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Le carnet tactique de la cinquième journée de Ligue 1

Cette saison, So Foot revient après chaque journée de Ligue 1 sur trois points tactiques. Cette semaine, projecteur sur la copie XXL rendue par Neymar à Reims, le LOSC version 2020-2021 et l'importance de Romain Salin dans le projet de jeu rennais.

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➩ Danse avec Neymar


Regard noir et fusil chargé, Thomas Tuchel dynamite la salle de presse d’Auguste-Delaune. Première cible : le manque de réalisme de son PSG, qui a empilé les occasions à Reims à l’aide d’un schéma ultra offensif (un 4-1-4-1 avec ballon), mais qui n’est reparti de son voyage en Champagne qu’avec deux petits buts dans les valises. Tuchel : « On gagne, c’est positif, mais on reste à portée de l’adversaire à la mi-temps. Ce match doit être terminé au bout de vingt minutes. On doit mener de trois ou quatre buts. (...) Dans le foot, le plus important, c’est de se créer des occasions nettes. Là, on en a sept ou huit en première période, quasiment autant en seconde. On a la possession, on a des occasions, mais on n’a pas inscrit assez de buts. Franchement, c’est trop. » Seconde cible : Neymar, qui a évolué tout au long de la soirée en relayeur, à la gauche de Leandro Paredes. « Ce n’était pas le plan, a recadré après coup son entraîneur. Il a joué en milieu relayeur, alors que je le veux en meneur. Il en a fait trop défensivement. » Sur ce point, Tuchel fait fausse piste : il voulait le Brésilien en meneur, et Neymar a bien été l’animateur de la soirée, le mec qui déclenche la chenille au milieu de la nuit et qui allume des feux aux quatre coins du terrain. Le temps d’une soirée, on a même retrouvé un Neymar libéré, bosseur, fabricant de bijoux et joueur. Ni trop, ni pas assez : le numéro 10 parisien a souvent été juste et c’est assez rare pour le souligner.


Dès les premières minutes de son dimanche soir, le Brésilien a déroulé un buffet sur le gazon rémois dans un rôle qu’il semblait demander depuis plusieurs semaines sans que Thomas Tuchel ne veuille le lui donner. Alors, Neymar l’a pris tout seul, comme un grand, adoubé par ses coéquipiers.


Dès les premières secondes, le plan du PSG a été clair : un 4-1-4-1 avec Paredes en sentinelle, Draxler dans l’interligne droit, Neymar dans le gauche, deux ailiers (Di María et Mbappé) excentrés et Icardi pour peser sur les centraux rémois. Soit cinq éléments placés derrière le milieu local.


Neymar a d’abord été un élément clé pour aider le PSG dans les sorties de balle. Ici, il vient solliciter un une-deux avec Bakker, qui va offrir de l’espace au latéral gauche parisien.


Toujours dans ce rôle, le Brésilien n’a pas hésité à décrocher pour venir se placer au niveau de Kimpembe et ainsi faire profiter ses potes de la qualité de son jeu long.


Exemple sur cette séquence, où Neymar tourne le jeu vers Di María.


Ou sur celle-ci, où le Brésilien, de son camp, trouve l’Argentin en profondeur.


Lorsqu’il n’a pas décroché, Neymar a été trouvé dans les interlignes par les centraux parisiens. Ici, par Marquinhos.


Et ici, par Kimpembe.


C’est aussi lui que l’on a retrouvé au départ de la majorité des circuits offensifs parisiens. Ici, sa passe pour Mbappé va casser le milieu rémois. Au bout, Icardi ouvrira le score.


Là, sur un pas, il va réussir à trouver Icardi en profondeur, qui remettra ensuite en première intention pour Di María.


Dimanche soir, Neymar a cherché à constamment accélérer le jeu. Que ce soit en enclenchant le mouvement...


... ou en se transformant en relais pour Mbappé.


Cela s’explique aussi par une conséquence naturelle : de par le danger qu’il amène, Neymar attire souvent deux joueurs sur lui, ce qui libère un partenaire. Ici, il va fixer, avant de décaler Marquinhos plein axe.


Pareil ici avec Mbappé.


Enfin, le Brésilien a été utile défensivement en cherchant en permanence à couper les transmissions entre Rajković et Foket ou en bouchant l’accès à l’interligne droit rémois.

Dimanche soir, Neymar a été partout : il a réussi 100% de ses dribbles, 88% de ses passes, a récupéré quatre ballons (dont trois dans le camp adverse) et en a intercepté trois. S’il en a perdu une grosse quinzaine (un seul dans sa moitié de terrain), c’est avant tout à cause de la nature de son jeu à risque, lui qui est quasiment le seul point de déséquilibre, avec Mbappé, dans l’animation du PSG. Au bout d’un slalom à la Hirscher, il aurait également pu marquer un but délicieux après avoir détruit le côté droit rémois avant la pause. Ce match est avant tout le sien, mais aussi celui d’Icardi et d’un Presnel Kimpembe monstrueux. Le PSG aurait dû tuer ce match, Tuchel a raison d’être exigeant, mais la Ligue 1 peut savourer : elle a peut-être revu, le temps d’une nuit, le Neymar de ses premières semaines au PSG, et ce, dans un rôle plus reculé. Ce n’était « que » Reims, d’accord, mais le voir dans ce rôle a été une réussite. On se dit même qu’avec Verratti à la place de Draxler, cette option pourrait perdurer. Problème : Tuchel ne semble pas de cet avis.




➩ Comment va le LOSC ?


Comptablement, plutôt bien. Ce matin, après cinq journées, le LOSC est dauphin du Stade rennais, affiche la meilleure défense du championnat (2 buts encaissés), est l’une des équipes qui subit le moins de tirs par match et est toujours invaincu à la suite de son succès du week-end face au FC Nantes (2-0). De cette soirée, il est possible de ressortir plusieurs satisfactions, notamment dans l’animation avec ballon du 4-4-2 nordiste, et ce, malgré le fait que les Lillois ont peiné à mettre de l’intensité tout au long de la rencontre, mais aussi à se créer un grand nombre d’occasions (cinq occasions nettes, quatre tirs cadrés, un poteau de Bamba, voilà pour le bilan). Réaction de Galtier : « Ce match a été plaisant, puisque les deux équipes ont joué. C’est un hommage à Christian Gourcuff, qui a une équipe qui joue au foot. On s’est créé beaucoup de situations favorables. Malheureusement, après une bonne entame de match, on a souffert un peu quand Nantes a réussi à étirer notre bloc. » Finalement, le LOSC a réussi un gros premier quart d’heure, a marqué au meilleur des moments, a peiné à repartir en seconde période et a soufflé après l’entrée de Jonathan Ikoné en fin de match. Certains réflexes commencent quand même à revenir au fil des rencontres.


Face au 4-4-2 nantais, le LOSC a cherché à relancer à trois. Benjamin André a alors souvent coulissé à droite de José Fonte, histoire de former un 3v2 face à la première ligne de pression jaune.


Ainsi, un losange s’est formé quasi systématiquement à la relance, avec Renato Sanches en pointe haute, ce qui a permis aux latéraux nordistes de grimper d’un cran, alors que le LOSC a placé l’intégralité de ses joueurs offensifs à l’intérieur, ce qui a libéré ses latéraux.


Dans les sorties de balle, le LOSC a brillé techniquement, ce qui a été favorisé par son losange.


Autre preuve du bienfait du losange pour sortir les ballons face au 4-4-2 de Nantes.


Une fois le ballon sorti, le LOSC a souvent avancé en 2-2-5-1. Nantes a ainsi souvent été submergé numériquement.


Objectif ensuite : trouver rapidement les latéraux. Derrière Fonte, Botman, Sanches et André, Çelik a été le Nordiste le plus trouvé vendredi soir (74 ballons touchés). L’ouverture du score – un ballon envoyé dans son but par Pallois – est venue de son côté.


Même approche côté gauche, avec cette ouverture de Fonte pour Bradarić.

Si le LOSC a été intéressant dans ses sorties de balle et par la capacité de ses latéraux à se projeter efficacement, les hommes de Galtier ont aussi été très solides défensivement : 47 ballons récupérés par le carré Çelik, Fonte, Botman, Bradarić + 32 ballons interceptés par les quatre hommes. Autre satisfaction du soir : là où Jonathan David a de nouveau été en galère, Burak Yılmaz a été plus en vue, inscrivant son premier but en Ligue 1 et se transformant en menace permanente dans la profondeur pour les Nantais. Le Turc a soigné son grand nombre de hors-jeu vus à Marseille et a été plutôt performant pour se créer et créer de l’espace pour ses coéquipiers.


Sur cette séquence, l’appel de Yılmaz permet à Bamba de profiter de l’espace fabriqué plein axe.


Sur celle-ci, il offre une solution intéressante à David. Cet appel aurait également pu permettre au numéro 9 lillois d’écarter vers Bradarić.



Nouvelle situation, nouvel appel tranchant en profondeur.


Yılmaz a également su être un point d’appui essentiel après l’entrée de Jonathan Ikoné...


... et a notamment obtenu le penalty du 2-0 sur un service de l’international français.

Christophe Galtier connaît son principal chantier : affiner l’entente de sa doublette offensive, au sein de laquelle Ikoné a plus apporté en vingt-cinq minutes que David en plus d’une heure de jeu. Pour le reste, son LOSC tourne bien. Preuve : les Lillois ont claqué au moins un but lors de leur douze derniers matchs de Ligue 1, leur meilleure série depuis le début d’année 2012. Affaire à affiner et projet à suivre, donc.




➩ Sucré, Salin


Samedi, après la nouvelle démonstration collective de sa troupe, Julien Stéphan a lâché un rictus. « Je suis surpris que vous soyez surpris de sa performance, a alors glissé le coach du Stade rennais au sujet de Romain Salin, propulsé titulaire à la suite du départ d’Édouard Mendy à Chelsea. On a besoin de remplacer numériquement le départ d’Édou, c’est indispensable, mais Romain a un rôle important dans le vestiaire, et quand on fait appel à lui sur le terrain, il est bon. Ça fait quatre matchs que ça dure. Tant mieux. On aura un gardien supplémentaire certainement à partir de la semaine prochaine. Ensuite, c’est le meilleur qui jouera. » De ce déplacement réussi des Rennais à Saint-Étienne, on pourrait évoquer la nouvelle grosse copie rendue par Aguerd, la prestation complète de Guirassy, la complémentarité du sexy trio Bourigeaud-Nzonzi-Camavinga, mais c’est peut-être la performance du portier rennais qui a été la plus bluffante. Tout simplement car Salin offre la possibilité à Rennes de conserver en permanence un bloc haut grâce à son positionnement et sa qualité d’anticipation. Pour mettre la pression sur un adversaire, le portier est une arme précieuse, et samedi, c’est avant tout lui qui a aidé le SRFC à ne pas plier face à la profondeur souvent recherchée par les Verts.


Cherché en profondeur par Moueffek, Nordin voit Salin sortir sous son nez et couvrir parfaitement l’espace laissé dans le dos de ses défenseurs.


Autre situation, même conséquence : Salin réussit, par sa position, à réduire au maximum le champ d’action des attaquants stéphanois.


Ici, même chose.


Là, même situation.


Sur les relances stéphanoises, Salin n’a pas hésité à grimper au niveau de ses 30 mètres pour permettre au bloc rennais de conserver de la hauteur.


Par son positionnement, Salin forme une défense à trois avec Aguerd et Da Silva, et assure la première relance rennaise en formant un 3v2 face à la première ligne de pression verte.

Petite tache sur la copie : Romain Salin a fait une faute de main sur une frappe lointaine de Maçon après la pause qui aurait pu permettre à Nordin d’égaliser. Finalement, le but a été refusé par la VAR, et sept minutes plus tard, Guirassy a doublé la mise pour les Bretons. Gardien le plus sollicité au pied en moyenne (39 passes/match) et le plus efficace (32 passes réussies/match) du championnat, Salin a été un boulon central de la victoire rennaise du week-end. Surprenant ? Pas pour Stéphan.


On a aussi vu...


Rudi Garcia faire un mea culpa, alléluia, après le nul de l'OL à Lorient (1-1) : « On ne peut pas se contenter de ce point. On n'a pas fait un bon match, même si la seconde période aurait dû nous permettre de gagner. La première a été insignifiante, mais je la prends pour moi parce que ce n'était pas le bon système et la bonne équipe. Il y avait trop de monde sur le ballon, pas assez d'aide pour Dembélé, pas assez de profondeur. C'est encore deux points de perdus, et un départ diesel qui ne me plaît pas du tout. »



Par Maxime Brigand
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