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Le Camp Nou, centre névralgique de la Catalogne

Ce vendredi, c’est jour de derby à Barcelone. Un match sportivement promis au FC Barcelone, et symboliquement offert à la Catalogne. Car depuis bientôt un an, un vent d’air indépendantiste flotte sur le Camp Nou. État des lieux.

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Six jours auront suffi au Camp Nou pour troquer son statut de poumon mondial du football. Après la réception du Real Madrid samedi dernier, l’enceinte blaugrana devient aujourd’hui le centre névralgique de la Catalogne. En jeu, un derby à gagner face à l’Espanyol Barcelone et une image de bastion du catalanisme à réaffirmer. Avec près de 100 000 personnes et quelques milliers d’Estelada – drapeau de l’indépendantisme catalan –, la démonstration de force devrait, sans problème, répandre ses effluves. « Le Camp Nou a toujours été un thermomètre du catalanisme du peuple, définit à sa sauce Daniel Robira, président de la peña Som un Sentiment ( « Nous sommes un sentiment » , en VF). Durant la dictature de Primo de Rivera, le stade avait été fermé car il dérangeait trop. Sous Franco, c’était l’un des rares endroits où les gens pouvaient parler en catalan. Actuellement, cela fait plus d’un an que les gens chantent presque à tous les matchs "Independancia". C’est un indicateur de la volonté du peuple de Catalogne.  » En somme, une cocotte-minute semi-centenaire qui ne demande qu’à exploser.

17e minute, 14 secondes, Independancia

Depuis sa création en 1957, le Camp Nou est un symbole de la Catalogne. Construit aux frais des socios, sa réalisation avait alors empêché le Barça de recruter pendant trois ans. Qu’importe, après avoir remplacé le stade des Corts, l’Estadi del FC Barcelona est un refuge de la catalanité et, donc, de l’anti-franquisme. Pour Alfred Bosch, député d’Esquerra Republicana – parti de gauche pro-indépendantiste – « il y a toujours eu dans l’histoire du club un réseau très catalaniste. Ça a été un berceau pour la démocratie, les droits de l’homme. Cela a toujours été comme ça, sous la dictature de Franco comme aujourd’hui. » Aujourd’hui justement, les relents indépendantistes sont toujours vivaces. « Au Camp Nou, lors de tous les matchs, à la 17e minute et 14 secondes, le stade scande Independancia en référence à l’année 1714 durant laquelle la Catalogne a perdu sa liberté. Cela ne s’était pas vu depuis les années de dictature  » , confirme le président de la peña.

Visuellement, même topo. Les drapeaux de l’Estelada ont pris la place des Senyeras, drapeau officiel de la Catalogne. « À chaque match, il y en a de plus en plus. Par contre, si je vais à Madrid, ou encore à Saragosse, c’est pratiquement sûr que je vais avoir des problèmes avec les policiers ou la sécurité alors que c’est légal, poursuit ce même Daniel Robira. Au contraire des drapeaux fascistes de Franco que l’on peut voir au Real ou à l’Atlético qui sont réellement interdits, mais que l’on peut toujours voir. » Même constat pour le député francophile Alfred Bosch : « Voir des Esteladas dans le stade est une expression de liberté. » Pourtant, les messages lancés par l’actuelle direction du Barça sont un iota plus mielleux. Ainsi, lors du dernier Clásico, c’est une mosaïque géante au slogan « Força Tito » qui a couvert le Camp Nou. « Le message aurait sans doute dû être plus politique, mais avec cette direction, il ne faut pas trop en demander. Avec Laporta, le message aurait sûrement été plus nationaliste  » , juge Daniel Robira.

Alfred Bosch : « Pas la politique qui utilise le Barça »


Là se trouve tout le paradoxe actuel : avec une direction quasi apolitique, le Camp Nou est redevenu un fief de l’indépendantisme. « Laporta, avec son engagement, est le meilleur président du Barça dans l’optique d’un combat politique en faveur de l’indépendance. En plus d’avoir le soutien des socios, il est appuyé par des associations culturelles catalanes très importantes. Rosell est, lui, plus neutre, il suit ce que dit la vox populi. Mais il sait ce que représente le Barça » , ponctue Daniel Robira. Une différence notoire entre les deux ennemis que souligne également Alfred Bosch, sans pour autant définir le club blaugrana comme un outil politique : « L’institution la plus importante de Catalogne reste son gouvernement qui a été choisi par les citoyens. Mais il est vrai que le Barça a un rôle très important comme ambassadeur de la Catalogne. » Un discours commun dans la région de Gaudi qui fait par conséquent du Barça la sélection non officielle de Catalogne. Ou, comme le qualifiait si bien Sir Bobby Robson en son temps, « Barcelone est une nation sans État, le Barça son armée.  »

« Ce n’est pas la politique qui utilise le Barça, mais l’inverse. Car quand le Barça voyage dans le monde, il ne transmet pas un message politique, mais national. Le Barça, très intelligemment, prend cette fonction de sélection de Catalogne et l’exploite en sa faveur, car ça amplifie énormément le soutien populaire autour de ce club » , juge Alfred Bosch. À vrai dire, difficile de lui donner tort. Surtout depuis la prise de fonction de Sandro Rosell et de son quasi non-alignement sur la question de l’indépendance. Mais voilà : les socios ne sont pas des moutons, et leur volonté est bien souvent mise en lumière par les projecteurs du Camp Nou. « Les supporters du Barça viennent de toutes les classes sociales, définit ce même Alfred Bosch. Géographiquement, ils peuvent venir de la Catalogne ou d’en dehors. Dans ce sens, c’est très représentatif du peuple catalan. Historiquement, ce qui se passe au Barça est toujours en avance sur ce qui va se passer dans la société catalane. » Mes que un club, vous avait-on dit.

Par Robin Delorme, à Madrid
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