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Laurent Leroy : « À ce rythme, Lille peut être champion ! »

Depuis la débâcle du Paris Saint-Germain à Lille, on ne parle que de cela : la dernière fois que le club de la capitale avait encaissé cinq buts dans un même match, c'était le 2 décembre 2000, contre Sedan. Mais comment se remet-on d'un triplé de Pius N'Diefi ? Laurent Leroy, buteur muet ce soir-là, file l'antidote aux titulaires du soir contre Nantes.

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Ça fait une semaine que l'on parle de ce fameux Sedan-PSG, quel souvenir vous en avez ?
Je m’en souviens très bien. On prend cinq buts, c’était difficile, mais le plus dur est arrivé dans l’après-match. On monte dans le bus pour aller à l’aéroport, tous abattus, l’entraîneur, c’était Philippe Bergeroo. Le président Laurent Perpère grimpe dans le véhicule, pas besoin de demander le silence, c'était déjà très silencieux. Il annonce que Bergeroo est viré, comme ça, devant tout le monde. Et que Luis Fernandez prend la suite. Aucune idée de s'il l'avait déjà annoncé à Bergeroo avant, mais il devait savoir qu'il était sur la sellette. Je peux vous dire qu’on avait tous la tête baissée. Ça a chamboulé tout le monde. Moi, j’étais déçu parce qu’il m’a donné tellement de confiance, offert tellement de temps de jeu... j’étais abasourdi.

Et le match en lui-même, vous vous en souvenez ? Un triplé de Pius N’Diéfi, ça doit laisser des traces...
Ça remonte, hein ! C’était il y a quoi, dix-neuf ans ? Je me rappelle le score, mais pas le scénario. À 3-1, on n’arrive pas à réagir... On n’avait plus la tête dedans, puis Sedan a fait le match de sa vie, hein. C’est comme Lille. C’est une super équipe. Mais bon, Lille, c’est Lille. Sedan c’est...(Rires.) Je ne veux pas être irrespectueux, mais on avait des joueurs qui jouaient la Ligue des champions. Sedan... Bon, ça arrive partout, hein.



Comment on se remet d’un 5-1 ? On regarde quelque chose, un film ? On écoute de la musique ?
Non ! On oublie. Moi, je n’étais pas musique, pas film, pas bouquin, mais très famille. C’est eux qui vous aident à tout supporter, de toute façon. Alors j’organise une petite sortie avec mon enfant, un déjeuner à la maison avec ma femme, et puis on est reparti.

Philippe Bergeroo a dit de ce match que « cinq joueurs » l’avaient « lâché » . Vous en aviez vu les prémices, avant la rencontre ?
Pas du tout. Quand je suis arrivé au PSG, il y avait tellement de grands joueurs que mon objectif était juste de prendre du plaisir et gratter un peu de temps de jeu en tant que titulaire. Moi, je ne me suis jamais dit qu’il me fallait un autre entraîneur. Philippe Bergeroo m’a toujours soutenu, je donnais tout pour lui. Mais je n’ai jamais vu un joueur lâcher pendant ce match. Je ne regardais pas tellement, je pensais à moi.

Il y a quelques années, Bergeroo a raconté cela : « Cinq joueurs m’avaient lâché. J’en ai retrouvé un à Clairefontaine. Il passait ses diplômes d’entraîneur et j’étais désigné pour la partie orale. Il n’était pas fier en entrant dans le bureau, mais son parcours jusqu’ici faisait qu’il avait déjà son diplôme. À la fin de son exposé, je lui ai mis cinq. Je l’ai bien écrit devant lui. Puis, parce qu’il le méritait, j’ai mis le un devant. Cela faisait 15. Il m’a dit « Pardon coach » parce qu’il a compris que je faisais référence au 5-1 de Sedan. » Une petite idée de qui il parle ?
Ah, vous êtes forts. (Rires.) Mais non, je ne sais pas. Je ne me souviens plus de l’équipe alignée, si vous me dites les noms, peut-être que je peux trouver qui c'est...


On va faire les onze : Létizi, Déhu, Distin, Okpara, Rabésandratana, Algérino, Ducrocq, Luccin, Robert, Christian et vous. Dalmat était entré à la 12e minute, aussi.
Quelqu’un qui aurait passé ses diplômes d’entraîneurs... Non, je ne vois pas. (Il se marre, gêné.) Non, je ne sais pas ! Cinq joueurs, ça me paraît quand même beaucoup. Mais bon, s’ils ont fait ça c’est vraiment des petits cons. (À notre connaissance, seuls Frédéric Déhu, Jimmy Algérino, Éric Rabésandratana, Peter Luccin et Laurent Robert ont passé leurs diplômes d'entraîneurs depuis, N.D.L.R)

Là ce soir, le contexte est différent. Cela fait très longtemps que l’on n’a pas vu un coach qui faisait autant l’unanimité dans le vestiaire.
Ça a l’air d’un entraîneur très attaché à ses joueurs. Mais bon, vu ses joueurs... Moi, demain, je peux être entraîneur du PSG, hein. Si on me donne Neymar, Mbappé, Thiago Silva... Après, quand il n’y a pas ces joueurs-là, il est en difficulté. C’est là qu’on voit la faiblesse d’un entraîneur. À l’époque, quand il n’y avait pas Okocha ou Ronaldinho, Philippe Bergeroo et Luis Fernandez arrivaient à prendre des joueurs qui nous faisaient gagner quand même. Il n’allait pas se plaindre qu’il n’y avait pas untel, untel... Je pense que c’est abusé.


Neuf absents au prochain match, quand même, ça commence à compter. Objectivement, Choupo-Moting-Nkunku, c’est moins bon que Mbappé-Neymar.
Oui, c’est sûr. Mais il y a quand même 23-24 joueurs qui s’entraînent avec les professionnels. De temps en temps, tu as les jeunes du centre de formation qui intègrent l’entraînement des pros, aussi. Je suis désolé, mais Tuchel doit savoir quel joueur du centre de formation peut dépanner pour gagner au moins un match de championnat. D’ailleurs, c’est qui le dernier joueur du centre de formation que l’on ait vraiment bien vendu ? C’est Anelka. Là dans le club, c’est que des étrangers, des grands joueurs. Mais ce serait bien aussi d’intégrer des petits jeunes. Il proteste parce qu’il a neuf absents, mais c’est aussi à lui d’aller voir les matchs du centre de formation.



Vous mettez donc plus les échecs sur PSG sur ses épaules que sur ceux de l'infirmerie.
Même si tu joues avec la réserve, ça reste le PSG. Les joueurs que tu couchent sur le papier, c’est pas des petits mecs, ça reste des gars bien payés. Il n’y a pas longtemps, j’ai entendu quelqu’un dire que Paris jouait avec la Nationale 2. C’est un manque de respect... Vous imaginez, s’il commençait à dire ça, Tuchel ? Les joueurs qui seront sur le terrain à Nantes doivent se donner à 200% pour faire taire les critiques d’un peu tout le monde. Moi, j’étais au PSG, j’étais peut-être le plus bas salaire, mais je donnais tout sur le terrain pour gagner ma place. Alors j’espère que ceux qui y seront pourront prouver qu’ils ont leur place, ne serait-ce que pour un match. Ce soir, un gars peut être champion sur un match ! Ce sera son trophée. Celui que je n’ai pas eu.

Vous pensez que l’on va encore devoir attendre dix-neuf ans pour voir le PSG en prendre cinq ?
Ça attendra au moins une semaine, en tout cas. (Rires.) Je ne pense pas qu’ils peuvent en prendre cinq contre Nantes, mais ça peut arriver ! À vrai dire, je les vois perdre à la Beaujoire et gagner au Parc à la prochaine journée. Pour faire la fête à la maison. Les têtes sont pas bien, là. Il y a sûrement des joueurs qui ont lâché aussi, qui se disent qu’il suffit d’un nul ou d’une petite victoire pour être sacré, que c’est tranquille. Mais ça peut aller très vite. Il reste cinq matchs, ils peuvent perdre les cinq... À ce rythme-là, Lille peut être champion ! Vous me rappelez si ça arrive.

Propos recueillis par Théo Denmat
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