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Le cas Kepa

Battu par Manchester City en finale de la Carabao Cup dimanche, Chelsea a malgré tout répondu présent à Wembley et a livré une prestation très rassurante. Problème, la performance des Blues a été éclipsée par le comportement de Kepa.

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Maurizio Sarri s’agite, baisse la tête, souffle : « Vous n’aimez pas parler de football... » Sous les néons, sans aucune possibilité de détourner le regard, le technicien italien est à poil face aux phares médiatiques. Du jamais-vu, de l’inédit, un changement d’étiquette. Au sortir de cette finale de Carabao Cup, Sarri aurait pu être en position de force, quatorze jours après avoir vu son Chelsea se désintégrer à l’Etihad Stadium de Manchester (6-0). Ce soir-là, l’ancien coach de Naples avait peiné à masquer son inquiétude : espérait-il voir un jour son football réussir en Angleterre ? « Je ne sais pas, avouait-il alors. Car aujourd’hui, je n’ai pas vu mon football. Au départ, ça fonctionnait et aujourd’hui, ça ne fonctionne plus. Mais mon objectif reste le même : qu’on joue mon football. » On le disait incapable de changer son approche : erreur, dimanche, Sarri s’est adapté, a demandé à son bloc d’évoluer un cran plus bas pour bloquer au maximum les sorties de balle du City de Guardiola et Chelsea a répondu présent. En matière de performance, Maurizio Sarri a surtout vu ses joueurs jouer pour lui, ensemble, et c’était bien. Vraiment bien. La preuve par les mots : « Je suis satisfait, car les joueurs ont exactement joué le match que nous avions préparé. Donc je pense que je contrôle la situation. » Oui, mais Sarri a été publiquement humilié : ce matin, l’Italien n’est pas un héros, c’est autre chose.

Un coach déjugé, une situation inédite


Enfoncés dans leur canapé, les entraîneurs du monde entier, ceux du samedi matin comme ceux du dimanche soir, se sont alors retrouvés autour d’une question : comment gérer une telle situation ? Après 118 minutes de jeu à Wembley, Maurizio Sarri a vu son gardien, Kepa Arrizabalaga, vingt-quatre ans, s’étirer comme un gymnaste dans sa surface après avoir capté une frappe lointaine de Sergio Agüero. Dans sa zone technique, le coach italien s’inquiète et demande à Willy Caballero, vainqueur de la compétition avec City en 2016 après avoir sorti trois penaltys de Liverpool en finale, de partir s’échauffer. Les secondes défilent, Caballero fait sauter sa veste, ses potes l’encouragent : c’est son heure. À l’autre bout du terrain, Kepa s’est relevé et agite son index droit : il ne sortira pas, Sarri, qui s’y reprend à trois fois, est déjugé. Sur un autre terrain, le gardien espagnol aurait été physiquement sorti du terrain par son père, son coach, son capitaine, quelqu’un. Pas ici, pas maintenant, ce qui fait vriller Maurizio Sarri et enclenche un débat sur tous les plateaux du pays. Sur celui de Sky, John Terry tranche : « Une fois que le numéro apparaît, vous devez sortir et vous montrer respectueux, même si sortir est la dernière chose qu’un joueur souhaite. » À ses côtés, Pablo Zabaleta et Jamie Redknapp le rejoignent.

Sarri tient une réponse, reste à savoir quoi en faire


Parce qu’elle est inédite, cette situation pose de nombreuses questions dont une centrale : et maintenant, on fait quoi ? En conférence de presse, Sarri a sorti « une excuse pour les journaux » selon Ruud Gullit. À savoir : « J’ai compris qu’il avait une crampe et je ne voulais pas avoir un gardien avec cette condition physique pour une séance de tirs au but (ce qui montre déjà que Sarri n’avait pas prévu un changement tactique version Van Gaal 2014). J’ai réalisé après seulement trois ou quatre minutes, quand le médecin est revenu sur le banc, que c’était une erreur. C’est seulement un gros malentendu. Kepa a eu moralement raison, mais pas dans son comportement. » Parce que ce comportement a placé Sarri dans une position inconfortable, que Kepa a manqué de respect par le geste à son second, Willy Caballero, et que l’Espagnol a violé toutes les règles de bonne conduite. Aujourd’hui, l’Italien a une situation à déminer en interne et il n’en avait pas besoin, surtout après une telle réponse de ses joueurs. C’est avant tout ça qu’il faut retenir ce matin : son Chelsea avance, a livré une grosse seconde période même si Jorginho aurait dû être expulsé, et pour la première fois de l’ère Abramovitch, les Blues doivent faire preuve de patience à l’heure où certains demandent au board de nommer Zola ou Steve Holland. Maurizio Sarri doit rester à bord, Chelsea est encore en course pour le top 4, peut encore soulever une C3, et la première saison d’un coach de la dimension de Sarri a besoin de temps pour implanter ses circuits. Voilà pour le foot, et l’Italien attaque cette nouvelle semaine avec une information : il cherchait des joueurs avec du caractère, Kepa vient de lui donner une réponse. Reste à savoir quoi en faire.




Par Maxime Brigand
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