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Lampard-Mourinho, l'heure du tête-à-tête

Instant retrouvailles mardi soir, à Old Trafford : pour la première fois de sa jeune carrière de coach, Frank Lampard affronte son mentor, José Mourinho, pour un troisième tour de Carabao Cup qui doit servir à relancer pour de bon Manchester United face à un Derby County en confiance.

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Il y a ce type, Peter Kenyon, débarqué moins d’un an plus tôt de Manchester United, aux yeux brillants. Est-ce de l’amour ? De l’aveuglement ? Sans doute un peu de tout ça. Peu importe, il y a surtout ce voisin de table, un homme de 41 ans, buste bombé, menton relevé, froid, brûlant de l’intérieur. C’est le printemps 2004, le point de départ d’une révolution déjà palpable, celle d’un club de foot dont le dernier titre de champion d’Angleterre remonte alors aux années 1950. Le 2 juin, quatre hommes dans le vent du Chelsea FC sont scotchés devant un écran de télévision. Wayne Bridge, John Terry, Joe Cole et Frank Lampard ont rejoint la sélection nationale quelques jours plus tôt, dorment déjà à l’hôtel avec les Three Lions et attendent alors le début d’un Euro 2004 dont la bande se fera lourder au bout d’un quart de finale cruel face au Portugal, pays hôte du banquet estival. Face à eux, à la télé, le voisin de table : José Mourinho, fraîchement champion d’Europe avec le FC Porto, vainqueur de la Coupe UEFA l’année précédente, double champion du Portugal en titre...


Que vient-il foutre là ? Pourquoi lui ? C’est l’heure des doutes, de la première rencontre avec la confiance totale d’un néo-gagnant du jeu, et les quatre internationaux écoutent : « Je vous en prie, ne me traitez pas d’arrogant, mais je suis champion d’Europe, je ne sors pas de nulle part. Je crois que je suis un type spécial. » Voilà sa cape de Special One enfilée. « Combien de professionnels dans le monde, quel que soit le domaine, sentent comme moi qu’ils sont bons dans ce qu’ils font ? Des milliers, enchaîne Mourinho. Demandez donc à mille et un acteurs, mille et un cinéastes, mille et un politiques, mille et un présentateurs de télévision, s’ils pensent qu’ils sont bons. La grande majorité vous répondra que oui. Mais ils ne le diront que si la conversation est informelle. (...) La différence, c’est que moi je dis ce que je pense. Les autres, non. Suis-je arrogant ? Les autres sont-ils cyniques ? » Le ton est donné.


« Tu es le meilleur joueur du monde »


Il y a dans cet instant tout un mystère du système Mourinho qui est levé : aux yeux de l’entraîneur portugais, les observateurs et les journalistes n’ont jamais rien eu d’un jury noble. Alors, ils seront à jamais réduits à la fonction de bocal à agiter pour faire passer des messages, rien de plus. Qu’en a-t-il à faire, au fond ? Il est l’entraîneur le mieux payé du monde et se sert de la presse comme d’un outil pour « libérer » son groupe de toute pression. C’est ce qui plaît directement à John Terry, mais aussi à Frank Lampard, deux cadres que José Mourinho viendra rencontrer directement après sa conférence de presse inaugurale. « Il venait de s’autoproclamer "special" et c’était notre nouveau boss. Qu’est-ce qu’on allait bien pouvoir lui raconter ? se demande alors Lampard. Finalement, j’ai vu entrer un type complètement à l’aise et très sympa. »


Mais aussi un entraîneur qui transformera pour de bon le joueur en légende. La discussion se termine ainsi. Mourinho prend la parole : « Il faut que vous sachiez que vous êtes des winners. » Réponse des quatre auditeurs : « Yes, boss. » Quelques semaines plus tard, le Portugais retrouvera son box to box, à poil, dans la douche et lui dira qu’il est « le meilleur joueur du monde » , avant de lui demander : « Répète lentement, tu es le meilleur joueur du monde. » Silence. « Bon, écoute-moi bien, relance Mourinho. Il y a un an, Deco était un joueur fantastique, mais maintenant, il est en lice pour être le meilleur joueur européen de l’année. Pourquoi ? Je vais te le dire. Il y a un an, c’était le même joueur, mais entre-temps il a gagné la C1 et le championnat du Portugal avec Porto. Il a prouvé qu’il est l’un des meilleurs. (...) Tu es aussi fort que Zidane, Vieira ou Deco, mais maintenant, ce que tu dois faire, c’est gagner des titres. Compris ? » Compris.



Les livres d'histoire et les conseils


Avec Mourinho, Frank Lampard a gagné, évidemment, on le sait – pas la Ligue des champions, ce que l'international anglais a fait en 2012 avec Roberto Di Matteo –, mais a surtout rencontré une forme de figure tutélaire. Quatorze ans ont passé et voilà que les deux hommes se retrouvent mardi soir, à Old Trafford : José Mourinho dans la peau d’un manager secoué de Manchester United, ouvertement critiqué dans son approche par certains joueurs (Paul Pogba en tête), Frank Lampard dans celle de néo-coach d’un Derby County sixième de Championship. Au milieu, un troisième tour de Carabao Cup, mais aussi, donc, des retrouvailles évoquées par le second en début de semaine. « C’est plus qu’intéressant de l’affronter en tant qu’entraîneur, a même estimé Lampard. Le football est comme ça, fait de routes incroyables dont on ne sait jamais si elles vont se recroiser. Pas besoin de revenir sur ce que Mourinho a accompli, c’est dans les livres d’histoire. (...) Moi, en matière de management, je ne suis encore qu’un enfant. Mais c’est bien de l’affronter, nous arrivons à Manchester en tant que club, joueurs et supporters. » Et avec des ambitions, évidemment, United étant dans une situation bancale en matière de confiance, ce que José Mourinho a pointé ce week-end après le nul concédé à domicile face à Wolverhampton (1-1). Quelques jours plus tôt, le Portugais était au téléphone avec son ancien joueur, habillé cette fois, pour échanger des conseils. Une certitude et un détail qui ne changent pas : cette réunion nocturne sera, cette fois encore, « spéciale » .



Par Maxime Brigand Tous propos issus de conférences de presse and Totally Frank : The Autobiography.
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