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Lavelle est la bête

Alors qu'elle dispute la première Coupe du monde de sa carrière, Rose Lavelle s'est déjà imposée comme la principale force américaine dans ce Mondial grâce à sa vision du jeu et ses qualités techniques rares. Dimanche soir, elle devrait de nouveau être l'artiste principale de la soirée.

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Au moment de projeter les images de l’aventure américaine dans ce Mondial sur le mur blanc de l’intérieur de notre crâne, on pourrait retenir celles d’Alex Morgan qui sirote un thé imaginaire, de Carli Lloyd qui célèbre un treizième but contre la Thaïlande comme s’il s’agissait d’un premier inscrit à la 88e minute d’un quart de finale angoissant ou encore de ce Golgoth scandinave sosie d’Emmanuel Petit qu’est Tony Gustavsson, adjoint de la sélectionneuse américaine Jill Ellis, qui aura passé toute la compétition à s’agiter sur chaque minute comme si les États-Unis tenaient sur une corde fragile. Bien sûr que non : les championnes du monde en titre bluffent et maîtrisent leur affaire dans les moindres détails. Le secret ? Selon Ellis, le voilà : « Ces filles ont un instinct de survie. On instaure ça depuis vingt ans, cette culture de la gagne, cette manière de lutter jusqu’au bout, d’avoir cet esprit de compétition. Ces joueuses sont préparées à ça depuis 20 ans. J’ai dit à mes joueuses que ce serait les matchs les plus difficiles qu’elles auraient à jouer, mais elles ont réussi à trouver leur voie. » Ce qui a débouché sur une image qui restera imprimée à l’heure de résumer cette Coupe du monde : celle d’une fille de 21 ans, Mallory Pugh, assise sur un banc et qui pleure pour sa meilleure copine et colocataire, Rose Lavelle, alors buteuse contre la Thaïlande, pour la première fois dans un Mondial.

« À quel point as-tu envie de ça ? »


Un Mondial est une bulle de tension, de vie, l’endroit parfait pour mesurer l’évolution d’une carrière. Cette compétition fait exploser des destins et celui de Lavelle, 24 piges, raconte tout des sacrifices nécessaires : le sport de niveau se joue à tous les étages du quotidien, c’est aussi le message passé en permanence par Jill Ellis. Et c’est celui qu’elle aura envoyé à la relayeuse du Spirit de Washington en septembre 2016. À cette époque, Rose Lavelle est encore à l’université du Wisconsin, s’est déjà fait un nom chez les jeunes et a tapé dans l’œil du staff de la sélection grâce à ses performances au championnat d’Amérique du Nord, centrale et caraïbe de football féminin des moins de vingt ans dont elle a terminé meilleure joueuse en 2014 avant d’exploser complètement au Mondial U20 quelques mois plus tard, au Canada.


Mais sa coach à la fac, Paula Wilkins, est convaincue qu’elle ne pourra pas aller plus haut : la faute aux sacrifices que Lavelle ne semble pas prête à faire. Alors, Wilkins provoque la joueuse et organise, sur demande d'Ellis, une conversation téléphonique avec la sélectionneuse nationale. La jeune promesse est pétrifiée, Jill Ellis allume : « Rose, tu as des qualités incroyables et assez uniques. Mais à quel point as-tu envie de venir jouer chez les A ? Pour y arriver, tu dois t’impliquer davantage, faire attention à ce que tu manges, devenir professionnelle. Je sais que tu as encore les cours, que tu es avec d’autres étudiants, mais si tu es prête à faire tout ça, je te fais venir dans le groupe en janvier. Si tu n’es pas prête, on ne perdra pas notre temps. »

Porte-flingue technique et tactique


Une fois la conversation terminée, Rose Lavelle en veut à Paula Wilkins, mais a compris : si son corps la lâche aussi souvent, il y a des raisons, et si elle veut toucher le niveau international, elle doit gagner en régularité. Le lendemain, elle file voir la nutritionniste et se construit de nouveaux repères. La Sweet Baby Rose, celle qui a débuté le foot en suivant sa sœur à l’âge de sept ans et dont la passion pour le foot a été façonnée par l’implication d’un entraîneur anglais, Neil Bradford, à Cincinnati, vient de devenir une joueuse pro. La suite est une autoroute à grande vitesse : première sélection en mars 2017 contre l’Angleterre à l’occasion de la SheBelievesCup à l’issue de laquelle elle reçoit le titre de joueuse du match et envoie son maillot à la famille de Bradford, décédé un an plus tôt d’un cancer ; victoire en Gold Cup en 2018 avec un statut de quasi-indispensable ; première participation à la Coupe du monde cet été...



Voilà Lavelle installée où elle devait, c’est-à-dire pas très loin des sommets, elle qui a toujours porté techniquement les autres et boosté tactiquement ses équipes. Depuis le début du Mondial, c’est surtout elle qui fait péter les projecteurs. Mardi dernier, en demi-finale contre l’Angleterre, c’est dans ce rôle qu’on l'a retrouvée et qu’elle a notamment humilié Millie Bright après seulement trois minutes de jeu. Incertaine pour la finale à cause d’une douleur à la cuisse, elle sera finalement bien présente et sans doute titularisée, Ellis ne cessant de louer sa progression : « Rose, c’est un bonheur, parce qu’elle sait se rendre indispensable et dangereuse grâce à sa vision du jeu extraordinaire et son pied gauche. Elle a pas mal d’armes. » Pas une mauvaise chose quand on est la porte-flingue d’une telle armée. À elle de faire durer le frisson.



Par Maxime Brigand, à Lyon
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