il nomme sobrement Kaizer Chiefs. Kaizer comme son nom, Chiefs comme le nom de son équipe aux States, facile. Une trahison pour les dirigeants des Pirates, qui assistent, impuissants, à l'exil de quelques-uns de leurs meilleurs joueurs. Et tout ça fomenté par un ancien du club revenu d'Amérique plein de billets et d'ambition ! Dès le premier match entre les Pirates et les Chiefs, la popularité de la rencontre n'a pas d'égal dans le pays. Cette confrontation filiale prend pour nom « derby de Soweto » . L'acte de naissance date de 1971.

Le temps des conflits

Des années 70 jusqu'aux années 90, le derby grandit, grossit, prend de l'importance, même si le régime politique ne lui permet pas de sortir des frontières du pays. « Aujourd'hui, c'est différent, explique le journaliste du Sowetan Ramatsiyi Moholoa, des gens du Botswana, du Zimbabwe, du Lesotho, du Swaziland et de toute l'Afrique du Sud suivent chaque derby avec beaucoup d'intérêt. On vient même de loin pour y assister. » Son confrère du City Press Timothy Molobi précise que « des deux équipes, ce sont les Chiefs qui sont devenus au fil des années les plus populaires. Ce sont les rois du marketing, Motaung a très bien géré son affaire. Partout où les Chiefs jouent dans le pays, même loin de Johannesburg, ils ne sont jamais vraiment à l'extérieur, car ils sont toujours beaucoup soutenus, plus que l'équipe locale. » Sportivement, ils dominent globalement la décennie 80, les Pirates la suivante, à l'époque de la chute de l'apartheid et de l'arrivée de Mandela au pouvoir. Parmi les noms marquants qui restent dans les mémoires des supporters des deux camps, Timothy Molobi cite « Lucas Radebe, John Moshoeu et Doctor Khumalo du côté des Chiefs, Teboho Moloi, Étienne Nsunda et Jerry Sikhosana du côté des Pirates » . Certaines parties sont émaillées de violence et de drame. En 1991 d'abord, à l'occasion d'un match de présaison dans le stade d'Orkney, les supporters des deux camps s'affrontent en tribunes et le mouvement de foule qui s'ensuit fait 42 victimes. Puis dix ans plus tard à Ellis Park, alors qu'une foule immense essaie d'entrer dans l'enceinte déjà pleine à ras bord, un autre mouvement de foule fait cette fois 43 morts… C'est l'époque où les deux clubs sont au sommet de la hiérarchie du football sud-africain, trustent les titres et engagent les meilleurs joueurs du pays. Un « âge d'or de la rivalité sportive entre les deux clubs » pour Timothy Molobi, bien que cet âge d'or fut émaillé de drames.

L'âge de raison : un climat apaisé


Depuis 2001, aucun incident notable n'est à déplorer autour du derby de Soweto. Les grincheux diront que ça correspond au déclin sportif des deux clubs, qui ont laissé les Mamelodi Sundowns et Supersport United prendre le dessus. Mais nos journalistes locaux l'assurent, « ce derby reste l'événement majeur de la saison » , bien que celui de demain après-midi soit situé trop tôt dans la saison pour être décisif (Kaizer Chiefs est 4e du classement provisoire d'une saison débutée en août, Orlando Pirates est dernier, mais n'a disputé que 2 des 7 journées programmées jusqu'alors, la faute à la participation de l'équipe à la C1, avec une récente qualification pour la finale où elle affrontera les Égyptiens d'Al Ahly). « Ce derby est le seul événement qui réunit les leaders politiques des différents partis du pays autour d'une même cause, constate Ramatsiyi Mohola. À Soweto, certaines personnes décident de se faire porter pâles le lendemain de la défaite de leurs favoris dans le derby, mieux vaut ça que de se faire chambrer par les collègues de l'autre bord ! » Timothy Molobi assure de son côté que si les petites piques entre supporters des deux camps perdurent, « la violence a disparu, les fans des Pirates et des Chiefs peuvent désormais s'asseoir côte à côte au stade » . Père et fils réunis ensemble dans les gradins, quoi de plus normal ?

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Par Régis Delanoë
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