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Lacazette : des sifflets et un malaise

L'attaquant de l'Olympique lyonnais est sorti sous les huées d'une partie du public du Stade de Gerland, samedi face à Rennes (1-2). Symbole d'un début de saison plus que compliqué pour l'attaquant international.

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Il faut remonter au 29 mars dernier pour trouver pareille image. Alexandre Lacazette, conspué par « son » public. Ce soir-là, l'attaquant lyonnais porte la tunique de l'équipe de France face au Danemark (2-0) dans l'antre de Geoffroy-Guichard, fief de l'AS Saint-Étienne, le rival historique de l'OL. Titularisé par Didier Deschamps, le buteur rhodanien est chahuté sur chacune de ses prises de balles par un public stéphanois qui réserve un accueil bien particulier à l'égard des Lyonnais d'origine ou d'adoption (Fekir, Benzema et Jallet essuient les mêmes sifflets). Bien décidé à ne pas se laisser faire, celui qui est alors meilleur buteur de Ligue 1 répond de la plus belle des manières en ouvrant le score à la vingtième minute d'une puissante reprise du pied droit. Jean-Michel Aulas glousse sur Twitter et en profite pour glisser un taquet de plus à ses meilleurs ennemis ligériens : « J'espère que les supporters stéphanois qui sifflent Alex ne vont pas revendiquer leur effet sur le but d'Alexandre, pur talent lyonnais. » Samedi contre Rennes (1-2), le président de l'OL devait rire jaune. Lui qui a récemment réussi à prolonger le contrat de son attaquant vedette de 24 ans jusqu'en 2019, voyait un Alexandre Lacazette remplacé à l'heure de jeu, quittant la pelouse tête basse, sous les huées d'une bruyante partie du public du stade de Gerland. Des sifflets discutables qui ont provoqué de vives réactions entre Rhône et Saône, mais qui restent loin d'être incompréhensibles.

L'imbroglio autour de la prolongation


Plus que les rumeurs Nkoulou, Belhanda, Darder, les départs de Clinton N'Jie et Farès Bahlouli ou les arrivées de Mathieu Valbuena et Mapou Yanga-Mbiwa, le mercato estival de l'Olympique lyonnais restera grandement marqué par le feuilleton Alexandre Lacazette. L'attaquant formé au club, courtisé notamment par le Paris Saint-Germain, Liverpool ou d'autres grandes écuries anglaises, aura mis près de trois mois avant de décider de prolonger son bail d'une année supplémentaire dans la capitale des Gaules. Un feuilleton définitivement clos le 8 août dernier dans les locaux d'OLTV, lors de l'annonce officielle d'un accord entre les deux parties où l'on retrouvait un Lacazette tout sourire posant aux côtés de Jean-Michel Aulas, Bernard Lacombe et Hubert Fournier. Une prolongation accueillie comme une forme de soulagement pour l'entraîneur lyonnais qui n'avait pas hésité à vivement recadrer son attaquant, pointant du doigt son manque d'implication et son comportement lors de la préparation.

« C'était d'abord important pour Alex afin qu'il passe à autre chose. Le staff subissait la situation, déclarait le technicien des Gones lors de la conférence de presse. Mais comme ce que l'on avait vu avec Nabil (Fekir) au moment de son choix de sélection, cela peut perturber un joueur. Le physique est important, mais la tête aussi. » Le principal intéressé déclarait quant à lui être « très content et fier de prolonger l'aventure avec l'OL. Cela a été long et compliqué, mais tout était clair dans la tête. » Lacazette poursuit : « J'ai toujours eu le souhait de rester au club en refusant toutes les offres. Après, c'était à mes conseillers de négocier au mieux de mes intérêts. » Et dans ce domaine, l'international français (8 sélections, 1 but) peut remercier son agent David Venditelli, qui lui aurait négocié un salaire avoisinant les 4,2 millions d'euros par an, faisant ainsi de son protégé le joueur le mieux payé de l'effectif lyonnais. Jean-Michel Aulas avait fait connaître le montant de son offre salariale à la mi-juin, une annonce qui avait fâché le clan Lacazette, vexé de voir ses futurs émoluments divulgués dans la presse. Un litige qui s'était soldé par un gel de courte durée dans les négociations autour de la prolongation.

Un comportement dérangeant sur le terrain


Mais aujourd'hui à Lyon, ce n'est pas tant le salaire proposé à Alexandre Lacazette qui agace. Le meilleur buteur de l'exercice 2014/2015 de Ligue 1 (27 réalisations) et son agent n'ont mis le couteau sous la gorge de personne et c'est bien Jean-Michel Aulas qui a proposé à son attaquant de doubler son salaire par rapport à la saison dernière. Cependant, cette politique de revalorisation salariale des jeunes pépites (Lacazette, Fekir, Tolisso, Lopes, Umtiti, Ferri) avec des salaires multipliés parfois jusqu'à six, inquiète certains observateurs de l'Olympique lyonnais. Car, si l'OL a pu se hisser vers les sommets du championnat la saison dernière en titillant le PSG jusqu'au mois de mai, c'est bien grâce à la capacité des jeunes Lyonnais à faire passer leurs intérêts après ceux du collectif. Ces craintes se sont renforcées lors des deux claques reçues face à Arsenal en amical fin juillet (6-0), puis lors du Trophée des champions à Montréal contre le Paris Saint-Germain (2-0). Alexandre Lacazette participe à l'intégralité de ces deux rencontres, livrant deux prestations transparentes. Surtout, l'attaquant lyonnais montre un visage peu reluisant lors de ces deux matchs. Râleur, désinvolte, sévère avec ses coéquipiers, le Lacazette version 2015/2016 n'a rien à voir avec celui qui a remporté le titre de meilleur joueur de Ligue 1 lors du précédent exercice.


Et la prolongation de contrat couplée à la reprise du championnat ne changent rien à la donne. Contre Lorient lors de la 1re journée (0-0), Lacazette retombe une nouvelle fois dans ses nouveaux travers et quitte même prématurément ses coéquipiers suite à une blessure au dos. Titularisé le week-end suivant à Guingamp, il est de nouveau transparent avant de céder sa place à Claudio Beauvue qui marquera le but de la victoire quelques minutes plus tard (0-1). Car oui, contrairement à la saison passée, la donne a changé. La concurrence sera plus rude en attaque chez les Gones. Avec l'arrivée de Mathieu Valbuena au milieu, Nabil Fekir est repositionné devant et luttera avec Lacazette et Beauvue, les deux Guadeloupéens de l'effectif, pour une place de titulaire dans le 4-4-2 losange d'Hubert Fournier. Samedi, face à Rennes, le technicien lyonnais décidait d'accorder une nouvelle chance au buteur maison. Mais Lacazette, diminué physiquement, a semblé perdu sur le terrain, ralentissant le jeu, pas assez juste dans ses transmissions, se limitant à quelques appels de balles, pêchant dans son replacement… La liste de reproches pourrait être bien plus longue. Alors quand son entraîneur a décidé de le remplacer à l'heure de jeu par Claudio Beauvue, une partie du public de Gerland ne l'a pas loupé. Une bronca digne de celle reçue dans le Chaudron en mars dernier. La plupart des supporters de l'OL présents dans les gradins de l'enceinte lyonnaise ou devant leur télévision n'en revenaient pas, mais oui, c'était bien Alexandre Lacazette, chouchou de Gerland depuis deux saisons qui sortait sous les huées. Impensable. Le capo des Bad Gones, principal groupe de supporters lyonnais, a bien tenté de corriger le tir en fustigeant les sifflets avant de lancer à pleins poumons le traditionnel chant à la gloire du buteur de l'OL, bien repris par le virage nord et salué par Lacazette qui s'est levé du banc pour applaudir et remercier les BG87, mais le mal était fait.

La C1 comme déclic ?


Interrogé sur ces sifflets en conférence de presse d'après-match, Hubert Fournier s'est montré lucide : « Ce n'est jamais facile de sortir sous les sifflets. Il doit comprendre, par rapport à ce qu'il a montré la saison dernière, que les gens sont très exigeants vis-à-vis de lui. Il manque de mobilité, peut-être à l'image de l'équipe, de générosité dans ses déplacements, dans ses efforts pour le collectif. Je pense que les sifflets sanctionnent plus cette léthargie plutôt que ce qu'il a pu rater. » Lacazette, quant à lui, s'est fendu d'un tweet posté quelques heures après le match dans lequel il explique avoir « envie et besoin d'être à 100% pour l'OL » avant de préciser qu'il « prendra le temps de soigner son dos pour revenir au top au plus vite » . Non, les supporters lyonnais ne sont pas en train de brûler ce qu'ils ont adoré, ils viennent simplement tirer les premières sonnettes d'alarme après une préparation catastrophique et un début de championnat mitigé (4 points sur 9 possibles) quelques semaines avant de retrouver la plus prestigieuse des compétitions européennes. Une Ligue des champions qui pourrait bien permettre à Lacazette de se remettre en jambes et de se réconcilier définitivement avec son public.

Par Maxime Feuillet
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