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Laurey est hardi

Pour la deuxième fois cette saison, Strasbourg n'aura donc pas réussi à battre le PSG. Car oui, c'est bien en ce sens qu'il faut raisonner : en marquant deux buts à une équipe qui n’en avait pris que six en quinze matchs au Parc, la bande à Laurey a encore une fois démontré son application tactique à contrecarrer les plans du PSG, et infligé une défaite frontale à Thomas Tuchel. Rien de moins.

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Une tempête. Thierry Laurey, drapé de son habituel pull noir, est à peine assis sur la chaise censée recueillir son postérieur que la bourrasque part déjà. «  Êtes-vous satisfait ce soir, d’avoir attrapé le PSG ? » , ose un journaliste. La réponse fuse : « Ça vous amuse ?  » Les têtes se baissent, il faut éviter les balles perdues. « Je ne suis pas venu pour parler de ce qu’il s’est passé il y a trois mois. Moi, ça ne m'amuse pas, parce que ce terme se rapporte à autre chose. Vous n'allez pas m’énerver dès le début de la conférence, la dernière fois vous aviez au moins attendu la fin. » Décidément. La « dernière fois » qu’il était sorti d’une conférence de presse à la suite d’un match contre le PSG, Thierry Laurey avait enclenché une polémique.


Un tour de Coupe de France, Neymar, dépasser les bornes, narguer, et cette expression donc : « Il a le droit aussi à un moment donné de se faire attraper, ce n'est pas interdit. » Qu'importe, à l'aller, il avait déjà réussi à accrocher (et non attraper) un nul 1-1, que la Meinau avait longtemps cru être une victoire. À la suite d’un penalty de Kenny Lala avant la pause, le RCS avait mené pendant une demi-heure, avant de craquer sur un autre penalty de Cavani. Du Laurey tout craché, qui parvient toujours à foutre le bazar au Parc quand beaucoup y présentent la croupe, comme on dirait d'un joueur qu'il met la tête là où d'autres ne mettraient pas les pieds. C’est le lot des grandes gueules : réduits à ce qui en sort, on oublie bien trop régulièrement que Thierry Laurey est le coach français qui maîtrise le mieux tactiquement le PSG.

Tuchel battu, par l'aveu


Par les chiffres : Strasbourg est la seule équipe de Ligue 1 (pour l’instant), à n’avoir pas perdu cette saison contre Paris. La seule équipe, également, à avoir mené au score lors de ces deux rencontres, chaque fois rejoint par un coup de pied arrêté, matérialisé ce dimanche soir par un coup de tête de Thilo Kehrer à cinq minutes du terme. Thierry Laurey étant un puits tactique disposant d’au moins autant de fond que Thomas Tuchel, on ne tentera pas ici la périlleuse opération de décrypter les rouages tactiques qui ont fait basculer ce PSG-Strasbourg du côté des visiteurs. Tout juste peut-on être attentif à ces mots de l’entraîneur allemand : « Aujourd’hui, c’est ma responsabilité » , et à leur développement : « J’ai mis en place une structure trop offensive, un 2-2 (Silva et Kimpembe devant Verratti et Paredes en phase offensive), mais ce n’était pas le moment de faire ça. C’était impossible de contrôler les contre-attaques. À la mi-temps, on a changé avec un 3-2 (Silva, Kimpembe et Verratti devant Paredes et Alves), pour la construction de jeu et le contre-pressing, et on a joué quasiment tout le temps dans le camp adverse. » Une leçon de compréhension tactique, certes, mais également un aveu d’échec face à la recette mijotée par son homologue en première période.



En acceptant de subir le jeu, Laurey s’enlevait déjà une épine du pied : faut-il se replier face à Paris ? Lorsque son équipe n’avait pas le ballon, la défense strasbourgeoise se déployait dans un 6-1-2 où Kenny Lala, élément le plus important de l’effectif, était chargé d’effectuer l’essuie-glace. Longer la ligne de touche au moment de la récupération de balle pour offrir une solution de jeu dans le dos de Kurzawa et Bernat, « une des seules largesses » du jeu parisien. Le coach français a même exprimé quelques regrets concernant ces phases de jeu, et notamment deux ballons qui, « offerts aux bons joueurs » , auraient dû creuser l’écart avant la pause, en comptant sur la forme olympique de Nuno da Costa, auteur de trois buts cette semaine. Il est comme ça, Laurey. Plus grand que ce que l’on s’imagine, physiquement (1,86m) comme dans l'exercice de son métier. On ne peut que louer la diabolique persistance du bonhomme à mouiller de l'index les mèches des feux d’artifice parisiens, ayant déjà pris un malin plaisir à faire chuter le PSG pour la première fois de la saison 2017-2018, lors de la 16e journée. Le déplacement à la Meinau s’est sans conteste posé depuis trois ans comme le plus périlleux du club de la capitale, devant le Vélodrome, devant le Groupama Stadium, et même devant Old Trafford.

Fort Alamo


Et puis oui, il y a cette évidente fascination à voir un homme aux tics physiques omniprésents faire ressortir de manière persistante ce qui cloche dans le jeu du PSG. Même si « c’était Fort Alamo en deuxième mi-temps » , même à l’aide de « quelques prières » , et même si « Matz (Sels) nous a fait quelques miracles » . Strasbourg a peut-être joué contre une équipe immensément remaniée, mais l’a fait en ayant cumulé 210 minutes dans les jambes cette semaine, face à Guingamp puis Reims.


Cette aura de gourou, Laurey la cultive sans réellement le vouloir et en s’en foutant comme de l’an 40. Ce qui comptait à la fin de la rencontre n’était pas tant les points – « On visait une douzième place en début de saison, donc là ce n’est que du bonus » –, que le développement de ses « garçons » , comme il les appelle. « Je sais bien, ça n’est pas un match de plus qui donne de l’expérience aux jeunes joueurs, mais c’est sur ce genre de scénario que l’on progresse » , a-t-il glissé. Puis Laurey s’est levé, et est parti comme il était arrivé : en coup de vent. La tempête était passée.

Par Théo Denmat, au Parc des Princes
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