Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 24 Résultats Classements Options
  1. // Crise sanitaire
  2. // Covid 19

Le Coronavirus va-t-il favoriser la Super-Ligue européenne ?

Et si tout s’écroulait ? Et si, à cause du coronavirus, tout le football français voire européen disparaissait ? Ce scénario existe réellement, et tous les acteurs se démènent actuellement pour trouver des solutions et des alternatives. Parmi celles-ci, la fameuse Super-Ligue européenne revient encore et toujours.

Modififié
Panique à bord. Avec la reprise de l’épidémie de coronavirus et l'obligation de nouvelles mesures sanitaires un peu partout en Europe, la crise guette. Les clubs s’inquiètent d’un probable éclatement du système. Un scénario cauchemar qui est loin d'être improbable... La preuve, l’Union des clubs professionnels, syndicat qui regroupe l’ensemble des équipes pros de basket, de football, de rugby, de handball et de volley, ne s’en cache même pas : selon elle, « la menace d’un effondrement économique » existe bel et bien et pourrait conduire à « des cessations de paiement » dans les semaines à venir.

Un déficit de 14 milliards


Autrement dit, une faillite généralisée des clubs n'est pas à écarter. L’heure est grave donc, les pertes sont colossales et les ressources limitées : le chamboulement de la saison dernière, notamment avec l’arrêt définitif de la saison en France, associé au maintien de l’épidémie, des huis clos partiels ou entiers, des retards de paiement, des retraits de certains partenaires commerciaux, voire du manque à gagner sur le volet trading de joueurs, tout cela coûte très cher. La FIFA a estimé le déficit total du football mondial à 14 milliards d’euros. Sur le seul continent européen, l’ECA, le syndicat des clubs, prévoit des pertes cumulées de 2,9 milliards d’euros pour les dix premiers championnats, dont la Ligue 1. En Angleterre, les dirigeants de la Premier League ont déjà communiqué sur un trou de 767 millions d’euros lors de la saison 2019-2020, malgré la reprise, et des pertes de 109 millions d’euros par mois sur toute l’année 2020-2021.

En France, bien que la DNCG ait enregistré un manque à gagner de 291 millions d’euros l’année dernière, l’inquiétude se porte dorénavant sur l’actuelle saison et les suivantes. Avec les nouvelles restrictions sanitaires, notamment le plafonnement à 5000 voire 1000 supporters dans les stades, en fonction des jauges d’alerte fixées par la préfecture, les recettes de billetterie s’annoncent totalement altérées. Des équipes comme le Paris Saint-Germain ou l’Olympique lyonnais, qui présentaient des recettes supérieures à 50 millions d’euros chaque année, risquent de perdre quasiment 90% de celles-ci. Idem concernant les autres clubs, aux revenus plus faibles. À cela se rajoutent les très probables pertes via les partenaires commerciaux, à la fois touchés eux-mêmes par la crise économique et sanitaire, mais aussi peu intéressés pour louer des loges ou associer leurs entreprises à des clubs jouant dans des enceintes vides.

Ce n'est pas tout, puisque, dès 2021, d’autres menaces devraient débarquer. L’année prochaine, le remboursement du prêt garanti d’État de 224 millions, souscrit par la LFP durant le confinement, commencera avec des annuités directement prélevées sur les droits TV. De même, les charges reportées de la saison 2019-2020, voire de 2020-2021 devront a posteriori être payées. Le passif va ainsi s’accumuler dans les comptes des clubs, ce qui devrait encore plus plomber l’ambiance. On pourrait également parler de l’inquiétude concernant la viabilité économique du principal diffuseur, Téléfoot. Selon la radio RMC, la nouvelle chaîne, qui paye 800 millions d’euros par an jusqu’en 2024, pour 80% de la Ligue 1, n’aurait pour le moment conquis que 500 000 abonnés, alors que son seuil de rentabilité se situerait à 3,5 millions. À titre d'exemple, le match PSG-OM n’aurait été vu, officiellement, que par 300 000 personnes, la plus faible audience historique pour un Clásico.

« Coucou, c'est la Super-Ligue... »


Alors, quoi ? Qu'est-ce qui nous pend au nez dans cette situation peu reluisante ? Avec des diffuseurs à l’arrêt et en grande perte de vitesse, du fait d’une saison au ralenti ou au rabais, et avec des clubs puissants désireux de trouver de nouvelles sources de rentabilité face à cette crise qui dure, le réflexe de survie pourrait ouvrir les portes d'une mutualisation continentale et d'une fermeture des championnats afin de diminuer les risques.


Économiquement, au-delà de toute considération sportive, les Américains l’ont bien compris : la ligue fermée continentale est la meilleure option. Elle assure à la fois une stabilité pour les investisseurs et une couverture unique au potentiel d’audience sans commune mesure. Et devinez qui peut payer les droits TV de ce format fantasmé, alors que le marché de la télévision est en danger ? Les GAFA, évidemment ! Les puissantes majors du web, Amazon, Netflix, Apple, Facebook, voire Disney, avec sa chaîne Disney+, auraient les moyens à la fois de sauver le football européen, en proposant plusieurs milliards d’euros de droits TV, et de s’assurer des affiches hebdomadaires prestigieuses, des Bayern-PSG ou des Barcelone-Juventus tout le temps et toute l’année. D’après l’économiste belge Pierre Maes, « la super-ligue européenne est inéluctable » et sera forcément portée par un des GAFA, parce que ces géants « présentent une puissance économique incommensurable – des chiffres d’affaires supérieurs à 80 milliards d’euros – et une volonté d’affirmation et de renommée mondiale » . Profiteront-ils de la crise pour se lancer ?


Par Pierre Rondeau
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Partenaires
Olive & Tom Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons

Hier à 17:23 L'UEFA « s'oppose fermement » à la création d'une Super Ligue européenne 33
Hier à 16:45 Mirlind Daku, le buteur qui rend fou le championnat kosovar 23 Hier à 15:15 Viens fêter les 10 ans du magazine Pédale! dimanche 2 Hier à 14:36 Osama Vinladen : « Mon frère s'appelle Sadam Huseín » 97
Partenaires
Olive & Tom Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE
Hier à 12:23 Jaume Roures : « Nous avons le temps de trouver des solutions raisonnables » 41
Hier à 12:16 Phoenix renonce à accueillir la finale de l’USL après des insultes homophobes 20 Hier à 11:45 Un hommage à Bruno Martini sur les pelouses françaises ce week-end 2 Hier à 10:25 Flamengo : Henrique blessé aux testicules 7
À lire ensuite
Paris, un rang à tenir