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  2. // 8e de finale
  3. // Arsenal/Bayern Munich (1-3)

Le Bayern a un pied en quarts

Totalement perdus en première mi-temps les joueurs d’Arsenal se sont logiquement inclinés (1-3) face à des Bavarois efficaces et supérieurs. Plus convaincants au retour des vestiaires, les joueurs d’Arsène Wenger, menés 2 à 0 à la pause, ont cru revenir dans la partie grâce à Podolski, avant de concéder ce qui pourrait bien être le but de l’élimination. Logique.

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Ça fait quoi, un crochet du droit quand on tend la joue ? Bah ça fait mal. Et quand on se protège ? Ça va mieux. Ça fait quoi, une frappe de Kroos à l’entrée de la surface quand on le laisse frapper ? Bah ça fait but. Et quand on se met à courir un peu ? Ça va mieux. Terriblement prévisible mais méritée, au vu de la première période, la victoire du Bayern Munich sur la pelouse d’Arsenal n’a fait que confirmer un simple constat : Allemands et Anglais ne boxent pas dans la même catégorie. Sans trop en faire, les Bavarois solides, mais capables de beaucoup mieux, ont tranquillement profité de la blague footballistique poliment proposée par leurs hôtes lors du premier acte pour faire le break et repartir à maison les poches pleines. Emmené par un Lahm toujours aussi doué, pas aidé par Ribéry, mais bien épaulé par le sérieux manque de créativité des hommes de Wenger, le leader de Bundesliga a une nouvelle fois prouvé - si cela était encore nécessaire - qu’il avait largement le niveau pour revenir à Londres, au mois de mai, pour y disputer une troisième finale de C1 en quatre ans. La prochaine fois, les Gunners joueront deux mi-temps.

Vingt minutes, deux buts et le spectre de l’élimination

Manuel Neuer avec une balle dans les mains. L’image est tout sauf insolite. Sauf que ce ballon n’est pas celui de la rencontre, mais un autre, gentiment filé par un ramasseur de balle. Le portier allemand tâte la balle pour rester dans son match car, là-bas, de l’autre côté du terrain, les siens écrasent Arsenal. On joue la septième minute et, soigneusement posé devant son but, le portier de la Mannschaft voit Thomas Müller déborder et adresser un bon centre à l’entrée de la surface. La suite, c’est du déjà vu. Toni Kroos traîne par ici, Per Mertesacker est lent comme la mort, Koscielny pas beaucoup plus réactif. Membre du gratin européen des finisseurs à l’entrée de la surface, le petit Allemand à la frappe chirurgicale crucifie tranquillement Szczęsny et envoie un uppercut dans le menton des Gunners. Sonnés, les Anglais ne répondent pas. Étouffés par les lignes munichoises et pris dans la tenaille Martinez - Schweinsteiger, les joueurs d’Arsène Wenger ne font strictement rien. Seul Sagna, laissé tranquille par un Ribéry en petite forme, tente quelques centres. Mais avec Walcott dans l’axe, soigneusement rangé entre Dante et Van Buyten, difficile de trouver la faille. D’ailleurs, Neuer s’emmerde. Alors il demande encore à toucher le ballon après vingt minutes de jeu. Le moment choisi par Van Buyten, lancé comme un Thalys dans la surface londonienne sur un corner, pour claquer un coup de tête surpuissant que les Gunners sauvent sur leur ligne. À l’affut, l’excellent Thomas Müller met la balle au fond et fait le break. Les Gunners font la gueule et se voient déjà en train de disputer un match de charité dans deux semaines. C’était sans compter sur le relâchement bavarois. Comme satisfaits du résultat, les hommes de Heynckes arrêtent de jouer. C’est dommage pour les Gunners, car les Londoniens ne savent pas quoi foutre de la balle. Résultat, la dernière occasion de la première période est pour Mandžukić. Parfaitement servi par Lahm, le Croate envoie un coup de tête qui meurt près du poteau d’Arsenal. C’était chaud.

Ça revient et ça s’en va, c’est fait de tout petits riens


Coup de gueule de Wenger ou pas, la pause a un effet indéniable sur le niveau de jeu des siens et surtout sur l’engagement des Gunners. Agressifs dans le mauvais sens du terme et même tout près du pétage de câble après le deuxième but munichois, les Anglais comblent enfin leur déficit au duel en début de seconde période. Plus inspirés devant, notamment grâce à Wilshere, les Londoniens se procurent un corner précoce mais inexistant, puisque Podolski était le dernier à toucher le ballon. À la réception de ce corner imaginaire pendant que Neuer partait à la pêche, l’Allemand d’Arsenal, seul au second poteau, plante tranquillement de la tête. Premier tir, premier but. Dominateurs à défaut d’être géniaux, les ouailles de Wenger reviennent dans la partie. À peine entré en jeu, Olivier Giroud, parfaitement servi en retrait par Walcott, bute sur Neuer. Dommage, car cette occasion de profiter à nouveau de ce temps fort est suivie d’une punition. Lancé en profondeur par Robben - ouais, le Bayern fait entrer Robben et Mario Gómez, et alors ? - la mobylette Lahm centre en retrait. Mandžukić profite de l’offrande et de la lenteur de Szczęsny pour marquer un peu n’importe comment. À trop tendre la joue, les Anglais se sont fait démonter la mâchoire. Et pourtant, ce Bayern-là n’est qu’un échantillon de celui qu’ils pourraient rencontrer dans deux semaines...

Swann Borsellino
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