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Le carnet tactique de Barça-PSG

Au terme d’une rencontre totale (1-4), le PSG a chassé une partie de ses démons catalans et pourra accueillir le Barça dans trois semaines avec une copie référence imprimée au fond du crâne. Récit tactique d’une soirée sans tache, décryptée en compagnie de l’ancien latéral du club parisien Didier Domi.

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Il se murmurait, ici et là, qu’il était l’heure, pour Kylian Mbappé, de choisir son camp, que ce rendez-vous au Camp Nou était un carrefour entre deux destins bien distincts. Mardi matin, dans les colonnes d’El Pais, voilà ce qu’écrivait le journaliste Diego Torres : « À 22 ans, l’attaquant a devant lui une occasion historique : soit exploiter son énorme potentiel de buteur et devenir le successeur de Pelé, soit céder à la tentation agréable d’imiter Neymar dans sa version la plus frivole et devenir alors un "jugador de jugadas". » Torres reprenait ici un concept de Juanma Lillo, qui a toujours cherché à distinguer, à juste titre, les joueurs souhaitant briller par séquences et ceux souhaitant jouer au football. Privé de Neymar et d’Ángel Di María, deux des plus belles ampoules de sa guirlande offensive parisienne, Mauricio Pochettino y était aussi allé de son petit coup de pression lundi : « J’attends toujours des grands joueurs. Chaque joueur doit avoir son rôle et il faut le suivre. Les absences de Ney et Di María sont importantes, mais nous avons une équipe qui est prête à jouer ce match. » Et à quoi s’attendait Ronald Koeman ? « Je ne suis pas partisan de mettre quelqu’un au marquage individuel sur un joueur, avait averti le technicien néerlandais, à la veille de diriger le match le plus important de son début d’aventure au Barça. La gestion de Kylian Mbappé sera un aspect important de la rencontre, mais on sait comment nous pouvons jouer. Quand on a le ballon, nous devons rester bien organisés pour se préparer au moment où nous perdrons la possession. » Verdict : Mbappé a profité de ce Barcelone-PSG pour dessiner sa plus belle copie sous le maillot parisien (avec celle écrite à Bruges, en octobre 2019) et pour vivre l’une des plus belles nuits de sa jeune carrière (sa plus belle journée restera à jamais son match face à l’Argentine au Mondial 2018). L’attaquant français, auteur d’un triplé, est surtout ce matin le symbole d’un PSG qui a su faire en sorte que ce match aller devienne une distribution de confettis (1-4).

« Le Barça ? Il n'y a presque rien eu »


En revenant à Barcelone en août dernier, Koeman avait pourtant promis aux supporters du Barça qu’ils ne vivraient plus de nouvelle humiliation après celle subie face au Bayern durant l’été. Mais que s’est-il passé, cette fois, au juste ? Réponse du coach battu : « Je crois que la première mi-temps a été assez équilibrée et qu’après, Paris a été supérieur. C’est une équipe plus physique, plus complète... On est en transition, il faut l’accepter et être réaliste. Il nous manque des choses pour le haut niveau. » Mardi soir, l’actuel troisième de Liga a été éparpillé dans approximativement tous les secteurs de jeu et a, en effet, manqué de « choses » pour mettre le bordel au sein d’un bloc parisien (enfin !) compact. Le Barça n’a en réalité réussi à pénétrer l’intérieur de ce bloc qu’une seule fois, en première période, ce qui a amené une bonne occasion pour Antoine Griezmann (et aussi le meilleur mouvement barcelonais de la rencontre). Pour le reste, les hommes de Ronald Koeman, déjà broyés par la Juve (0-3) début décembre, n’ont jamais réussi à bousculer le PSG sur attaque placée, si ce n’est sur une ouverture de Messi vers De Jong qui a amené à l’ouverture du score de l’Argentin sur penalty. La seule autre grosse cartouche de la rencontre pour le Barça est venue d’une couverture suicidaire des Parisiens à la suite d'un corner, ce qui a offert une drôle de séquence où Florenzi a cherché à fermer une passe potentielle vers Ousmane Dembélé sans jamais empêcher Antoine Griezmann de frapper au but (ce qu’il a fait, sans cadrer). Sinon, la soirée a été 100% parisienne.


La séquence du meilleur mouvement barcelonais de la rencontre : lassé de voir ses milieux (De Jong, Busquets, Pedri) incapables de créer le moindre décalage, Messi a parfois décroché comme au quart d’heure de jeu...


... Alors que Griezmann a pris la pointe et que De Jong s’est projeté à la place de Messi, Pedri rentre dans le demi-espace gauche pour laisser le couloir à Jordi Alba, ce qui fait naître de l’incertitude dans la tête de Florenzi et ouvre une fenêtre de passe au meneur argentin.


... Trouvé, Pedri peut ensuite se retourner rapidement et trouver Griezmann dans le dos de Marquinhos. Heureusement pour le PSG, Navas va être vigilant.

« Pour moi, c’est la seule réelle occasion construite du Barça, appuie Didier Domi. Cette occasion arrive car Alba est collé à la ligne et a, en quelque sorte, réussi à fixer un Florenzi qui ne sait alors pas trop s’il doit sortir sur Alba ou Pedri. Pour le reste, le Barça n’a eu des opportunités que grâce à des fautes de concentration parisiennes, que ce soit celle de Dembélé quand Kurzawa glisse après le penalty ou sur l’action du penalty elle-même, où Kurzawa est en retard sur la course magnifique de De Jong. J’ai trouvé ce Barça très faible. Il n’y a presque rien eu, que ce soit en matière de créativité, mais surtout de récupération du ballon. Même si tu es faible, tu dois aller presser plus que ça. Là, j’ai trouvé que les Catalans ont été d’une faiblesse inouïe dans ce domaine et qu’on a vite senti les maux profonds du Barça : un manque d’âme, pas de cohésion, pas d’alchimie. » Un constat qui nous amène à ouvrir sur le plan défensif de Koeman, qui a donc été percé à plusieurs reprises.


Comme prévu, le Barça s’est présenté, en phase défensive, avec un 4-5-1 qui offre une place énorme aux premières touches de construction adverses à cause d’un Messi qui s’efface une fois le ballon perdu. Le PSG s’est alors amusé avec la structure catalane...


Tour à tour, Gueye et Verratti se sont ainsi relayés pour décrocher afin de faire sortir un relayeur du Barça. Ici, on voit Gueye faire sortir Pedri...


Là, c’est au tour de Verratti d’attirer De Jong.


Avec de la patience et de nombreux échanges, le PSG a alors vu des portes s’ouvrir puisqu'en sortant, Pedri et De Jong ont offert des espaces dans leur dos pour Mbappé et Kean, finalement préféré à Sarabia. Exemple ici après seulement onze secondes de jeu, où Verratti peut trouver Mbappé sous le nez de Dest.


Nouvel exemple avec un Barça passif, qui laisse Marquinhos trouver Kean dans le demi-espace droit.


Autre exemple où De Jong sort sans protection sur Verratti. Derrière le Néerlandais, c’est le chantier total et le PSG va pouvoir combiner tranquillement jusqu’à Kurzawa.


Troisième exemple : ici, Busquets et De Jong sortent tous les deux sur Paredes, un espace de passe est ouvert entre Paredes et Kurzawa.

Si le milieu du Barça a globalement été dévoré par celui du PSG, un homme a particulièrement bu la tasse. Incapable de couvrir de trop grandes zones du haut de ses 32 ans, Sergio Busquets, également sans imagination balle au pied, a été dépassé sur de nombreuses séquences et n’a jamais vraiment réussi à calmer un Marco Verratti intenable, qui a jonglé toute la soirée entre trois masques (celui de meneur de jeu, de relayeur et de récupérateur).


Dès la première minute, Busquets a peiné à se situer. Alors que Navas touche son premier ballon, Florenzi, libre grâce au positionnement de Kean, est trouvé et peut chercher Verratti devant un Busquets perdu.


Danger immédiat pour le Barça : de cette position, l’Italien va chercher Mbappé en profondeur. Heureusement, le ballon sera trop long.


Dans la foulée, on a retrouvé Busquets face à Paredes. Problème, encore une fois, l’Espagnol est trop loin de son adversaire direct et le laisse armer à sa guise.


Un peu moins de 20 minutes plus tard, alors que Pedri a raté un contrôle et que Verratti a récupéré le ballon, Busquets vient se coller à Pedri et ouvre automatiquement un espace. L’Italien va alors combiner avec Paredes et Mbappé. Le mouvement va se terminer sur une occasion en or, ratée par Icardi.

Si toutes ces séquences montrent la difficulté que le Barça a eu à canaliser les sorties de balle parisiennes (seuls Kurzawa et Herrera ont terminé la rencontre avec moins de 90% de passes réussies au sein des premiers relanceurs du PSG - c’est-à-dire les quatre défenseurs et les trois milieux titulaires plus Herrera, entré à la pause à la place de Gueye), un domaine où Leandro Paredes a notamment joué avec des pantoufles (94 ballons touchés, 68 passes réussies sur 73 tentées, une passe décisive, une passe clé, un 5 sur 6 dans le jeu long), une autre peut servir de modèle au lendemain de la rencontre : celle qui a mené à l’égalisation de Kylian Mbappé, un mouvement d’une quarantaine de secondes et treize passes échangées.


Alors que le ballon ressort avec Navas, le PSG joue avec la pression catalane comme avec du chewing-gum. Trouvé, Gueye peut alors repartir avec Marquinhos.


Un Marquinhos qui va alors alerter Verratti au niveau de la médiane.


Vingt secondes de possession dans le camp du Barça plus tard, un décalage est détecté : Marquinhos peut trouver Kurzawa dans le dos de Dest et Dembélé via une diagonale déjà répétée à trois reprises avant cette action. Cette ouverture est permise grâce au positionnement très intérieur du trio Mbappé-Icardi-Kean permettant la liberté des latéraux.


Alors que Dest est parti, Verratti ralentit sa course pour être trouvé par Kurzawa...


... d’une subtile déviation, Verratti peut alors toucher Mbappé, qui n’a plus qu’à enrhumer Lenglet : 1-1.

Didier Domi : « Au cours de la rencontre, le pauvre Dest a été complètement abandonné alors qu’il souffrait déjà face à Mbappé. Il a été abandonné, en plus, par des joueurs qui trottinaient sur le terrain. De Jong a souvent été trop haut et n’a pas fait les efforts pour son partenaire. Dembélé, pareil : il a parfois vu, mais n’a pas anticipé. Dans ce cas-là, il ne restait que Busquets pour l’aider à couvrir, mais aujourd’hui, Busquets est cramé. En seconde période, Koeman a essayé de régler le problème en demandant à Dembélé de jouer un peu plus bas, mais le mal était déjà fait. »

Un bloc, enfin !


À l’aise pour s’ouvrir des espaces, à l'intérieur comme dans la largeur grâce à des latéraux (Kurzawa et Florenzi) positionnés très haut, et pour déformer le semblant de pressing du Barça, le PSG a aussi réalisé une grande performance dans son quadrillage défensif pour empêcher les Catalans de trouver le moindre décalage. Pour y arriver, Pochettino a demandé à ses hommes, unis comme rarement tout au long de la rencontre, d’alterner entre pressing haut, bloc médian et bloc bas.


Preuve de l’unité à la 5e minute.


Puis à la 24e minute.


Et à la 61e minute.

Dans le pressing, le plan de Pochettino a rapidement été visible avec un PSG qui s’est contenté de cadrer la paire Lenglet-Piqué et de lâcher les chiens une fois la première passe effectuée.


Sur cette phase de jeu, Icardi a d’abord eu un rôle essentiel en venant couper la relation entre les centraux du Barça et Busquets. Dans cette tâche, il a été accompagné de Paredes.


Puis, lorsqu'un relayeur décrochait pour faire remonter le ballon vers les offensifs, un relayeur parisien sortait de la boîte (ici Gueye sur De Jong) pour mordre.


Les Parisiens ont également été efficaces dans le contre-pressing comme sur cette transition coupée par Kean dans les pieds de Pedri...


Celle-ci par Gueye, toujours dans les pieds de Pedri...


Celle-ci par Paredes dans ceux de Dembélé...


Ou celle-ci, toujours sur Pedri, pris par trois joueurs parisiens d’un coup.

Preuve des bonnes pressions parisiennes : à eux trois, les milieux du Barça (Pedri, Busquets, De Jong) ont perdu sept ballons dans leur propre moitié de terrain. Lorsque le Barça a réussi à progresser, le PSG, de nouveau tenu par un duo Kimpembe-Marquinhos en béton, s’est alors replié dans un bloc bas, où Kean et Mbappé ont énormément travaillé sur les côtés pour empêcher Dembélé de faire trop de dégâts et pour limiter l’influence de Jordi Alba, principal déclencheur d’appels verticaux du Barça en temps normal, mais qui a cette fois dû se contenter d’une simple course en début de rencontre sur une belle ouverture de Griezmann. Limités dans leur quête de profondeur, les hommes de Koeman, également très peu mobiles, se sont heurtés à un PSG avec des lignes serrés et n’ont jamais réussi à converser entre ces lignes (la connexion Pedri-Messi a notamment été coupée). Résultat : le Barça n’a été que trop peu dangereux et n’a pu poser qu’une seule fois son circuit préférentiel.


Le circuit préférentiel : construction à droite avec Dembélé, densification de l’axe avec Pedri-Griezmann-De Jong, Messi trouvé en retrait devant la surface...


L’Argentin peut alors tourner le jeu vers Alba, mais Florenzi va parfaitement anticiper et Kean va assurer la continuité du travail du latéral italien derrière.

« Pour défendre et aider Florenzi, mettre Kean plutôt que Sarabia a été un bon choix de Pochettino, pointe Domi. D’ailleurs, on a bien senti le fait d’avoir deux Italiens : ils communiquaient bien, ont fait les efforts ensemble... Et le PSG n’a quasiment rien concédé. »

L'aimant Icardi


Et la différence, dans tout ça ? Solide défensivement et à l’aise pour construire, le PSG a d’abord peiné à tuer le Barça malgré les opportunités. On a ainsi vu Icardi se foirer (19e), Kurzawa buter sur Ter Stegen après un énorme travail de Mbappé (35e), puis Kean cogner à son tour sur le gardien allemand (50e) après un énorme travail de ses potes offensifs. Finalement, l’affaire s’est débloquée à vingt-cinq minutes de la fin.


Dix minutes plus tôt, comme un symbole, on a d’abord vu De Jong partir seul dans le camp parisien, sans aide, puis être logiquement rattrapé par Ander Herrera...




Alors que le Barça a posé une ligne de 6 dans ce qui ressemble à un 6-3-1, Paredes déclenche vers Florenzi, couvert par Dest, alors que Kean, Mbappé et Icardi forcent la défense du Barça à rester compacte dans l'axe. Le centre de l’Italien va ensuite être contré, mais malgré tout repris par Mbappé.

Ce deuxième but permet de souligner la naïveté du Barça, mais également de récompenser Paredes, aussi décisif sur le troisième but, dont l’engagement a été « total » pour Didier Domi : « Il a été bon balle au pied, bon dans ses couvertures, intelligent pour combiner avec Verratti. Ils ont été bien au-dessus tous les deux au milieu et, si dominer le milieu ne te fait pas automatiquement gagner, ça t’aide énormément. Cela te donne de l’énergie pour attaquer, ça donne le ton... Quand tu as deux joueurs qui ont la même compréhension du jeu, qui analysent bien les situations, qui se donnent toujours plus d’espace et de temps, tout est plus simple. Paredes et Verratti ont toujours cette vitesse cérébrale qui leur permet d’avoir une demi-seconde d’avance pour garder le ballon et, en plus, ils se permettent de pouvoir jouer en une touche. Alors forcément, ça fait des dégâts. »

Autre élément à mettre en lumière : Mauro Icardi qui, s’il n’a pas été très adroit face au but, a été précieux dans son implication défensive (4 ballons récupérés, 2 interceptions) et dans le jeu entre les lignes (3 passes clés, notamment). On l’a d’ailleurs retrouvé à la base du quatrième but avec Danilo et Draxler, au départ d'une séquence où l'Allemand a notamment récupéré un bon ballon dans les pieds de Messi grâce à la compacité du bloc vu plus haut.




Autre registre dos au but, pour être un relais précieux vers Mbappé.


Preuve du bon repli défensif d'Icardi avec ce super retour sur Busquets.

« Icardi est excellent car on ne lui demande pas de décrocher de quarante mètres ou de faire des appels de cinquante mètres, note Domi. On lui demande simplement des déplacements intelligents. Quand Neymar n’est pas là, il est important pour la ressortir du ballon. Il comprend le jeu et sur certaines séquences, il te permet d’économiser de l’énergie. C’est ce qu’il a très bien fait face au Barça. » C’est aussi ce qu’a fait Kylian Mbappé, qui a brillé mardi soir par sa gestion des espaces et du temps. Point déstabilisant du jeu parisien (6 tirs, 4 passes clés, 4 occasions créées, 9 dribbles réussis sur 10 tentés), le Français a été tout simplement scintillant, car toujours à la recherche du geste juste.


On l’a d’abord vu décrocher pour conserver le ballon, aimanter les adversaires et donc faire automatiquement respirer l’ensemble une fois le ballon lâché...


Gagner un duel après avoir été lancé en profondeur par Paredes avant de retrouver Kurzawa à l’intérieur pour une énorme occasion...


Se donner dans le contre-pressing comme ici pour récupérer une passe d’Alba vers De Jong...


Et finir, pour la troisième fois de la soirée, après un excellent travail de fixation de Draxler.

Peut-on parler de soirée parfaite ? « Je ne pense pas que la perfection existe, a préféré ajuster, malin, Mauricio Pochettino après sa première victoire européenne en tant qu’entraîneur du PSG. Nous recherchons tous la perfection. On s’améliore, mais il y a des choses qu’on peut mieux faire. Les joueurs ont quand même fait un très grand match et il faudra faire de nouveau un très grand match dans trois semaines. » La vérité est pour le moment que Paris a fait le match qu’il fallait en creusant dans toutes les failles du Barça actuel. À savoir : appuyer dans le dos des relayeurs, jouer avec les repères d’une défense qui n’en a aucun, briller dans les transitions et forcer les Catalans à faire face à leur propre déficit de créativité (et encore, Trincão en a amené un petit peu sur son entrée en jeu) au cours d’une rencontre à l’intensité relative. Pour la suite, on connaît l’histoire : ce n’était qu’une première étape. Par Maxime Brigand, avec Andrea Chazy Propos de DD recueillis par AC.