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Lacazette, la carte déchirée

Absent des listes tricolores depuis un an et un doublé inscrit en Allemagne, Alexandre Lacazette devait profiter du forfait d'Anthony Martial pour revenir chez les Bleus. Après un échange avec le staff médical de l'équipe de France, le buteur d'Arsenal doit finalement renoncer à son tour : la guigne.

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Lorsqu’Alexandre Lacazette entre sur la pelouse du RheinEnergieStadion de Cologne le 14 novembre 2017, prêt à s’envoyer une soirée entre Mats Hummels et Niklas Süle, le tableau ressemble drôlement à un saut dans le vide. Tout est là : les cheveux rasés, les gants serrés, le pas affûté, félin. Puis, le plongeon. Du Lacazette à l’état pur. Celui qui vient mordre les chevilles d’İlkay Gündoğan dans le rond central au bout de dix-neuf minutes de jeu, mettre Hummels au sol et Trapp à l’horizontale. Celui qui vient conclure une merveille d’action collective des Bleus quatorze minutes plus tard, initiée par Matuidi, relayée par Digne et magnifiée par Martial. Celui aussi qui s’en va battre la défense allemande en contre à vingt minutes de la fin. Souvent, à Lyon et cette saison à Arsenal, Alexandre Lacazette a excellé dans ce genre de soirées : celles des tueurs. Pas chez les Bleus. Une anomalie, un boulet et un mystère à percer. Avant l’Allemagne, Didier Deschamps avait alors été voir le bonhomme pour le secouer : « Tu as beaucoup à prouver ce soir. Je te laisse l’occasion de commencer un grand match, prends ce que je te donne et montre... » Ce que l’attaquant d’Arsenal a fait. Avant de disparaître et de revenir enfin dans le cadre, ce lundi. Du moins, c'est ce qu'on pensait : après un échange avec le staff médical des Bleus, le voilà forfait à son tour. Terrible.

Le joueur hors cadre


Ce devait pourtant être son heure, enfin, lui qui a dévalé les marches dans la tête de Deschamps depuis le déplacement à Cologne. Pour revenir, il lui avait fallu attendre deux forfaits (Lemar, Martial) : difficile à saisir lorsqu'on sait ce que le buteur des Gunners réalise chaque week-end en Premier League depuis le début de saison. Interrogé en octobre, le premier entraîneur de France lui avait renvoyé dans les dents « la concurrence » d’un poste où Olivier Giroud est pourtant seul depuis plusieurs mois, tout en réaffirmant sa volonté féroce de ne pas faire éclater sa troupe de champions du monde. « Qu’il continue » , avait alors conclu Didier Deschamps, histoire d’écraser pour de bon un début de débat. Entre le sélectionneur et le buteur, le problème est une histoire d’images : convoqué pour la première fois chez les Bleus en juin 2013 pour une tournée en Amérique du Sud qui avait vu l’équipe de France se ramasser deux fois (contre l’Uruguay et le Brésil), Alexandre Lacazette avait à l’époque laissé le souvenir d’un joueur peu impliqué dans les séances. Rédhibitoire. La suite de l’histoire internationale de l’intéressé ? Une quinzaine de sélections, un petit but marqué contre le Danemark en mars 2015, mais surtout une incompréhension grandissante : un buteur marchant à l’environnement et au cadre, ça a rapidement coincé, Deschamps reprochant notamment au joueur son individualisme.


« Il faut savoir ce qu'on veut... »


Ainsi, au milieu de sa courbe de progression en club, Alexandre Lacazette a chuté, puis progressivement disparu. Lorsqu’il signe à Arsenal lors de l’été 2017, c’est pourtant pour Deschamps et les Bleus : sa première saison en Angleterre est irrégulière et le transforme en cible facile pour les fans des Gunners. Le train de la Coupe du monde 2018 part sans lui, Lacazette réfléchit, sait que son langage corporel peut devenir un handicap et répond dans L’Équipe : « Ce n’est pas de l’orgueil, mais je ne parviens pas complètement à me changer. Je sais que je dois faire attention, notamment vis-à-vis de mes coéquipiers, même si je fais cinq fois le bon appel et que le ballon ne vient pas. Mais bon, moi, ce n’est pas après le premier appel que je commence à râler, c’est quand ça fait un moment. (...) Les statistiques peuvent servir : elles montrent les ballons que je récupère, les courses, les sprints. Au fond, je pourrais avoir un langage corporel plus positif, mais récupérer moins de ballons, alors il faut savoir ce qu’on veut... »


En arrivant sur le banc d’Arsenal, Unai Emery savait justement ce qu’il voulait : installer Lacazette à la pointe de son 4-2-3-1, l’amener au niveau supérieur et booster pour de bon le joueur « complet » vanté récemment par Claude Puel. « Il a toujours eu la même qualité et un côté clinique dans la surface adverse, expliquait alors l’entraîneur français de Leicester, ancien coach du buteur tricolore à Lyon. Il a progressé dans les transitions sans le ballon, car au début de sa carrière, il était simplement concentré sur ses buts et ne travaillait pas pour l’équipe. » Exactement ce que Didier Deschamps lui a reproché pendant de nombreux mois et sur quoi Emery l’a déjà fait évoluer. Au-delà de sa feuille de stats – six buts et quatre passes décisives toutes compétitions confondues –, Alexandre Lacazette a retourné un début de saison passé sur le banc pour se déguiser en joueur d’équipe clé, indispensable dans le jeu vertical des Gunners, et en homme décisif : sa prestation à Fulham (1-5), début octobre, restera une copie référence de ces nombreuses évolutions. Ne pas voir son nom sur l’écran de la FFF jeudi dernier était une aberration : son retour chez les Bleus devait lui permettre d’effacer les vieilles images et de prouver à Deschamps qu’il est bien la pointe de système qui peut aider l’équipe de France à se construire un visage durable, et non construit sur un adversaire X et un jour Y. Finalement, le train passe une nouvelle fois, pour raison médicale : voilà Alassane Pléa avec une chance en or de foutre le désordre.



Par Maxime Brigand
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