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Le capo des Drouguis d'Orléans raconte son année d'interdiction de stade

L'été dernier, 38 supporters d'Orléans se voyaient être interdits de stade pour une durée d'un an à cause d'un affrontement avec des ultras tourangeaux survenus près de six mois plus tôt : c'est ce vendredi soir face au Havre que les Drouguis, groupe ultra de l'USO, refont leur apparition au stade de la Source. Quentin Villebasse dit « Cantine » , qui tient depuis sept ans le mégaphone en tribune Vagner, s'est livré à l'autre bout du fil entre deux tifos confectionnés.

Dans quel état d’esprit êtes-vous avant ce retour ?
On a un peu vécu un cauchemar, car il y a eu pas mal d’affiches la saison dernière en coupe avec Rennes et le PSG, on aurait pu faire évoluer le supportérisme local et on a loupé ces opportunités. Mais avec cette saison, on a pu prendre du recul et on a gagné en crédibilité aux yeux des fans du club, voire du public lambda. Ils se sont rendu compte que lorsqu'on n’était pas là, le stade était mort. Sur le plan sportif c’était mieux, mais l’affluence était en baisse à cause du manque d’ambiance. D’habitude, à ce stade de la saison, on a une quarantaine d’adhérents, là on a déjà dépassé la centaine.

Revenons à cette baston avec les ultras tourangeaux, le 24 février 2018 dans le centre-ville de Tours. C’était préparé, cet affrontement ?
Non pas du tout, ça arrive une ou deux fois dans la saison, c’est vraiment rare, ce n’est pas du tout notre délire. Il n’y avait rien de prévu, on était en ville et ils nous sont tombés dessus comme ça, sur la place Plumereau. On était à peu près 80, il y avait 30 Tourangeaux et 50 Orléanais. C’était assez violent, j’étais dans le tas. Avec les interpellations puis les caméras etc., il y en a une quarantaine qui ont mangé.


Comment tout ça s'est passé ?
« Quand nos dernières voitures sont arrivées, ils sont partis en courant ; deux minutes après, la BAC est arrivée et a tiré au flash-ball. »
Ce sont eux qui sont venus à nous, ils cherchaient la merde. On était dans un pub irlandais, ils ont chargé, on a répliqué, ils ont reculé. Ensuite, ils ont fait le tour du pub pour charger une deuxième fois et on a de nouveau répondu. Nous, on ne s’enflammait pas plus que ça, ce n'est pas nous qui sommes allés à l’affrontement. Quand ils sont arrivés, on n’était que 35, et quand nos dernières voitures sont arrivées, ils sont partis en courant ; deux minutes après, la BAC est arrivée et a tiré au flash-ball. Et ils ont interpellé beaucoup de monde. On a tous été emmenés au commissariat de police, on a été menottés, mais ils n’avaient pas assez de menottes, et ils ont sorti tous les véhicules du garage et nous ont mis dedans, puis ils nous ont relâchés après le match.

C’est souvent tendu, avec Tours ?
Non, pas spécialement. Ce n’est pas un rival pour nous. Enfin, c’est la rivalité régionale, c’est un derby, mais on ne les catalogue pas comme ça. On sait que pour eux, on est leurs ennemis, mais on n’a rien contre eux. Le rival, c’est surtout le Paris FC.



À la suite de l’annonce de cette sanction, il a été dit que votre association se mettait en sommeil.
Ça n’a pas été le cas. J’ai rarement connu une année aussi active que celle-là, c’était très enrichissant. On n’a jamais fait autant d’événements, on a maintenu toutes nos activités caritatives. On a surtout préparé le terrain pour cette année, car c’est l’année de nos quinze ans et on peut passer un vrai cap, on a beaucoup plus de matériel et de moyens : le club nous met à disposition une sono, on va occuper un secteur de 800 places contre 400 avant... En France, il n’y a aucun club qui n’a pas connu la Ligue 1 et qui arrive à rassembler autant.


Tu avais manqué beaucoup de matchs avant d’être IDS ?
Non, ça faisait trois grands chelems que je faisais. Ça fait neuf ans que je suis abonné, je n’avais jamais loupé un match à domicile. Le dernier que j’ai raté, ça devait être un Dijon-Orléans en 2014-2015 [15e journée de Ligue 2, 2-1 pour le DFCO].

Du côté tourangeau, la sanction avait été plus lourde : 18 mois. Comment ça se fait ?
Tout ça était administratif, il n’y a pas eu de poursuite ou de procès, on n’a pas rencontré de juge. Mais on est quand même allés au tribunal pour être entendus sur l’histoire. Au début, on nous a incriminé en disant que ça partait de nous, on savait très bien que non et ils ont bien vu sur la vidéo qu’on était sur la place et qu’on s’est juste défendus. Et eux ont donc pris 18 mois.

Comment se traduit ton rôle de capo au quotidien ?
« Même quand on était interdit de stade, au départ, on se retrouvait à 30 ou 40, et tous les vendredis, c’était trois ou quatre heures de prépa tifo, et après, on regardait le match ensemble. »
Je donne un coup de main à l’asso dès que je peux pour la faire progresser. Je me suis retiré du bureau, mais je fais toujours partie du comité directionnel, je suis concerté. Dimanche, on a pris quatre heures de notre temps pour distribuer des tracts au sujet du cortège qu’on fait avant Orléans-HAC. On a fait les deux principaux lycées du Loiret pour rassembler encore plus de monde. Ça représente aussi une ou deux perm' tifo par semaine. Même quand on était interdits de stade, au départ on se retrouvait à 30 ou 40 et tous les vendredis, c’était trois ou quatre heures de prépa tifo, et après, on regardait le match ensemble, du coup on en a un paquet d’avance. Par la suite, il y a eu des modifications d’arrêté préfectoral et on nous demandait de pointer : on n’avait pas le choix, c’était chacun chez soi.

Propos recueillis par Jérémie Baron Crédit photo : Pascal Proust
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