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Le bilan de la saison des Bleus

Près d'un an après la victoire à la Coupe du monde, une nouvelle saison vient de se terminer pour l'équipe de France après un succès en Andorre (0-4). Le bon moment pour tirer calmement le bilan et dégager quelques enseignements de cette année post-deuxième étoile.

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  • Les Bleus doivent faire avec leur nouveau statut

  • Cette saison n’était qu’un avant-goût pour la France, et la ritournelle va encore durer pendant trois ans et demi : tout adversaire rêve de s’offrir les champions du monde. À partir du moment où les Bleus sont allés chercher le trophée en Russie en juillet 2018, ils sont entrés dans une nouvelle dimension. Les mots d’Hugo Lloris avant le déplacement en Andorre sont riches en enseignements : « L’équipe de France est une grande nation, on a un statut de champions du monde, on ne peut pas s’en contenter. » Ainsi, chaque sortie de route est vécue comme un drame, une honte, un cataclysme – comme si ce n’était pas déjà suffisamment le cas avant. Chaque soirée manquée se présente comme l’occasion de douter et de remettre en cause l’intégralité des choix du sélectionneur, voire même la légitimité du sacre en Russie – « Cette équipe a vraiment été championne du monde ?? » Mais finalement, la saison de l’équipe de France post-Mondial aura été plutôt correcte, sans être parfaite (7 victoires, 2 nuls, 2 défaites). Et tant pis si les gens préfèrent retenir les deux prestations affligeantes contre les Pays-Bas ou la Turquie, plutôt que les succès contre l’Allemagne et l’Islande.


  • L’immunité des champions du monde touche à sa fin

  • Sur Koh-Lanta, un aventurier peut garder son totem d’immunité pendant deux ou trois jours, mais en football, l’état de grâce dure un peu plus longtemps. Peu importe le pays, un titre de champion du monde offre un sacré crédit au sélectionneur comme aux joueurs. Les premières listes de la saison ont d’ailleurs été révélatrices, Deschamps choisissant de donner la priorité aux héros de Moscou, au point de rappeler l’ambianceur Adil Rami, qui avait pourtant annoncé sa retraite internationale. « Ça veut dire quoi, un totem ? Je ne vois pas ça comme ça, il va y avoir des changements » , avait prévenu la Dèche en novembre. Bingo, si certains semblent encore indéboulonnables dans le groupe malgré des performances moyennes (Pavard, Thauvin, Lemar), DD n’a pas versé dans le sentimentalisme pour écarter Steven Nzonzi depuis novembre dernier, ou Steve Mandanda et Djibril Sidibé pour le dernier rassemblement. Rendez-vous fin août pour faire le point.



  • La France dispose d'un réservoir formidable de joueurs offensifs

  • Plutôt que de s’indigner de l’absence d’Alexandre Lacazette après chaque liste, ne faudrait-il pas tout simplement se réjouir de la richesse du secteur offensif en France ? La liste des prétendants est longue, elle fait même saliver : Wissam Ben Yedder, Kingsley Coman, Antoine Griezmann, Olivier Giroud, Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Thomas Lemar, Florian Thauvin, Anthony Martial, Kevin Gameiro, Alassane Pléa, Moussa Dembélé, Nabil Fekir, Sébastien Haller, et donc l’attaquant d’Arsenal. Sans oublier les prometteurs espoirs (Ikoné, Bamba, Terrier, Saint-Maximin, Mateta). Pas sûr que ce soit un hasard de voir une équipe réputée comme défensive en passer quatre à l'Argentine ou en finale de Coupe du monde face à la Croatie. Deschamps n'a pas fini de se creuser la tête pour coucher six ou sept noms sur sa liste, mais il n'a pas non plus fini de se réjouir d'être confronté à un tel problème de riches. Demandez aux autres pays pour voir.




  • Hugo Lloris est l'arbre cachant la forêt clairsemée des gardiens français

  • Lloris l’indéboulonnable. Lloris le patron. Lloris le roc. Tous les qualificatifs mélioratifs conviennent pour décrire la saison du gardien sous le maillot des Bleus. Même quand ses coéquipiers ont nagé dans des eaux troubles (Pays-Bas, Turquie), le capitaine a gardé le cap. Mais s'il devrait rester indiscutable dans un futur proche, son véritable successeur ne s'est pas encore manifesté. Steve Mandanda, son numéro deux historique, est en passe d'être rayé de la carte des portiers, alors que Benjamin Lecomte n'a aucune référence au plus haut niveau. Et les jeunots ? Alphonse Areola peut capitaliser sur sa belle performance contre l'Allemagne (0-0), en septembre dernier. Sauf qu'il ne s'est toujours pas imposé comme un titulaire indiscutable au PSG, où il s'est fait pousser sur le banc par un quadragénaire pour les grands rendez-vous européens. De son côté, Mike Maignan va découvrir les joies de la Ligue des champions la saison prochaine, sans que l'on sache encore vraiment s'il aura un jour les épaules pour enfiler le costume de numéro 1 chez les Bleus. Heureusement, la question de la succession ne devrait pas se poser tout de suite. Mais cela viendra et ça fait un peu peur.



  • Antoine Griezmann est le vrai leader technique des Bleus

  • Quand Griezmann va, tout va. Et quand il n’est pas dans la lumière, il est encore meilleur. Véritable star des Bleus à l’Euro 2016, Antoine Griezmann a su laisser de la place — et de la visibilité — à celui qui n’était encore qu’une étoile montante en Russie, Kylian Mbappé. Pour autant, le numéro 7 français est sans conteste le maître à jouer des Bleus, n’hésitant pas à redescendre parfois très bas au milieu de terrain pour prendre le jeu à son compte. Qualité de passe, finition chirurgicale, sens tactique : Griezmann a tout, même le leadership. Ses grands gestes pour signifier à Lucas Hernandez qu’il devait se contenter de défendre — alors que la France menait de deux buts face à l’Argentine en huitième de finale du Mondial — attestent qu’il sait donner de la voix quand il le faut. Il peut même le faire avec le sourire, comme en zone mixte en Andorre pour rappeler à Mbappé que le port de la capuche n'était pas très approprié. Papa Grizou.



  • Le vide « inter-latéral » n’est pas (vraiment) un problème

  • Il n’y a pas que rue de Vaugirard que la droite se cherche un leader. La frappe de Benjamin Pavard lui a donné un crédit fou, Kévin Malcuit est bientôt au point, Léo Dubois vient tout juste d’arriver, alors que Djibril Sidibé a perdu du terrain. Et à gauche ? Lucas Hernandez offre, lui, davantage de certitudes – même s'il a passé la saison dans l'axe avec l'Atlético –, mais il doit se remettre d'une sale blessure au genou et s'imposer au Bayern Munich. Reste à savoir si l'un des deux Mendy peut devenir indiscutable. Les incertitudes sont nombreuses, et alors ? Peu importe, Deschamps est totalement capable de sortir une nouvelle paire de sa botte pour l'Euro 2020, comme il avait pu le faire quelques semaines avant le Mondial. Pas besoin de s'inquiéter, l'histoire récente rappelle que les Bleus sont arrivés en finale de l'Euro avec un duo Sagna-Évra sur les côtés.


  • La France de DD n’est pas faite pour la Ligue des nations

  • Pour emmener un groupe au bout dans une compétition s'étirant sur un mois, la méthode Deschamps est redoutable. Quand le sélectionneur a du temps pour faire adhérer vingt-trois bonshommes à ses principes, ça peut donner une finale à l'Euro ou un sacre au Mondial. De fait, la configuration saccadée de la Ligue des nations ne pouvait pas convenir à cette équipe de France : quatre matchs éparpillés sur trois mois, sans vraiment pouvoir activer un mode commando comme en Russie l'été dernier. Passons notre chemin, vivement l'Euro 2020.


  • Didier Deschamps est un grand mélomane

  • « Presnel Kimpembe et Benjamin Mendy, vous êtes les DJ officiels du groupe » , a lâché le président Emmanuel Macron au moment de la cérémonie de remise de la Légion d'honneur. Est-ce vraiment surprenant ? Non, les deux hommes se sont davantage illustrés en mettant l'ambiance en Russie que sur le terrain. Et finalement, ce n'est pas très grave et cela permet surtout de comprendre que sous ses airs sérieux, la Dèche est un véritable mélomane. Impossible pour lui d'avancer et d'aller au bout de ses ambitions sans une bonne dose de son dans le vestiaire pour égayer le quotidien des Bleus. Bon, pas sûr que Michel Sardou soit majoritaire sur les playlists, mais Vegedream ça passe aussi, non ?



    Par Clément Gavard et Arthur Stroebele
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