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  1. // Coupes d'Europe

Le bilan des clubs français

A mi-parcours, un bilan un peu gloubi-bof. Lyon assure brillamment, comme d'hab. Paris confirme. Lille gère tristos, l'OM gagne en décevant beaucoup et Auxerre coule. Rien n'est encore joué, en bien ou en mal. La prochaine soirée européenne, début novembre, devrait décanter certaines situations.

A tout seigneur... Lyon, bien sûr : avec sa victoire probante contre Benfica (2-0), l'OL se dirige tout droit vers une 8ème participation d'affilée en 8ème de finale. Respect... Reste à savoir à quelle place le club rhodanien va finir : la première ou la deuxième. Et c'est là qu'intervient le petit bémol au succès contre Lisbonne : les Lyonnais auraient du corser l'addition pour s'assurer une différence de buts plus conséquente. Après tout, rien n'est encore joué pour la première place et l'OL doit se rendre chez un Benfica revanchard et chez un Schalke qui se refait doucement la cerise. Dommage... Pour le reste, tout a été dit sur l'ADN européen de l'OL qui lui permet de gérer à merveille le premier tour de C1. Presque en pilotage automatique : une aisance que les autres clubs français n'ont pas. Mais ça aussi, on l'a déjà dit. Il faudrait quand même insister sur un fait de jeu observé contre Schalke (1-0 et Benfica 2-0) : l'OL a joué à 11 contre 10 une bonne partie de ces deux rencontres, ce qui dévaluerait ses performances ? Sauf que c'est bien l'engagement et la maîtrise collective globale lyonnaises qui ont poussé ces deux adversaires à la faute. Pareil fait de jeu contre la Fiorentina, la saison passée à domicile, avec l'expulsion de Gilardino. Signe aussi que l'OL « fait peur » , tout simplement. Sur la carte de l'Europe, le Stade Gerland n'est pas exactement une adresse sympa où il fait bon faire halte. Encore un bon point pour l'OL.

Le différentiel OL-OM...

Autre précision à souligner : Benfica est une (très) bonne équipe et il a fallu un très bon Lyon pour s'imposer. La facilité n'était qu'apparente. Et il ne faut pas se fier à la deuxième mi-temps à sens unique où l'OL a déroulé, et juste un peu souffert sur la fin. Ce qui nous amène à la grande satisfaction lyonnaise, la plus importante : la stabilisation d'une l'équipe-type, enfin. Gardien en place (Lloris), défense en place (Réveillère, Cris, Diakhaté, Cissokho), attaque en place (Briand, Lisandro, Bastos). Reste le milieu : a priori, Toulalan reviendra en 6, Gourcuff s'est imposé à ses côtés, et c'est entre Panic et Kallström que la dernière place est disputée... Tout ça pour dire quoi ? Qu'en Ligue des Champions, on ne s'amuse pas à remanier l'équipe-type, en alignant des compos un peu « expérimentales » , même si les circonstances l'imposent involontairement. Et là, on parle de l'OM. Il n'est pas question de blâmer Didier Deschamps, mais changer les plans pour placer Mbia en 6, devant la défense (échec total), tenter à nouveau la paire axiale Diawara-Heinze (pas très convaincante, ou alors il faut les faire jouer tout le temps tous les deux) ou « essayer » encore une fois une attaque Valbuena-Gignac-Brandao qui n'a jamais vraiment fonctionné (alors que Rémy pète le feu)... On a eu du mal à suivre. A la décharge de DD, Ayew en milieu gauche, ça a plutôt pas mal fonctionné. Résultat : un pauvre match contre un très faible Zilina et un jeu collectif trop débraillé.

Autres différences avec l'OL : le manque d'humilité et l'absence de buteur. L'humilité ! On le redoutait déjà au matin du match et Jean-Pierre Papin l'a carrément souligné sur Canal à la mi-temps de Marseille-Zilina (0-0) : l'arrivée au stade cool et décontractée des Marseillais, les petits sourires en coin, le casque sur les oreilles... Fastoche ! C'est Zilina, hein ! Problème : quand on ne s'est pas préparé à vaincre, on se retrouve à souffrir. C'est ce qui est arrivé à un OM trop facile : un tout petit 1-0, alors que là aussi, comme pour l'OL, la différence de buts jouera d'importance contre le Spartak, concurrent direct des Marseillais. Sauf que l'OL, lui, a la culture Ligue des Champions : un truc implacable qui fait qu'on ne snobe pas l'Hapoël Tel Aviv avant d'aller les affronter chez eux. Résultat : 3-1 en Israël pour les Gones. Demandez vous pourquoi MU, Chelsea ou Arsenal expédient (presque) toujours le premier tour de C1 et se qualifient rapidement en 8èmes. Parce que, en plus d'être forts, ces clubs « respectent » tous les adversaires. Lyon l'a compris, pas l'OM. Pas encore. Sinon, on ne va pas s'étendre une fois de plus sur la culture de l'avant-centre, du buteur, du Numéro 9 : l'OL possède Lisandro, killer charismatique. Marseille n'a personne. Loïc Rémy, peut-être ? Why not... En attendant, pas de Ligue des Champions sans un vrai et grand buteur.

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Auxerre, Lille et Paris...

Que dire d'Auxerre, sinon que l'AJA a fait le choix sportivement pénalisant de consacrer la manne de la Ligue des Champions à l'assainissement et la consolidation de ses finances au détriment d'un recrutement indispensable au mercato ? Pedretti l'a regretté et Jean Fernandez avait tiré la sonnette d'alarme : sans renfort conséquent, jouer l'Europe (surtout avec les cadors Ajax, Real, Milan AC !) et la Ligue 1 s'annoncerait périlleux. Le Tallec et Sammaritano sont arrivés cet été : un peu light... Aujourd'hui Auxerre est dans le rouge : bon dernier en C1 avec la perspective un peu humiliante de finir « fanny » et surtout 17ème de L1... En Ligue des champions, Auxerre est vaillant mais désarmé pour lutter. Une troisième défaite pas si déshonorante à Amsterdam (2-1) qui a charrié son lot de calamités habituelles dans ces périodes noires : menés 2-0 à la mi-temps (deux buts rageants), incapables de profiter du rouge de Ooijer (11 contre 10), puis les deux expulsions bête (Oliech) et surréaliste (Mignot, pas entré sur le terrain !). Le but magnifique sur coup franc de Birsa n'a-t-il fait que rajouter aux regrets d'une équipe auxerroise qui aurait pu ramener un point d'Amsterdam ? Peut-être, mais malgré le « faible » écart au score (0-2 contre Milan, 0-1 contre le Real et 1-2 contre l'Ajax) et le contenu pas ridicule des rencontres, la dure réalité s'impose : Auxerre est hors-sujet en C1. Reste la troisième place à aller chercher pour jouer l'Europa League. Mais quand on voit le calendrier proche qui attend l'AJA (PSG, Rennes, Sainté !), on doute que la priorité européenne fasse loi. Et on ne parle même pas des blessés (Jelen, Le Tallec, Langil, Sanogo) !

Lille ? Toujours cette impression un peu confuse que le LOSC ne « joue pas le coup à fond » . Pourtant Rudi Garcia le martèle : son équipe ne lâche pas l'Europa League. On n'est pas obligé de le croire... C'est donc un petit Lille, un Lille B, qui a battu un petit Levski Sofia (1-0) avec Debuchy, Rami, Mavuba, Sow, Cabaye, Gervinho sur le banc au coup d'envoi. Une paille !... Toujours est-il que le LOSC se replace dans le Groupe C, deuxième avec 4 points et à 5 unités du leader Sporting Portugal. La qualif est toujours plus que jouable dans ce groupe faible où finir devant Sofia et La Gantoise s'annoncerait « logique » . Alors, voilà : pas extra, Lille. A l'image de son début de championnat un peu décevant. Sauf accident, rendez-vous au tour suivant, en 16ème : là, on verra peut-être un visage plus emballant. Enfin, Paris pour finir. Superbe parcours ponctué par un nul plein de regrets à Dortmund (1-1). Outre le penalty relou qui amène le but allemand, on a bien senti que si Kombouaré avait aligné dès le départ son équipe-type (cash d'entrée : Giuly, Hoarau, Armand, Chantôme), le PSG l'aurait sûrement emporté face à une formation du Borussia séduisante mais jeune et limitée. Mais Paris a ramené un point quand même et mène la danse dans son Groupe J (avec 7 points, dont 1 d'avance sur Séville et 3 sur Dortmund). Avec la réception de ses deux poursuivants plus un déplacement pas trop périlleux à Lviv, on peut penser que le PSG sera bien en 16èmes. Bravo et bien joué ! Avec sérieux, enthousiasme et humilité, Paris se sert avantageusement de l'Europe pour se perfectionner en championnat. Et vice versa. Notamment en faisant tourner et offrir du temps de jeu à tous (implication totale du groupe à l'arrivée). Antoine a tout compris...

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