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  3. // Strasbourg-PSG (1-1)

Lala, plein pot

Les stars ne sont pas là ? Appelez Kenny Lala pour le spectacle. Sur les deux buts du match nul de mercredi soir entre Strasbourg et le PSG à la Meinau (1-1), le latéral droit strasbourgeois est impliqué à chaque fois : d'abord pour le meilleur, en marquant un penalty, puis pour le pire, en en provoquant un lui-même pour l'égalisation parisienne. Mais voilà une soirée de plus sous les projecteurs.

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Aucune surprise dans ce Strasbourg-PSG : les seconds se sont fait piéger par les premiers, comme l’an passé, mais à un degré moindre (2-1 à l’époque). La Meinau était en feu. Mbappé a changé le visage de son équipe. Cavani, Draxler et Choupo-Moting forment une moins bonne association que Neymar, Mbappé et Di María. Thierry Laurey est un entraîneur qui sait faire des changements utiles, et Strasbourg est décidément une équipe qui défend bien. Kehrer a encore concédé un penalty – son troisième de la saison en championnat – plus que tout autre défenseur dans les cinq grands championnats européens... Enfin, Kenny Lala a marqué. Rien d’inhabituel, finalement, surtout pour le défenseur le plus prolifique de Ligue 1, culminant avant ce match à deux buts et quatre passes décisives cette saison, et dont la France du foot réclame la présence en équipe de France entre les jambes de Sidibé et Pavard. Ce bilan, il faut le dire, mérite ce matin une légère actualisation : Lala peut bomber le torse, il pointe désormais à trois buts et cinq passes décisives (officieuses), grâce à un penalty marqué peu avant la mi-temps et un autre concédé sur Mbappé à trente minutes du terme. Schizophrénique.

Lié avec André Ayew

Au jeu des statistiques probablement un peu trop folles pour le cerveau humain, celle-ci : Kenny Lala est le premier joueur de Ligue 1 à marquer puis concéder un penalty dans le même match depuis l'ex-Marseillais André Ayew le 7 octobre 2013, déjà face à Paris. C’était à l’occasion d’un Clásico resté dans les mémoires pour une victoire des Parisiens réduits à dix pendant plus d’une heure – après l’expulsion de Thiago Motta –, sur des buts de Maxwell et Ibrahimović (1-2). De celles qui font expirer en une bouffée de cigarette des poncifs de pilier de bar PMU, comme : « Cette équipe-là, elle a vraiment une âme. » Mais c’était un autre temps, celui où le PSG ne s’avançait pas en terre adverse avec quatorze victoires et un match nul dans la besace après quinze journées, et où Strasbourg, d’ailleurs, était plus préoccupé par son maintien en National que de savoir si Élie Baup allait finir la saison à l’OM. Dans la réalité de la Ligue 1 d’aujourd’hui, donc, même en alignant une équipe plus que bis, recevoir Paris à la maison revêt du surnaturel. Et surtout de l’habit de ces matchs qui peuvent accélérer une potentielle suite de carrière, étant bien admis que la rétine de Didier Deschamps traînasse plus facilement un mercredi soir sur Canal+ qu’un samedi après-midi sur beIN SPORTS Max 75.



Kenny Lala, donc, n’avait pas en face de lui un, mais deux défenseurs, compte tenu de la défense à cinq encore une fois alignée par Tuchel. Moussa Diaby et Stanley Nsoki. Deux fois plus d’opposition, deux fois plus de chances de se faire remarquer. Pas de Bernat ultra-porté sur l’offensive, mais Diaby, dont le poste initial, on le rappelle, est celui d’ailier, pour ne pas dire attaquant. Et des espaces dans le dos, logiquement, il y en avait à la pelle dès les premières minutes, le Strasbourgeois en profitant pour filer quelques sueurs froides à un Nsoki pas rassuré, et fusible sauté par Tuchel à la mi-temps, autant par précaution que parce qu’il fallait bien faire entrer Mbappé. Accélérations létales, jeu juste, retours défensifs à-propos, comme ici face à Diaby (52e) ou plus tard, lorsque le RCS pliait sans rompre sous les coups de boutoir d’un collectif parisien aux airs de boa constricteur.

« Paris m’a fait aimer le foot »

D’ailleurs, lorsque Thierry Laurey avait intimé aux siens de passer en 4-4-2 à la mi-temps, il avait été un des seuls à encore se mettre en évidence quand le groupe coulait. Le retour au 5-4-1 aux alentours de l’heure de jeu, couplé à l’entrée de Daniel Alves dix minutes plus tard, l’a laissé face à un Choupo-Moting sacrément lent et qui, s’il était plus à l’aise à gauche qu’au centre, n’a fait trembler Sels qu’à une seule reprise (83e). Seule légère tache d’encre sur une copie encore décidément bien propre, avant, donc, ce pâté sous forme de tacle de boucher sur le n°7 parisien. Une drôle d’ironie pour un gamin de 27 ans (déjà), qui a vu ses premiers matchs de supporter au Parc des Princes, a grandi à côté de la porte de Clignancourt, dans le 18e arrondissement de la capitale, et qui a fait ses premiers pas en pro à 18 ans sous le maillot du Paris FC. « Paris, c’est l’endroit qui m’a fait grandir, qui m’a fait aimer le foot  » , confiait-il récemment. Une raison suffisante pour rêver plus grand au mercato d’hiver ? Si tel était le cas, une certitude : voilà encore quelque chose dont on ne serait pas surpris.

Par Théo Denmat Propos de Kenny Lala tirés du Parisien
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